Il a pu notamment se procurer un vélo et quand il a voulu passer par le mur, il a été dénoncé par des enfants qui jouaient dans les environs. Pris dans les tenailles d’une vindicte populair, il a reçu des coups dont il se souviendra ; il n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention d’un policier qui habite dans le quartier. Interrogé, le gamin dira qu’il appartient à un groupe de voleurs qui logent à Lanoariyi. Le mardi 17 juillet dernier autour de 21 heures, alors que nous rentrions dans le quartier, nous avons constaté un attroupement. C’était encore une histoire de trois voleurs qui ont voulu contraindre un habitant à leur remettre sa moto.
Il s’en est suivi une bagarre et les trois délinquants ont fini par prendre leurs jambes à leur cou. Le dimanche 15 juillet, des éléments des Forces de sécurité ont arrêté des individus et saisi un important lot de matériel volé.
Dans notre souci de nous informer pour mieux vous informer, nous avons approché le Conseil constitutionnel par rapport à certaines informations faisant état de dysfonctionnement du conseil par rapport à sa gouvernance. Nous avons rencontré le SG qui nous a demandé d’adresser une correspondance faisant état de nos préoccupations. Ce que nous avons fait en citant entre autres, une utilisation abusive des ressources de l’Etat : « La retraite de M MILLOGO serait tellement importante pour lui qu’il utiliserait la Police Nationale pour la sécuriser ! Oui ! Au domicile privé de M MILLOGO, loué à des expatriés parce que M MILLOGO disposerait d’un logement de fonction, la sécurité serait assurée 24h/24 par quatre (04) agents de la Police Nationale ». La ration journalière des agents de sécurité : 1000 Fcfa au lieu de 1500Fcfa. Une gestion obscure et clanique des affaires du Conseil : « Un trio (le Président, son DAAF et le Greffier en Chef) contrôlerait la « maison » et se partagerait certains avantages ».
Depuis lors, nos journalistes reçoivent des appels anonymes d’intimidation faites par des numéros masqués. Nous restons cependant sereins en attendant la bienveillante et diligente réponse du Conseil.
La révocation des maires continue son bonhomme de chemin dans le pays des Hommes intègres. Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, le conseil des ministres, en sa séance ordinaire du 18 juillet 2012, a décidé de la révocation de KOROGO Larba, commerçant de profession et OUEDRAOGO Kiswendsida, ex-gérant de dépôt pharmaceutique de leurs fonctions de maire et de premier adjoint au maire de la commune rurale de Korsimoro, pour spéculations sur les parcelles et les lotissements.
Désormais, le prix de vente détails-consommateurs du sucre granulé de fabrication SN-SOSUCO est fixé à 600 F/kg. Quant au sucre en carreaux, le prix de vente détail- consommateurs est fixé à 750 F/kg. L’information a été donnée par le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat lors du conseil des ministres, en sa séance du 18 juillet 2012.
Lors du traditionnel point de presse du gouvernement tenu le 19 juillet dernier, le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, a livré les projets de son département dans le cadre de la SCADD. On peut retenir un projet de 15 milliards pour la RTB pour qu’elle se déploie, dit-on, sur tout le territoire national, et se construise un nouveau siège “digne de ce nom” au centre émetteur de Goughin ; un projet de 4 milliards pour Sidwaya, qui aura aussi un nouveau siège au centre émetteur, permettant d’augmenter sa capacité de diffusion pour une publication simultanée à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso ; 1 milliard pour transformer l’ISTIC en école sous-régionale et la transition numérique le 17 juin 2015 qui permettra aux télévisions privées de couvrir tout le territoire ; les projets de loi sur la presse écrite, la publicité et sur la communication audiovisuelle pour “consolider l’expérience démocratique et la liberté de la presse”. La presse indépendante et républicaine n’a certainement pas eu les faveurs de la SCADD.
Le 30 juillet 2012, sont programmées les élections pour directeurs et directeurs adjoints des établissements de l’université de Ouagadougou. La campagne bat son plein depuis le 17 juillet et sera clos le 30 juillet.
Voici les candidatures :
UFR SH : Zongo Mahamoudou et Dipama
UFR-SEA Pr Bathiébo D. Joseph et Dr Kam Sié
UFR-SVT : Pr Cissé Rabiou et Pr Kabré Elie.
UFR-LAC : néant
IBAM : néant
Ceux qui pensent que l’université bat de l’aile ont un argument de plus. En effet un constat se dégage de la liste de candidature. Les gens ne se bousculent pas pour diriger les établissements de l’université. Les preuves :
il n’y a qu’une seule liste partout alors que de par le passé, il y avait plusieurs listes si bien qu’on assistait à une véritable campagne.
on est arrivé au point où il n’y a pas de candidats pour l’UFR-LAC et pour IBAM.
N y a t-il pas vraiment lieu que l’on se penche sérieusement sur la revalorisation de la carrière des enseignants chercheur ?
Il nous est aussi revenu que, si on ne trouve pas de candidats à certains postes, c’est que les enseignants en ont marre qu’on les expose aux étudiants avec interdiction d’appliquer certains textes en matière de disciplines.
Qu’est-ce que notre confrère Prométhée Bako, Directeur de publication de la “Voix du Sahel” a saisi dans l’objectif de ses appareils photos pour se faire interpeller ? Il se serait rendu dans la matinée du jeudi 19 juillet à l’aérodrome de Gorom-Gorom pour assister à l’arrivée d’otages en provenance du Mali. Bien entendu, il faisait des prises de vue. Après avoir été reconnu, il fut arrêté par des éléments de la sécurité et conduit à bord d’un véhicule militaire devant un officier. Selon ses propos, il fut soumis à une fouille musclée puis un interrogatoire, son identité relevée, ses appareils photos furent vidés de leurs cartes mémoires et les images de l’arrivée, effacées avant d’être expulsé des lieux.
Qu’y avait-il donc à cacher dans ces lieux ? Les otages ? Ceux qui vont les chercher se font souvent accompagner par des journalistes. Et ce n’est pas la première fois que le confrère en question assiste à l’arrivée d’otages. A-t-il photographié quelque chose qui ne devrait pas l’être ? Dans tous les cas, l’arrivée d’otages n’est pas un secret d’Etat et il est incompréhensible que ses images aient été détruites. De même, il est inadmissible cet acte aliénant la liberté de la presse et du droit des populations à l’information.
Compte rendu de l’audition du syndicat national du bâtiment et des travaux publics par la commission d’enquête parlementaire : « Cette structure s’est prêtée sans langue de bois aux échanges avec les membres de la commission qui ont pu enregistrer d’enrichissantes révélations. Ainsi, le syndicat déclare d’entrée de jeu qu’il y a beaucoup de problèmes dans la passation, l’exécution et les paiements des marchés publics. Il dit espérer que la commission d’enquête parlementaire va pouvoir aider les entreprises du BTP, comme le fait actuellement la CRAL qui est saturée de plaintes, parce que les membres des CAM cherchent à s’enrichir sur le dos des entreprises, par des systèmes de rejets intempestifs d’offres pour des raisons fallacieuses (ex : manque du reçu d’achat d’un vibreur), écartant des soumissionnaires pour attribuer les marchés à des concurrents parfois plus chers de 200 voire 300 millions de FCFA.
Au dépouillement, il arrive souvent qu’on élimine par des critères fallacieux ceux qui ne proposent pas de dessous de table (ex : manque de reçu d’achat d’un bulldozer, pour un travail de courte durée, alors que vous auriez pu louer l’engin) (…) Les membres du syndicat dénoncent le train de vie exorbitant de ceux qui sont dans le processus de passation des marchés publics, certains étant devenus plus riches que les entrepreneurs, disent-ils (…) Par ailleurs il pointe du doigt les conditions actuelles d’exercice du métier qui font que n’importe qui peut se déclarer entrepreneur, de même que l’attribution sans discernement des catégories, sur la base d’interventions, toutes choses qui entraînent une pléthore de prête-noms. Qui plus est, chaque département ministériel a créé son agrément, alors que c’est le même Etat, ce qui fait autant de problèmes pour les entreprises ».
Situation scolaire dans la commune rurale de Kyon dans la province du Sanguié : 7 élèves par table-banc ; 2 maîtres sur 5 ont une chaise et une table ; 14 classes sous paillote ; taux d’abandon d’école pour l’orpaillage : 2008-2009 :2%, 2010-2011 :4%, 2011-2012 :5%.
La ronde des échangeurs se poursuit. Le gouvernement a adopté un rapport sur la passation d’un marché pour la réalisation des études de l’échangeur du nord, d’une voie de délestage à Tampouy et l’aménagement en deux voies deux sens de l’avenue du Yatenga allant du Rond point du 02 octobre au futur échangeur du nord. Le marché est revenu au bureau d’étude AGIM-Ingénieurs d’un montant de plus de 750 millions de francs CFA pour un délai de 12 mois.
Les préoccupations des populations de la localité de Kordié dans la province du Sanguié au Premier ministre lors de sa visite : renforcement du système éducatif et sanitaire, désenclavement de la commune et modernisation de l’agriculture. Ainsi, les jeunes ont souhaité l’érection du CEG en lycée départemental, la prise en compte des jeunes dans l’attribution des parcelles sur le périmètre aménagé du barrage de Soum et la construction d’une maison des jeunes. Les femmes, quant à elles, veulent des moyens pour se lancer dans les activités génératrices de revenus.
Les jeux olympiques de Londres 2012, c’est pour bientôt. Chaque pays participant se prépare et s’active. Ils ne tarderont pas à rejoindre la capitale de la Grande Bretagne. La délégation burkinabé serait forte de 18 membres dont 5 athlètes. Les 13 autres sont des accompagnants.
Que se passe t-il au sein du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) dans la section de la Comoé ? Dans tous les cas deux membres du bureau de cette section provinciale à savoir le secrétaire général de la sous-section, Adama Koné ainsi que l’ancien maire Yacouba Sagnon ont été relevés de leur poste. Dans une déclaration, une soixantaine de membres issus de la sous-section départementale et des comités de base des secteurs de Banfora déclarent que c’est avec indignation qu’ils ont appris la restructuration par une mission “débarquée” à Banfora “sans ordre de mission, ni directive du parti”. Ils estiment que les textes fondamentaux du parti ont été violés.
Par Bendré


