Burkina : les nouveaux prix des passeports et visas sont entrés en vigueur

lundi 5 juillet 2010

A partir du 1er juillet 2010, les nouveaux coûts des passeports et des visas d’entrée au Burkina sont entrés en vigueur, conformément au décret pris par le ministère de l’Economie et des finances, le 3 mars 2010. Le commissaire de police Ousmane Sawadogo, en charge du service de la division de la migration a confié à l’équipe de Fasozine.com, le 1er juillet dernier, que l’affluence que connaissaient, ces derniers jours, les locaux où se délivrent ces documents, a fait place à une certaine accalmie, due sans doute à l’entrée en vigueur de cette nouvelle tarification.

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Fasozine.com : On constate une relative accalmie au sein de vos services. Cela est-il dû à l’entrée en vigueur, ce jeudi 1er juillet 2010, du changement de tarification ?

Commissaire Ousmane Sawadogo : Nous avons, effectivement, connu une grande affluence ces derniers jours. Cela ne nous a pas surpris. Nous avions pris toutes les dispositions pour satisfaire la demande. Nous avons enregistré plus de 300 demandes de passeports par jour. Avec le changement intervenu ce matin (jeudi 1er juillet, ndlr), l’affluence a considérablement baissé. Nous avons commencé l’application des nouveaux tarifs ce matin. Comme les gens avaient été bien informés, sur les nouveaux tarifs, nous n’avons pas rencontré de problème particulier. Dans les jours à venir nos services seront de nouveau pris d’assaut par les citoyens à la recherche de visas ou de passeport.

En la matière, rencontrez-vous des difficultés particulières dans la délivrance des passeports et visas ?

Des citoyens se présentent régulièrement avec des documents erronés. Il faut leur expliqué et souvent les orienter vers les bonnes adresses. Nous sommes parfois confrontés aussi au problème des intermédiaires. Ces derniers usent par moment de la naïveté des demandeurs de passeport ou de visas. Et il n’est pas rare des voir des gens défiler à longueur de journée devant nos services, parce qu’ils ont été grugés par un intermédiaire. Très souvent les gens aussi ne prennent pas le temps de venir se renseigner sur les documents à fournir et nous présentent par moment des dossiers incomplets.

Il est aussi question d’individus qui mettent à la disposition des citoyens de faux documents qui leur faciliteraient l’obtention du passeport…

Notre formation de base nous permet de déceler les documents qui proviennent des faussaires. Dans ce sens, nous nous sommes référés plusieurs fois aux commissariats d’arrondissement de police de la ville. C’est pour contrer ces faussaires que l’Etat met à la disposition des citoyens des documents infalsifiables. Cela a un coût et c’est, ce qui justifie en partie la révision des tarifs. Les passeports délivrés par nos services répondent aux normes internationales et sont très fiables. En ce qui concerne les faussaires nous demandons la collaboration des populations, pour lutter contre eux. Nous sensibilisons, conseillons et orientons les demandeurs pour leur faciliter la tâche. Mais certains ne sont pas très coopératifs.

C’est pourquoi nous souhaitons que les citoyens évitent au maximum les intermédiaires. Il y a des délais de délivrance pour chaque document. Car, outre le rallongement du temps du traitement du dossier et parfois des charges supplémentaires, les intermédiaires peuvent voler l’identité de celui qui leur confie son dossier. Les portes du service des passeports sont grandement ouvertes. Tous les citoyens peuvent s’y rendre pour obtenir toutes informations relatives aux documents qu’ils veulent se faire établir.

Un mot sur les nouvelles tarifications ?

Le coût d’établissement du passeport ordinaire passe de 25 000 à 50 000 francs CFA. Soit une augmentation de 100%. Celui du passeport diplomatique est désormais fixé à 70 000 francs CFA alors que le passeport de service s’établit maintenant à 60 000 francs CFA. Les visas d’entrée au Burkina, établis à la frontière, selon leur spécificité, vont de 94 000 pour ceux de court séjour, à 500 000 francs CFA pour les visas pour groupe-coopération. Le visa de long séjour d’au maximum 6 mois coûtera 130 000 francs CFA pour une entrée, etc.

Joel Zoundi

Fasozine

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