Daouda qui voulait mourir pour ne pas être le dindon de la farce des autres commerçants, sinon de tout son quartier, l’a échappé bel. La honte qui est ici le moteur de son action, était une référence hier. En effet, la honte (quelle que soit sa cause) autrefois était une préoccupation communautaire. Des personnes ressources préféraient la mort que de faire face à une certaine honte donnée. Dans certains cas de figures, les confidents des personnes qui se trouvaient dans des situations compromettantes, jouaient un rôle capital pour éviter le pire. De nos jours, ce qui pouvait engendrer la mort à cause d’une honte, est peu préoccupante, sinon ne l’est plus. Autrement dit, la honte ne fait plus mourir aujourd’hui.
Quelques coutumiers exceptés. Même si la honte n’est plus une préoccupation sous nos cieux, le fait d’avoir un confident demeure capital pour la société, sinon pour chaque individu. Un homme qui vit sans un (e) confident (e), est un danger pour soi-même, voire pour toute sa communauté. Souvent, la vie ici bas devient un dilemme pour nous. Mais quand on a quelqu’un à qui se confier, des situations qui semblent insurmontables, peuvent se résoudre facilement grâce à nos confidents. Un confident n’est pas forcément notre conjoint ou notre conjointe. Mais dans le cas d’un couple, il est conseillé que les conjoints aient la confiance de pouvoir partager des situations même des plus critiques.
Malheureusement, le manque du sérieux autour des unions conjugales, fait que le foyer n’est plus une référence en la matière. Mais à défaut du couple, que chacun travaille à avoir un être dans sa vie, à qui il peut se confier en cas de besoin. Il ne faut jamais pour quelle que raison soit-elle, être renfermé sur soi-même. Pour la prochaine vision, nous marquerons une halte sur les débiteurs des défunts et vice-versa.
Souro DAO (daosouro@yahoo.fr )
L’Express du Faso


