La participation des jeunes à l’élection présidentielle du 13 novembre 2005 a fait l’objet d’un point de presse conjointement organisé par trois mouvements de jeunesse membres de la société civile. C’était le mardi 29 novembre 2005 à l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques de gestion (UFR-SEG) de l’Université de Ouagadougou.
6 décembre 2005
Les candidats de l’UNIR/MS, du PAREN, du PDS/CDS, du PBR et de l’UDD ont, au détour d’un point de presse le mardi 22 novembre dernier, apprécié le déroulement du scrutin présidentiel dont ils sont sortis malheureux avec la portion congrue des suffrages. Pour eux, ce fut donc une élection émaillée de fraudes.
2 décembre 2005
Les vaincus sont surpris et déboussolés, parce qu’ils ont été laminés. Les vainqueurs sont surpris et groggy parce que les résultats étaient au-delà des projections. Terribles " burkinabéries " qui se répètent et se répètent à chaque élection depuis 1991.
1er décembre 2005
Le 13 novembre est désormais derrière nous. Plébiscité par plus de 80% des votants, Blaise Compaoré s’est vu conforté en légitimité par un scrutin qui a mobilisé 57,5% de l électorat. C’est à notre connaissance depuis 1978 le plus fort taux de participation aux élections nationales après les législatives de 2002.
1er décembre 2005
Après 21 jours d’effervescence politique, les Burkinabè ont élu leur Président le 13 novembre 2005. Les résultats provisoires de la CENI créditent Blaise Compaoré de 80,30% des voix. Après 18 ans au pouvoir, ce dernier rempile pour un troisième mandat. Du côté de l’opposition, les résultats sont squelettiques. Des voix s’élèvent pour dénoncer les " fraudes et la mascarade électorale " qui auraient émaillé le scrutin. Pour beaucoup, le défi s’est transformé en dépit.
1er décembre 2005
Les résultats de l’élection présidentielle du 13 novembre donnent un score minable à l’ensemble des candidats opposés à Blaise Compaoré. Moins de 20% des électeurs ont porté leur choix sur les 11 challengers du président sortant. Une contre performance dont les causes sont difficilement imputables à la seule défaillance du système électoral chargé de l’organisation du scrutin.
1er décembre 2005
A César ce qui est à César. La victoire éclatante de Blaise Compaoré à l’élection présidentielle du 13 novembre dernier ne doit rien à la trichérie. Pas plus à un fichier électoral bancal qu’à une opération du saint Esprit.
30 novembre 2005
Blaise Compaoré. Le grand vainqueur. On a toujours reproché à l’opposition burkinabè son manque d’ambition et d’initiative pour proposer au peuple un programme de gouvernement quantifiable et réalisable. Elle vient de récolter les fruits de son incapacité à créer un environnement de cohésion en son sein.
30 novembre 2005
Le scrutin présidentiel du 13 novembre passé a connu un nombre non négligeable de votes nuls ou blancs. Avec 2 288 257 votants, on enregistre 202 387 bulletins nuls et blancs confondus, soit 8,84%. Cela nécessite que nous nous interrogions sur le pourquoi de tels gestes et quel impact politique, ils peuvent engendrer.
30 novembre 2005
"Accordez au moins 25% des postes ministériels aux autres formations
politiques sur la base d’une critilogie appropriée et adaptée. Un plaidoyer
verra le jour le plus tôt possible sur cette proposition pertinente". L’Alliance
pour la renaissance, la démocratie et l’intégration (ARDI) estime que l’heure
de l’ouverture politique a sonné.
29 novembre 2005