Il faut dire que cet acte vise également à renforcer les capacités d’accueil de ces campus pour répondre aux exigences internationales qu’impose de plus en plus le système LMD. Dans la même dynamique de réhabilitation et de renouveau du monde universitaire, les autorités ont pris soin de rebaptiser les campus. Les travaux de réhabilitation en termes financiers ont sans doute coûté plusieurs milliards de francs CFA.
C’est dire que c’est avec un réel intérêt et pour le bien de toute la Côte d’Ivoire que le président actuel, et son ministre des Enseignements supérieurs et de la Recherche scientifique ont engagé autant d’investissements. C’est pourquoi, cette réouverture est placée sous le « sceau du départ nouveau » qui, certainement va permettre à la Côte d’Ivoire d’avoir des élites bien formées et capables de gouverner le pays d’Houphouët-Boigny. Comparaison n’est pas raison, mais la réalité burkinabè n’est pas loin de celle ivoirienne. Des crises successives ont engendré des courses contre la montre pour boucler chaque année universitaire.
Ce qui fait que les nouveaux bacheliers et les étudiants ne savent plus où mettre la tête dans les universités de Ouagadougou et de Koudougou. Toutes les tentatives pour rétablir une année académique normale ont échoué jusqu’à présent. Il serait donc judicieux de regarder du côté de la Côte d’Ivoire pour « repartir de zéro ». Sinon, les années se suivront et se ressembleront au pays des hommes intègres. Des étudiants continueront à refuser l’accès des portes du campus à leurs petits frères et sœurs pour espérer terminer des années sans début ni fin.
Zanga Souleymane DAO (zangasouleydao@yahoo.fr)
L’Express du Faso


