Accueil > Actualités > DOSSIERS > Burkina Faso : chronique des années Compaoré

Dernier ajout : 13 novembre.

Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (10)

 jeudi 13 novembre 2014

C’est devenu un rituel quelque peu ridicule. Désormais, dès qu’une crise émerge en Afrique, il y a afflux, là où ça va mal, d’un tas de gens qui sont sensés apporter des solutions. Les trois rois mages de la Cédéao, les présidents du Ghana, du Nigeria et du Sénégal ont été les premiers à accourir à Ouagadougou.
Compréhensible. Ce sont trois pays membres de la Cédéao dont John Dramani Mahama est l’actuel président. Macky Sall a d’ailleurs été nommé facilitateur de la Cédéao pour la crise burkinabè. Il y a là, (...)

Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » a-t-il se désintégrer ? (9)

 mercredi 12 novembre 2014

Le cadre est défini. Reste à mettre une photo dans le cadre. Et ce n’est pas le plus simple. Même si tout le monde est « conscient de l’urgence ». Ce sont les mots du préambule de « l’avant-projet de charte de la transition ». 24 articles qui ont tous été adoptés de manière consensuelle par l’AG qui a planché toute la journée du samedi 9 novembre 2014. Une AG composée de tous ceux qui, ayant peur du vide (et plus encore de l’armée), se sont empressés de se retrouver pour définir ce qu’ils pensent être le (...)

Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (8)

 dimanche 9 novembre 2014

Ce n’est vraiment pas de chance pour la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Alors que sa mission est de promouvoir l’intégration économique, la voilà confinée depuis quelques années dans la résolution de crises politiques majeures. Le dossier de la « crise malienne » n’est pas encore bouclé (loin de là, même s’il donne le sentiment d’être enterré dans les sables du Nord-Mali), c’est la « crise burkinabè » qui occupe les chefs d’Etat de la région.
Coup de chance pour Blaise Compaoré : Alassane (...)

Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (7)

 vendredi 7 novembre 2014

Une semaine sans Blaise Compaoré. Déjà ! Le devenir du Burkina Faso nouveau est toujours virtuel ; mais, peu à peu, la situation se décante. Dans le dialogue et la concertation. De manière « inclusive » bien sûr puisque ce mot fait désormais « partie intégrante » de tous les discours en Afrique francophone. Si le « changement, c’est maintenant », il est bien évident qu’il ne sera pas probant rapidement.
Depuis le 15 octobre 1987, Blaise était au pouvoir. Ce qui signifie que les personnalités de premier plan (...)

Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (6)

 vendredi 7 novembre 2014

C’était au lendemain des « mutineries » de 2011. Interrogé par France 24 au sujet de Blaise Compaoré, j’avais dit alors qu’il y avait deux lectures de cet homme. D’abord, un militaire de carrière, communiste marxiste-léniniste, révolutionnaire, putschiste, ayant participé pendant plusieurs années à un Etat d’exception, qui s’est emparé du pouvoir à la suite de l’assassinat de son ami Sankara ; et s’y était maintenu en faisant exécuter ses autres amis : Zongo et Lingani, tous deux également militaires.
Depuis, (...)

Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (5)

 mercredi 5 novembre 2014

Crise ivoiro-ivoirienne et crise malienne ces dernières années ; il y a eu les crises au Niger, au Sénégal et ailleurs. Hissène Habré est à Dakar depuis une éternité en attente d’un hypothétique procès. Tandja, après deux mandats sans faute, s’est planté en voulant aller au-delà de la limite fixée. Gbagbo est à La Haye. Karim Wade, le fils de l’ancien président sénégalais, est emprisonné à Dakar.
’est à Dakar aussi que Amadou Toumani Touré s’est réfugié après avoir été viré du pouvoir. Et voilà que ce que l’on (...)

Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (4)

 mardi 4 novembre 2014

Au Burkina Faso, la société civile et les partis d’opposition n’ont cessé de « marcher » contre le pouvoir en place et, à la fin, c’était toujours l’armée qui gagnait. Cette observation, cette fois, pourrait ne pas être vérifiée. Certes, c’est le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida qui a été porté par l’armée à la tête du pays, mais pour une « transition démocratique apaisée ».
C’est lui qui l’a dit dans son premier message (cf. LDD Burkina Faso 0441/Lundi 3 novembre 2014) ; mais c’est aussi le mot d’ordre de (...)

Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (3)

 mardi 4 novembre 2014

Voilà que le Burkina Faso retourne au chaos ; celui de la Haute-Volta ! Ce qui, pourtant, n’autorise personne à affirmer : « Moi ou le chaos ! ». En 1991, Frédéric Guirma avait écrit « Comment perdre le pouvoir ? Le cas de Maurice Yaméogo »*. Une suite peut être publiée avec « le cas de Blaise Compaoré ».
Dans son livre, Guirma évoquait ces journées des 3-4 janvier 1966 où une « insurrection populaire sur fond de grève générale », avait contraint le président Yaméogo a démissionner et où l’armée avait pris (...)

Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (2)

 samedi 1er novembre 2014

Trois ans après les mutineries de 2011 voilà qu’une « insurrection » (mot qui revient en boucle dans les reportages radio-télé français) met par terre un régime que l’on pensait solidement ancré ; et qui devait le penser aussi. La réforme constitutionnelle, depuis des années, est un sujet de discorde entre les gouvernants et les opposants ; elle a même été l’opportunité, pour l’opposition, de mobiliser la population des deux grands villes du pays, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
Une mobilisation large, très (...)

Jusqu’où le « Pays des hommes intègres » va-t-il se désintégrer ? (1)

 samedi 1er novembre 2014

Si tant est que ceux qui ont un attachement particulier pour le Burkina Faso ait pu dormir dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 octobre 2014, ils se réveillent ce matin avec la gueule de bois. Et le sentiment d’un immense gâchis. D’autant plus immense que le drame que vivent aujourd’hui les Burkinabè était annoncé.
En ce matin du vendredi 31 octobre 2014, nul ne sait ce qui peut advenir du Burkina Faso et nul ne peut se réjouir (y compris dans les rangs de l’opposition la plus radicale à Blaise (...)

Compaoré dresse le portrait de Blaise en homme « sûr de lui » mais pas « dominateur ».

 jeudi 17 juillet 2014

L’interview de Blaise Compaoré, président du Faso, est un exercice difficile. Il s’est exprimé régulièrement au temps de la post-« Révolution », autrement dit la « Rectification » puis le « Front populaire ». Avec réticences (ce n’est pas un exercice qu’il apprécie) mais conscient qu’il fallait expliquer son action et dire là où il voulait aller et comment y aller. Depuis que les institutions sont en place et que le pouvoir s’est exilé à Ouaga 2000, la parole présidentielle est devenue rare.
L’événement est (...)

Blaise Compaoré : Le sénat sera mis en place et le peuple sera consulté sur l’article 37

 vendredi 13 décembre 2013

Au lendemain de la fête du 11 décembre, le Président du Faso s’est exprimé depuis Dori devant un parterre de journalistes ce jeudi matin. Un entretien sans tabous.
La fête du 11 décembre à Dori s’est clôturé hier par un feu d’artifices et la remise du prix de la meilleure œuvre journalistique.
Ce jeudi matin, le Président Blaise Compaoré a tenu à répondre aux questions des journalistes présents sur place en leur accordant une heure de temps avant de repartir pour la capitale.
« Il y a un large consensus (...)

Les « Assises nationales » au Burkina Faso : Un an après… (3/3)

 dimanche 16 décembre 2012

Un an après les « Assises nationales », le Burkina Faso a réalisé un exercice en vraie grandeur : les « élections couplées » du 2 décembre 2012. Les premières depuis la « grande peur » de 2011. Les premières pour le CDP présidentiel depuis le congrès du parti qui avait vu Assimi Kouanda, directeur de cabinet du président du Faso, en prendre les commandes dans le cadre d’un renouvellement de l’équipe dirigeante. Election des députés et des conseillers municipaux : un déplacement ; deux votes.
Si Ouaga ne (...)

Les « Assises nationales » au Burkina Faso. Un an après… (2/3)

 vendredi 14 décembre 2012

Luc Adolphe Tiao, Premier ministre du Burkina Faso, ouvrant les travaux des « Assises nationales », voici un an (mercredi 7 décembre 2012), avait voulu que les participants soient « habités par une même volonté à poursuivre le dialogue qui nous rassemble lorsqu’il s’agit de l’avenir politique, économique et social de notre pays ; c’est aussi d’être capables de transcender nos clivages et divergences pour nous accorder sur ce qui apparaît fondamentalement essentiel ; c’est enfin celui d’être toujours prêts (...)

Les « Assises nationales » au Burkina Faso. Un an après… ! (1/3)

 jeudi 13 décembre 2012

Il y a un an, le mercredi 7 décembre 2011, 1.510 citoyens burkinabè se réunissaient dans l’enceinte du Palais des sports de Ouaga 2000. Il s’agissait d’examiner et d’adopter, « en toute souveraineté », les propositions du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP).
Le CCRP, qui rassemblait des représentants des partis de l’opposition et de la majorité, des religieux, des coutumiers ainsi que des membres de la société civile, s’était réuni du 23 juin au 14 juillet 2011, et avait pour tâche de (...)

« Légitimité, responsabilité, confiance, disponibilité ». Blaise Compaoré égrène ses (réelles) qualités et pourtant, en ce moment, cela ne semble plus suffire !

 vendredi 1er avril 2011

Jeudi 31 mars 2011. Courriel lu aux premières lueurs de l’aube (française) : « Il est 23 h 39 ici, et depuis près d’une heure on entend des coups de feu vers Ouaga 2000 et dans notre zone. J’ai très peur pour mon pays ». Depuis quelques semaines déjà, les Burkinabè jouaient à se faire peur ; c’est ce que j’avais pensé d’abord. Les « révoltes arabes » mettaient le feu aux poudres en Afrique du Nord et au Proche-Orient et des flammèches pouvaient retomber, ici et là, au-delà du Sahara.
Il y a eu d’abord la mort (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (Fin)

 mercredi 30 novembre 2005

Le dimanche 13 novembre 2005 la présidentielle oppose Blaise Compaoré, candidat sortant, à onze autres responsables politiques burkinabè. Le Conseil constitutionnel a recalé (pour des raisons "techniques" et non politiques) deux candidatures : celle de Boukary Kaboré, dit le "Lion du Bulkiemdé" et de Ferdinand Frédéric Guirma dit "Son excellence".
L’un et l’autre sont des personnalités notables de la scène politique burkinabè même si elles n’y jouent plus aucun rôle depuis de longues années. Kaboré est (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (32)

 mardi 29 novembre 2005

Une année 2004 exceptionnelle redonnait confiance à tous au Burkina Faso. J’avais pu le constater à l’occasion des deux séjours que j’y avais effectués cette année-là. Le pays suscitait un réel intérêt dans le monde non pas seulement pour son "exotisme" ou ses manifestations les plus médiatisées : le Fespaco et le SIAO (critère de référence : Fespaco figure dans le dictionnaire des sigles utilisé par la rédaction du quotidien Le Monde ; ce qui n’est pas le cas du SIA 0).
Ainsi, à l’occasion de la réception, (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (31)

 lundi 28 novembre 2005

Je séjourne une nouvelle fois au Burkina Faso, du 15 au 23 octobre 2004. Entre deux événements majeurs. Le Sommet extraordinaire de l’Union africaine consacré à l’emploi et à la lutte contre la pauvreté (8-9 septembre 2004) et le Xème Sommet de la Francophonie (26-27 novembre 2004).
J’ai pu, cette fois encore, m’entretenir longuement avec le président Blaise Compaoré. Mais également avec plusieurs de ses ministres dont Djibrill Bassolé (Sécurité) et Yéro Boly (Défense). Nous avons pu faire un large tour (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (30)

 vendredi 25 novembre 2005

La "visibilité" est le mot-clé de toutes les conversations que j’ai eues lors de mon séjour à Ouagadougou au "printemps" 2004. Cette "visibilité" n’a de sens que s’il y a accessibilité. Là encore, pas grand chose à dire. La communication, si elle n’est pas toujours parfaite, est de bonne volonté. Plus encore, il n’est pas un responsable qui soit cadenassé dans son ministère et refuse de dialoguer.
Il faut, plus encore, la crédibilité qui suppose la compétence. Sur ce point, le Burkina Faso vient en tête (...)

Pages : 0 | 20 | 40

  Météo
  A la une de la presse
  Caricatures
  PMU'B
PMU'B

TIERCE DU 17/12/2014

9 - 4 - 15 NP : 07

ORD : 121 000F
DES :23 000F
C V : 11 500F
C G : 8 500 F
C P A : 3 000F
C P B : 21 500F
C P C : 21 500F

Conseil des Ministres depuis 2004
  Pharmacies de garde
Aéroport de Ouagadougou horaires

Suivez Lefaso.net
sur le WEB


Déjà 30 000 abonnés !

Lefaso.net
sur Facebook


Suivez
@lefaso_net
sur Twitter



LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2014 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés