Accueil > Actualités > DOSSIERS > Burkina Faso : chronique des années Compaoré

Dernier ajout : 17 juillet.

Compaoré dresse le portrait de Blaise en homme « sûr de lui » mais pas « dominateur ».

 jeudi 17 juillet 2014

L’interview de Blaise Compaoré, président du Faso, est un exercice difficile. Il s’est exprimé régulièrement au temps de la post-« Révolution », autrement dit la « Rectification » puis le « Front populaire ». Avec réticences (ce n’est pas un exercice qu’il apprécie) mais conscient qu’il fallait expliquer son action et dire là où il voulait aller et comment y aller. Depuis que les institutions sont en place et que le pouvoir s’est exilé à Ouaga 2000, la parole présidentielle est devenue rare.
L’événement est (...)

Blaise Compaoré : Le sénat sera mis en place et le peuple sera consulté sur l’article 37

 vendredi 13 décembre 2013

Au lendemain de la fête du 11 décembre, le Président du Faso s’est exprimé depuis Dori devant un parterre de journalistes ce jeudi matin. Un entretien sans tabous.
La fête du 11 décembre à Dori s’est clôturé hier par un feu d’artifices et la remise du prix de la meilleure œuvre journalistique.
Ce jeudi matin, le Président Blaise Compaoré a tenu à répondre aux questions des journalistes présents sur place en leur accordant une heure de temps avant de repartir pour la capitale.
« Il y a un large consensus (...)

Les « Assises nationales » au Burkina Faso : Un an après… (3/3)

 dimanche 16 décembre 2012

Un an après les « Assises nationales », le Burkina Faso a réalisé un exercice en vraie grandeur : les « élections couplées » du 2 décembre 2012. Les premières depuis la « grande peur » de 2011. Les premières pour le CDP présidentiel depuis le congrès du parti qui avait vu Assimi Kouanda, directeur de cabinet du président du Faso, en prendre les commandes dans le cadre d’un renouvellement de l’équipe dirigeante. Election des députés et des conseillers municipaux : un déplacement ; deux votes.
Si Ouaga ne (...)

Les « Assises nationales » au Burkina Faso. Un an après… (2/3)

 vendredi 14 décembre 2012

Luc Adolphe Tiao, Premier ministre du Burkina Faso, ouvrant les travaux des « Assises nationales », voici un an (mercredi 7 décembre 2012), avait voulu que les participants soient « habités par une même volonté à poursuivre le dialogue qui nous rassemble lorsqu’il s’agit de l’avenir politique, économique et social de notre pays ; c’est aussi d’être capables de transcender nos clivages et divergences pour nous accorder sur ce qui apparaît fondamentalement essentiel ; c’est enfin celui d’être toujours prêts (...)

Les « Assises nationales » au Burkina Faso. Un an après… ! (1/3)

 jeudi 13 décembre 2012

Il y a un an, le mercredi 7 décembre 2011, 1.510 citoyens burkinabè se réunissaient dans l’enceinte du Palais des sports de Ouaga 2000. Il s’agissait d’examiner et d’adopter, « en toute souveraineté », les propositions du Conseil consultatif sur les réformes politiques (CCRP).
Le CCRP, qui rassemblait des représentants des partis de l’opposition et de la majorité, des religieux, des coutumiers ainsi que des membres de la société civile, s’était réuni du 23 juin au 14 juillet 2011, et avait pour tâche de (...)

« Légitimité, responsabilité, confiance, disponibilité ». Blaise Compaoré égrène ses (réelles) qualités et pourtant, en ce moment, cela ne semble plus suffire !

 vendredi 1er avril 2011

Jeudi 31 mars 2011. Courriel lu aux premières lueurs de l’aube (française) : « Il est 23 h 39 ici, et depuis près d’une heure on entend des coups de feu vers Ouaga 2000 et dans notre zone. J’ai très peur pour mon pays ». Depuis quelques semaines déjà, les Burkinabè jouaient à se faire peur ; c’est ce que j’avais pensé d’abord. Les « révoltes arabes » mettaient le feu aux poudres en Afrique du Nord et au Proche-Orient et des flammèches pouvaient retomber, ici et là, au-delà du Sahara.
Il y a eu d’abord la mort (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (Fin)

 mercredi 30 novembre 2005

Le dimanche 13 novembre 2005 la présidentielle oppose Blaise Compaoré, candidat sortant, à onze autres responsables politiques burkinabè. Le Conseil constitutionnel a recalé (pour des raisons "techniques" et non politiques) deux candidatures : celle de Boukary Kaboré, dit le "Lion du Bulkiemdé" et de Ferdinand Frédéric Guirma dit "Son excellence".
L’un et l’autre sont des personnalités notables de la scène politique burkinabè même si elles n’y jouent plus aucun rôle depuis de longues années. Kaboré est (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (32)

 mardi 29 novembre 2005

Une année 2004 exceptionnelle redonnait confiance à tous au Burkina Faso. J’avais pu le constater à l’occasion des deux séjours que j’y avais effectués cette année-là. Le pays suscitait un réel intérêt dans le monde non pas seulement pour son "exotisme" ou ses manifestations les plus médiatisées : le Fespaco et le SIAO (critère de référence : Fespaco figure dans le dictionnaire des sigles utilisé par la rédaction du quotidien Le Monde ; ce qui n’est pas le cas du SIA 0).
Ainsi, à l’occasion de la réception, (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (31)

 lundi 28 novembre 2005

Je séjourne une nouvelle fois au Burkina Faso, du 15 au 23 octobre 2004. Entre deux événements majeurs. Le Sommet extraordinaire de l’Union africaine consacré à l’emploi et à la lutte contre la pauvreté (8-9 septembre 2004) et le Xème Sommet de la Francophonie (26-27 novembre 2004).
J’ai pu, cette fois encore, m’entretenir longuement avec le président Blaise Compaoré. Mais également avec plusieurs de ses ministres dont Djibrill Bassolé (Sécurité) et Yéro Boly (Défense). Nous avons pu faire un large tour (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (30)

 vendredi 25 novembre 2005

La "visibilité" est le mot-clé de toutes les conversations que j’ai eues lors de mon séjour à Ouagadougou au "printemps" 2004. Cette "visibilité" n’a de sens que s’il y a accessibilité. Là encore, pas grand chose à dire. La communication, si elle n’est pas toujours parfaite, est de bonne volonté. Plus encore, il n’est pas un responsable qui soit cadenassé dans son ministère et refuse de dialoguer.
Il faut, plus encore, la crédibilité qui suppose la compétence. Sur ce point, le Burkina Faso vient en tête (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (29)

 jeudi 24 novembre 2005

A la fin du mois de juin 2004, je suis retourné au Burkina Faso pour une dizaine de jours. Ma dernière visite remontait à février 2003, au lendemain des accords de Marcoussis alors que le Burkina Faso tentait d’échapper à la prééminence de la question iroivienne dans sa vie politique.
Rapatriement d’une (infime) partie de la population burkinabè de Côte d’Ivoire, déconcentration des exportations et des importations burbinabè par les ports de Téma, Lomé et Cotonou, redéploiement des investissements des (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (28)

 mercredi 23 novembre 2005

2004 promettait d’être remarquable pour le Burkina Faso. Il allait accueillir le Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l’emploi et la lutte contre la pauvreté puis le Xème Sommet de la Francophonie. Je ne pouvais m’empêcher de penser que 1998 avait été, également, remarquable. Et s’était achevée dans le chaos.
Je croise donc les doigts. D’autant plus fort que la situation en Côte d’Ivoire est dramatique. Ouaga en subit le contre-coup économique et social mais également l’impact militaire. Abidjan (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (27)

 mardi 22 novembre 2005

L’irruption de la crise ivoirienne dans la vie politique et diplomatique du Burkina Faso était un risque majeur de déstabilisation du pays. Il s’agissait, pour les autorités de Ouagadougou, de maintenir le dialogue avec Abidjan sans le rompre avec la population burkinabè qui, encouragée par l’oppostion, était de plus en plus excédée par les actions menées contre la population "étrangère" en Côte d’Ivoire, les intérêts diplomatiques et économiques burkinabè.
Dans le même temps, les organisations des droits (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (26)

 jeudi 17 novembre 2005

Quand les "mutins" se soulèvent, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, contre le pouvoir en place à Abidjan, le Burkina Faso se retrouve en première ligne. Non pas militairement mais diplomatiquement d’une part, politiquement d’autre part.
Le président Blaise Compaoré est mis en cause, violemment, par l’entourage du président Laurent Gbagbo ; et la communauté "burkinabè" (autrement dit les "étrangers" et les "porteurs de boubou ") va être la cible des "milices" qui rapidement se mettent en place (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (25)

 mercredi 16 novembre 2005

Dominique de Villepin, pour sa première visite sur le continent africain en tant que ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie, s’est entretenu, dans la même journée (21 juillet 2002), avec les présidents Blaise Compaoré et Laurent Gbagbo. A Ouagadougou tout d’abord ; à Yamoussoukro ensuite.
Objectif : rechercher les voies et moyens de calmer le jeu politique en Côte d’Ivoire et le jeu diplomatique entre Ouaga et Abidjan. Il s’agissait aussi, pour le ministre français, (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (24)

 mardi 15 novembre 2005

"L’affaire Zongo" avait provoqué la mise en quarantaine du président Blaise Compaoré par la communauté internationale. Le Burkina Faso paraissait avoir renoué avec ses vieux démons du temps de la Révolution où la violence l’emportait sur la politique.
Mais il fallait se rendre à l’évidence : Ouagadougou gérait, aussi convenablement que cela était possible dans un contexte très particulier, cette "affaire Zongo" et alors que la situation, en Afrique de l’Ouest, ne cessait de se dégrader (compte tenu, tout (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (23)

 mardi 8 novembre 2005

S’il est une chose que l’on déteste en pays mossi, c’est l’irruption de l’international dans la vie quotidienne. La crise ivoirienne, suscitée par la mauvaise gestion des affaires politiques sous la présidence de Henri Konan Bédié qui a pensé trouver dans "l’ivoirité" le catalyseur à toutes ses craintes (dont celle de voir Alassane Dramane Ouattara s’imposer comme son challenger politique) va dégénérer.
La chute de Bédié, le 24 décembre 1999, conduit certains leaders politiques ivoiriens à mettre en cause (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (22)

 lundi 7 novembre 2005

Juillet 1999. Le président Blaise Compaoré va rendre son tablier de président de l’OUA à l’occasion du sommet des chefs d’Etat organisé à Alger où Abdelaziz Bouteflika a récemment accédé au pouvoir (avril 1998). Le volontarisme et l’activisme diplomatique de Compaoré aura été dérangeant pour une classe politique africaine qui entend ronronner à l’ombre de ses privilèges.
Sa présidence de l’OUA aura été un vrai parcours du combattant. Et ses pairs ne lui ont pas facilité la tâche, n’hésitant pas, quand Compaoré (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (21)

 jeudi 3 novembre 2005

"L’affaire Zongo" va empoisonner les relations franco-burkinabè pendant bien des années. Son traitement par la presse française (et, plus encore, par la presse panafricaine) va m’exaspérer. Je ne suis pas dupe : il s’agit là, pour beaucoup, d’un joli fonds de commerce.
Norbert Zongo ne manquait pas de sponsors ; il n’était pas qu’un journaliste d’investigation mais un patron de presse qui disposait de moyens... et de relations ; avec ce que cela implique : il ne roulait pas que pour son journal. Cela (...)

Chronique de la métamorphose du Burkina Faso de Blaise Compaoré (20)

 mardi 1er novembre 2005

"Un avenir tranquille". C’est ce que promettait le candidat à la présidentielle du dimanche 15 novembre 1998, Blaise Compaoré. Il ne va pas falloir longtemps pour que le chef de l’Etat burkinabè, réélu pour un nouveau septennat, voit s’abattre sur lui les "sept plaies de l’Egypte ".
La presse internationale, depuis plusieurs années, en avait fait le "chouchou" de Paris et l’expression africaine de la "bonne gouvernance", "Le Burkina Faso reste un des pays les plus pauvres de la planète, menacé par les (...)

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4+1 DU 14/09/2014

18 - 10 - 12 - 5 - 1 NP :00

ORD :Néant
DES :978 000F
BON : 34 000 F
C G : 46 500 F
C P A : 14 000F
C P B : 10 000 F
C P C : 4 500F


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