Soumane Touré : Une colère justifiée, mais …

samedi 24 novembre 2012

Jeudi 21 novembre 2012 à l’image de bien de Burkinabè, j’étais assis devant mon téléviseur pour suivre « une heure pour convaincre », l’un des concepts élaborés par le Conseil supérieur de la communication (CSC), dans le cadre des élections couplées de 2012. Pour un débat, l’on peut dire que la majorité des participants étaient à la hauteur.

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Soumane Touré : Une colère justifiée, mais …

Mais vous comprendrez aisément que c’est la prestation de Soumane Touré, le patron du PIT-J qui me fait réagir. Et pour cause. Remettons d’abord les choses dans leur contexte. En pleines discussions, Soumane Touré, ex-leader syndical et ex-député à l’Assemblée nationale, hausse le ton face aux journalistes qui l’interrogent.

Menaçant de quitter le plateau, il joint l’acte à la parole en se levant de sa chaise. Finalement c’est le représentant de l’UPC, Louis Armand Ouali, son ami et grand-frère de 50 ans, selon ses propres mots, qui parviendra à le retenir et à le faire asseoir à nouveau. Cette attitude, cette campagne dans la campagne, appelle de ma part deux observations.

La première, c’est que Soumane Touré a affectivement raison. Il s’agit bien d’élections législatives (et municipales) et dont les enjeux doivent être recentrés pour ne pas se perdre dans des développements hasardeux. Or, nous y sommes effectivement.

Sinon comment comprendre qu’un candidat à la députation promette de construire des routes, des barrages, des écoles, des centres de santé… Après quoi il viendra se plaindre d’être l’objet de sollicitations de la part des populations. Pour enfin exiger rubis sur ongle une retraite dorée et grasse ! De ce que je sais, moi, le député a trois missions essentielles : Contrôler l’action du gouvernement, voter la loi et consentir l’impôt.

La deuxième remarque, c’est l’opportunité même pour Soumane Touré de tenter la politique de la chaise vide ou « vidée ». C’est à se demander s’il ne prêche pas dans le désert, quand on voit que quasiment tous les partis se sont embarqués dans cette ‘’présidentialisation’’ à outrance de la campagne. Peut-être aurait-il été plus judicieux que tous, partis politiques et organes de presse, s’entendent avant le démarrage de la campagne, afin de mieux se comprendre.

Enfin je pense que le fait même que ces élections se tiennent deux ans après la présidentielle n’est pas sans poser de problème. Cela entraîne à coup sûr un décalage de perception dont on aurait pu faire l’économie.

J.SOME
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