L’histoire du prétendu fils de Sankara

mercredi 4 juillet 2012

Dans notre dernière édition, nous avons fait cas du « scoop » de Jeune Afrique dans son édition n°26841 du 17 au 23 juin 2012 (à la page129) et relayée par l’Observateur Paalga n°8155 du vendredi 22 au dimanche 24 juin 2012 dans sa rubrique « Une Lettre pour Laye ». pour le moment ces journaux ne sont pas encore revenu sur le sujet. Nous avons envoyé un mail le lundi 25 juin dernier à l’auteur de l’article (voir encadré ), Pascal Airlaut. Nous n’avons pas encore de réponse. Ce mail nous l’avons transféré à la même date à François Soudan, directeur de la rédaction de J.A et à Claude Leblanc , rédacteur en chef. Mais là aussi nous n’avons pas encore eu de réponse.

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Ismael Sankara a, quant à lui, envoyé un mail à la famille Sankara (voir encadré 2) à travers le frère cadet du Président Sankara, Paul, pour présenter ses excuses. Jeune Afrique et Ismael seraient en contact et discuteraient pour trouver une solution afin de sortir de cet imbroglio.

Il nous ait aussi revenu que le journaliste de J.A maintient que c’est bien Isamel Sankara qui lui à tenu ses propos. Seulement peut-il le prouver et, a-t-il vérifié la véracité des faits ? C’est peut être à ce niveau qu’il y’a un grand couac ! Même si on peut présupposer de la bonne foi, ne sommes nous pas face à une grave erreur professionnelle qui est préjudicielle, pour la renommé et la réputation d’un homme de sa famille, de son pays (Thomas sankara est un des héros nationaux du Burkina Faso) ? Pour notre confrère l’Observateur Paalga qui s’est approprié l’info avec un commentaire dont il à le secret, il est de même.

En attendant qu’il plaise aux uns et aux autres de revenir sur le sujet nous vous donnons à lire la dernière interview réalisée avec Ismael Sankara qui apporte davantage d’éclairage.

Par Pabeba


Encadré 1

De : cheriff sy

À : “p.airault@jeuneafrique.com”

Envoyé le : Lundi 25 juin 2012 2h40

Objet : renseignement

Mes respects Mr Pascal Airault

Dans la dernière parution de J.A, vous écriviez : « Elevé aux Etats Unis dans le plus grand secret, le fils de Thomas Sankara, Ismael, vient d’enregistrer un album hip hop à Libreville ».

Journal burkinabè, nous sommes très intéressés par cette histoire. Aussi souhaiterions nous qu’il vous plaise de répondre aux questions ci-dessous.

Merci de votre confraternité

1-Dans J.A N° 2684 du 17 au 23 Juin 2012 dans la rubrique Culture et Médias vous révélez l’existence d’Ismael Sankara, un « fils méconnu » de Thomas Sankara.

Contacté, le vendredi 22 juin par notre Journal, Ismael Sankara a nié cette filiation et affirme que vous avez tronqué ses propos (voir interview ci-jointe). Qu’en dites-vous ?

2-Avez-vous des preuves de cette filiation ?


Encadré 2

From : Ismaël Sankara

Subject : The sankara family

To :

Date : Saturday, June 23, 2012, 8:10 AM

Hello paul,

My name is ismael and im the young artist that was publicated on jeune afrique. First of all I would like to say it was a misunderstanding between me and the journalist. I am not the son of the late great president thomas sankara

But due to the name I carry as an artist this journalist found opportunity to publicate the article without my consent. By the time I read the article it was already on the magazine. I would like to apoligize to you and your family because I do feel like I’m the cause of this mess the interview was orginally for my documentary “RHYTHM OF MY LIFE” which was nominated at 7diffrent festivals and won the audience award at a festival in france. I am well awared about the history behind our country (burkinafaso) and I don’t want to cause any problems. Now my intetions are to clear this story up with all the local and international newspapers and journals.

Which I have already started. With all do respect I send my apoligies to you and your family and it would mean the world if you responded to my email. Thank you..

Salut Paul,

Mon nom est Ismaël et je suis le jeune artiste sur lequel il y a eu recemment une publication dans Jeune Afrique. Avant tout propos, je voudrai dire qu’il s’agit d’un déficit de compréhension entre le journaliste et moi. Je ne suis pas le fils de feu Thomas Sankara le grand homme. Mais à cause du nom d’artiste que je porte, ce journaliste à trouvé l’opportunité de publier cet article sans mon consentement. J’ai lu cet article me concernant quand c’était déjà publié.

Je voudrai vous présenter à vous et à votre famille mes excuses, car j’ai l’impression d’être la cause de cette pagaille (merde). L’interview était supposée être pour mon documentaire « RHYTHM OF MY LIFE » qui a été nominé à 7 festivals différents et a gagné le prix du public au cours d’un festival en France. Je suis bien conscient de toute l’histoire concernant notre pays (le Burkina Faso) et je ne voudrais pas être la source de problèmes. Maintenant mes intentions sont de clarifier cette histoire aussi bien avec la presse locale au pays que la presse internationale et les différents journaux.

Ce que du reste j’ai déjà commencé à faire. Avec tous les respects à vous et à votre famille, ce serait bien pour tout le monde si vous répondez à mon email. Merci


From : PAUL SANKARA

Subject : Image of Thomas Sankara

To :

Date : Saturday, June 23, 2012, 9:14 PM

Hi Ismail,

I hope this message finds you well. I have received your e-mail and I am wondering how this mess happened. This has to be cleared in the name of Thomas and all the people related to him some how throughout the world.

Respectfully,

Paul

Salut Ismaël,

J’espère que cet email vous trouve en parfaite santé. J’ai reçu votre email et je me demande comment cette pagaille a pu arriver. Cela doit être clarifié au nom de Thomas et de toutes les personnes qui lui sont proches d’une manière ou d’une à travers le monde entier.

Respectueusement,


Je m’appelle Ismaël Junior Saba. Sankara est mon nom d’artiste

Sous réserve et au regard des contradictions apparentes entre Ismaël Sankara et J.A, nous vous livrons l’interview ci-dessous d’Ismaël Sankara. Interview réalisée par questionnaire à lui soumis. Nous avons reçu les réponses le mardi 27 juin 2012. Peut être que d’ici là, les choses ont évolué. Dans nos recherches, nous avons trouvé qu’Ismael Sankara alias Ismael Junior Saba a fréquenté la même école en Floride (Hallandale High School ) qu’un certain Hamed Saba et Valerie Saba. Est-ce son frère, sa soeur ou ses cousins ? Pour l’instant nous ne savons pas quels sont les liens qui existent entre eux.

Pabèba : Mr Ismaël Sankara pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs ?

Ismaël : Oui, Bonjour à tout le monde. Je suis artiste musicien.

Pabeba : Quelle est votre identité à l’Etat civil ?

Ismaël : Ismaël Junior Saba

Pabeba : Pourquoi avez-vous choisi le nom Sankara ?

Ismaël : C’est mon nom d’artiste. Parce que avec ce nom n’importe quel Burkinabè à travers le monde peut reconnaîre d’où je viens, même si ma musique vient des USA et qu’elle est en anglais. Ils savent que je les représente quand ils voient ça. Et j’ai eu une vision et je la suis. Je veux que le monde voie le nom Sankara à côté des noms tels que JayZ, Wizkhalifa et Riahanna.

Pabèba : Où et quand êtes vous né ?

Ismael : Je suis né au Burkina Faso.

Pabèba : Vous êtes arrivé, avez-vous dit, aux USA à l’âge de 2 ans. Qui sont vos parents et que font-ils ?

Ismaël : Père : Ismaël Sougrenoma Saba ; Mère : Josefina Saba. Ma maman fait des affaires. Je viens d’une famille modeste et mon père a disparu après nous avoir amené à Miami quand j’avais 2 ans.

Pabèba : Lors de notre dernier entretien vous m’avez dit que le journaliste à tronqué vos propos. Avez-vous écrit au journal pour vous plaindre et/ou demander une rectification ?

Ismaël : Oui j’ai envoyé des emails. Actuellement mon équipe de Management est sous pression parce qu’ils disent que tout le monde des Medias pourrait se retourner contre nous par solidarité, car disent-ils de la même manière que les artistes sont unis et solidaires il en est de même dans le monde de la presse. Donc nous attendons.

Pabèba : Depuis la parution de l’article de Jeune Afrique, avez-vous été contacté ou avez-vous contacté des membres de la famille de Thomas Sankara ?

Ismael : Je les ai contactés personnellement pour m’excuser. Maintenant il s’agit de clarifier les choses et de mettre un terme à cela d’une manière RESPECTABLE. Parce que la famille Sankara ne mérite pas ce drame insensé.

Pabèba : Comment votre famille, vos amis et votre entourage proche ont réagi face à cet article de Jeune Afrique ?.

Ismaël : Tout le monde est choqué et on me demande de ne plus parler à un journaliste en directe afin de s’assurer que les choses passent par eux d’abord. Honnêtement ils ont fait de leur mieux pour me garder calme, car j’avais commencé à paniquer.

Pabèba : Vous avez fait votre scolarité à Hallande High School en Floride. Qu’avez-vous étudiez ?

Ismaël : J’ai fait des études secondaires normales avec des matières comme : les mathématiques, l’histoire, les études sociales. J’ai également fait des cours de musique, je suis béni et reconnaissant d’avoir eu cette opportunité.

Pabèba : De l’école à la musique comment s’est opérée la transition ?

Ismael : Même quand j’étais sur les bancs j’écrivais des chansons et présentait des spectacles. Donc j’ai toujours su que c’était ce que je voulais faire. J’ai eu mon premier contrat de musique à l’âge de 16 ans et j’écrivais pour beaucoup d’artistes aux USA et j’ai décidé un jour que j’allais le faire pour moi-même.

Pabèba : Vous jouez dans un clip de Patience Dabany, comment s’est effectuée votre rencontre ?

Ismaël : L’article de JA dit que j’ai fait un featuring avec Patience Dabany, oui c’est vrai, mais ce featuring n’a jamais été officiellement joué. Je ne comprends même pas comment cet aspect se retrouve dans la presse. Je lui dois des excuses à ce sujet. Je veux dire un article qui dit que je suis le fils de Thomas Sankara et que je fais un featuring avec Patience Dabany. C’est effrayant cela pourrait faire penser à certaines personnes que c’est elle qui m’a embarqué ou entubé. Franchement cet article a été écrit pour créer des commérages, des doutes et faire en sorte que les gens parlent.

Pabèba : Après toute cette histoire, qu’aimeriez-vous dire à la famille de Thomas Sankara publiquement ?

Ismaël : Je voudrais présenter publiquement mes excuses à la famille car Thomas Sankara est un grand homme, et je sais que sa famille mérite mieux que ça.

Pabèba : Qu’aimeriez-vous dire au peuple et aux citoyens du Burkina ?

Ismaël : Mes intentions n’étaient pas de créer des problèmes, des commérages ou des doutes. Je sais que ces derniers jours n’ont pas été faciles pour moi à cause de cet incident qui a eu lieu. Mais JE NE SUIS PAS LE FILS DE THOMAS SANKARA, expliquez ça à toute personne que vous croisez ou qui est assise juste à côté de vous, ainsi qu’à tous ceux qui ont voulu en faire une plus grande histoire qu’elle n’en est pas une.

Pabèba : Quel est votre dernier mot, quelque chose que vous aimeriez dire et qui n’a pas été abordé par la présente interview ?

Ismaël : Je voudrais une fois de plus présenter mes excuses pas seulement à la famille Sankara et au peuple Burkinabé, mais à toute personne qui a été affectée par ce scandale, même mes fans. Ma mission est de montrer que nous le peuple Burkinabé sommes capables de parvenir à des grandes choses dans plusieurs domaines : la musique, les sports, les films, tous ce que nous avons à faire est de penser positivement et de tirer des leçons de nos erreurs.

Par Bendré

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