Un militaire qui abat sa bonne, des taximen qui exigent la libération de leurs camarades détenus... Le Burkina connaît un rythme soutenu d’événements qui troublent l’ordre public et menacent la paix sociale. Mais pour le porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, il faut que les Burkinabè apprennent à faire confiance aux institutions de la République pour la manifestation de la vérité. “Que gagnerait la justice en protégeant un individu au détriment de la paix sociale ?” s’est interrogé le ministre de la Communication. A l’en croire, depuis la crise de 2011, il y a une évolution en matière de transparence et de gouvernance. C’est du reste ce qui explique les points de presse quasi hebdomadaires de l’exécutif pour communiquer sur les actions gouvernementales.
Le jeudi 14 juin, les journalistes étaient face aux ministres de l’Environnement, Jean Couldiaty, et des Ressources animales, Jérémie Ouédraogo. L’intervention du chef du département de l’Environnement et du Développement durable a porté essentiellement sur les politiques en la matière et le sommet de Rio, au Brésil le 20 juin prochain. On retiendra, d’une part, que le Burkina Faso a consacré des efforts dans la mise en place d’institutions et de textes législatifs sur les questions environnementales. Cela a d’ailleurs valu l’élection de notre pays au sein de la Commission pour le développement durable de l’ONU. Mais les comportements de l’homme sapent les bonnes intentions et de l’avis du Pr Jean Couldiaty, il faut continuer à sensibiliser les populations d’où l’introduction de l’éducation environnementale dans les programmes scolaires.
D’autre part, le ministre estime que contrairement à ce que beaucoup pensent, Rio+20 ne sera ni un sommet de plus ni un échec. “Le simple fait que des pays du monde se retrouvent pour discuter est déjà une victoire”, a déclaré Jean Couldiaty qui a poursuivi en indiquant que les Etats ont chacun produit des rapports consensuels avant la rencontre du Brésil qui serviront de base d’échanges.
Un environnement sécurisé pour un élevage productif
Si des mesures sont prises pour un environnement sain au Burkina Faso, cela fait l’affaire du secteur de l’élevage qui peut se développer. Et dans le domaine, le ministre Jérémie Ouédraogo a de grands projets tels que la création d’une usine de production de 30 000 litres de lait par jour avec des activités connexes à développer telles que la commercialisation et la distribution, l’abattoir frigorifique de Bobo-Dioulasso pour exporter de la viande, le renforcement des capacités des acteurs, l’amélioration de la compétitivité des produits d’animaux, la sécurisation et la gestion durable des ressources pastorales. A entendre le ministre des Ressources animales, il y a de l’espoir pour ce secteur si le contexte et l’environnement en sont favorables.
Adama Ouédraogo Damiss
L’Observateur Paalga



