L’ONG allemande ASAO au Burkina : un bel exemple d’aide au développement

mardi 20 septembre 2005

Parmi les ambassadeurs européens et de surcroît ceux de l’Allemagne qui ont séjourné au Burkina Faso, le nom de Michael Geier restera longtemps dans la mémoire des populations burkinabé et en particulier de l’Association Solidarité Afrique de l’Ouest (ASAO).

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Grâce à sa bonne volonté et l’amour qu’il a pour ce pays, il a incité un de ces meilleurs amis, Karl-Wilhelm Simonis à mettre en place cette association en 1991 à Hillesheim, une petite ville en Allemagne.

Elevée au rang d’ONG par les autorités burkinabè et soutenue de près par le ministère allemand de la coopération économique et du développement, l’ASAO s’est assigné comme mission la construction et l’équipement des écoles et des collèges dans les régions où les enfants doivent faire une dizaine de kilomètres à pied pour rejoindre leur salle de classe.

A cet effet, 26 collèges avec 21 bâtiments administratifs et 55 écoles primaires ont été construits et équipés. En plus de l’intérêt accordé à l’éducation, un accent est aussi mis sur le social à travers la réalisation, depuis sa création, d’une cinquantaine forages, un centre de santé et de promotion sociale, d’un internat et d’un centre de formation pour femmes.

Afin de se démarquer des systèmes d’aide au développement inadéquats et inadaptés aux pays pauvres, l’ASAO qui se veut plus exigeant et efficace ne réalise les projets qu’en commun accord avec les autorités et des villageois qui contribuent par l’assemblage des agrégats nécessaires de construction (sable, cailloux et pierres sauvages et l’aide qu’ils apportent à l’entreprise.

Ce qui fait l’originalité remarquable de cette ONG c’est qu’elle n’est jumelée à aucune ville ou village et à aucune région du Burkina Faso afin d’éviter de transformer une localité en « paradis terrestre » qui entraînera certainement des rivalités inutiles entre les villages voisins qui n’auront pas cette chance d’obtenir le soutien de l’ASAO.

C’est pourquoi l’ASAO, afin de faire profiter de leur soutien à tout village burkinabè facilite les conditions d’aide contrairement aux nombreuses associations et ONG qui demandent de constituer un dossier souvent impossible pour des villageois qui demandent des soutiens.

L’une des conditions premières de l’ASAO est que le village réuni en association(pas d’aide individuelle) ait une personne responsable capable de motiver la population à rassembler les matériaux primaires de construction c’est-à-dire sables, cailloux et pierres sauvages et surtout d’aider les entreprises pendant la construction.

La seconde démarche est de remplir un questionnaire à 7 questions qui est à récupérer et à adresser à Monsieur Sanou Anselme, représentant de l’ASAO au Burkina Faso. Tout projet ne sera réalisé qu’avec l’accord du représentant. Voilà un état de fait qui sort de l’ordinaire à travers ce à quoi nous assistons à travers le système de l’aide au développement où le représentant n’est qu’une personne venue du Nord et qui ignore totalement la culture de la société à soutenir.

Si l’ASAO facilite les mesures d’octroi d’aide afin qu’une grande population du Burkina puisse en bénéficier, elle demande par contre à cette derniére l’entretien des bâtiments et des accessoires, la plantation d’arbres et un bon taux de succès des élèves qui par l’incitation de l’ONG reçoivent des cours de planning familial.

Afin de parvenir à ces doléances, une délégation de l’ONG se rend chaque année et au mois d’octobre pour une évaluation afin de rendre compte aux adhérents de l’ONG et surtout au ministère allemand de la coopération économique et du développement qui soutient tous les projets à hauteur de 75%. Et aussi de s’entretenir avec les villageois burkinabé et renouer d’autres contacts pour des projets futurs avec d’autres régions. Un bel exemple à suivre dont les pays pauvres ne demandent pas mieux.

En moins d’une quinzaine d’années, cette ONG allemande a réussi à financer de nombreux projets d’un montant de plus de 3.850.287 Euro. Ce qui fait aujourd’hui le bonheur de nombreuses populations. Et une réussite qui invite les afro-pessimistes, qui doutent de l’efficacité de l’aide au développement, à revoir leur théorie du développement dans les pays africains.

Une nouvelle Afrique sans famine, sans sida, sans guerre mais avec une population éduquée, formée capable de se prendre en charge elle-même est possible. Elle n’a surtout pas besoin de grands sommets de chefs d’Etats ni de concerts gratuits en plein air, il suffit de jeter un coup d’œil sur l’exemple de l’ASAO.

Alex Moussa Sawadogo
Correspondant Berlin Allemagne
Lefaso.net


Pour d’éventuelles informations et prises de contact avec l’ONG

www.solidaritaetskreis.de

Charly Simonis
Martinstr.6
54578 Hillesheim
email. Charly@ notasimonis.de
Allemagne

Représentant au Burkina :
Anselme Sanou
06 bp 9908 Ouagadougou
anselm.sanou@cenatrin.bf

GÖTZ Krieger
Rosenweng 6
54576 Hillesheim
g_krieger@t-online.de
Allemagne

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