Cinéma :Jeanne d’Arc Yaméogo "Monia", L’héritière

lundi 3 octobre 2005

Jeanne d’Arc Yaméogo dite Monia est une belle dame africaine avec des "arguments convaincants". En plus de ses qualités physiques, elle est une excellente actrice de cinéma et une grande femme d’affaires. Fille d’actrice de cinéma, elle fait aujourd’hui partie de cette génération montante et douée de comédiennes de notre cinéma. Monia était des nôtres le lundi 12 septembre 2005 et voilà ce qu’elle a révélé.

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Parle-nous un peu de toi.

• Je suis Jeanne d’Arc Yaméogo, plus connue sous le nom de Monia. Je suis célibataire sans enfant.

Quel est le parcours artistique de Jeanne d’Arc Yaméogo ?

• J’ai commencé par le théâtre à l’école primaire ; j’y ai fait mes armes ; ensuite je suis venue au cinéma grâce à ma mère qui m’amenait sur les plateaux de cinéma.

C’est donc par l’intermédiaire de ta mère que tu es actrice de cinéma ; qui est-elle au fait ?

• Ma mère est actrice de profession. Elle se nomme Marie Augustine Yaméogo. C’est elle qui m’a incitée un jour à participer à un casting où j’ai été retenue pour jouer un rôle principal. C’était un film de Raymond Tiendrébéogo dénommé "le Secret" et j’avais environ 21 ans.

Mais est-ce elle aussi qui a guidé tes premiers pas dans le cinéma ?

• Ma mère m’y a beaucoup aidée. Elle m’a appris comment se comporter sur un plateau de cinéma. Elle jette souvent un coup d’œil sur les scénarios de mes films.

Avant le cinéma qu’exerçais-tu comme activité ?

• Avant le cinéma j’étais animatrice à la radio Energie et je faisais aussi du commerce qui m’intéressait plus. Le commerce me rapportant plus que l’animation, j’ai alors arrêté l’animation.

Parlons du film d’Appoline Traoré "Monia et Rama", connaissais-tu la réalisatrice et Rama avant le film ?

• Je ne connaissais ni Appoline ni Rama. C’est Raso (Rasmané Ouédraogo) qui m’a mise en contact avec Appo. Ensuite Appoline Traoré m’a invitée à son casting. C’est au casting que j’ai rencontré pour la première fois Rama. Nous avons été retenues toutes les deux pour le film.

Le contrat était-il juteux ?

• Au début nous n’étions pas d’accord sur le contrat. Mais après maintes discussions nous avons trouvé un consensus.

Qu’est-ce que ce film t’a-t-il apporté ?

• Ce film m’a beaucoup apporté. C’est le film qui m’a réellement révélée au public burkinabè et même à l’extérieur du Burkina Faso. Grâce à ce film je bénéficie aussi de certains services . Et aujourd’hui Rama et moi sommes devenues des amies.

As-tu joué dans d’autres films ?

• J’ai participé dans plusieurs spots publicitaires avec Idrissa Ouédraogo. J’ai aussi joué un petit rôle dans un film d’un réalisateur guinéen "Commissaire Damaro". Maintenant je tourne avec les films du Dromadaire.

Comment as-tu été contactée pour jouer dans les films du Dromadaire, notamment "Traque à Ouaga", "Dossier brûlant" ?

• C’est par l’intermédiaire de l’assistant de réalisation du film "Monia et Rama" que j’ai été contactée. C’est lui qui m’a orientée vers Boubacar Diallo.

Comment as-tu trouvé ton rôle dans "Dossier brûlant" ?

• Mon rôle d’"Inspectrice D" dans "Dossier brûlant" m’a plu et je l’ai même dit au réalisateur. C’était une exception parce que les femmes ne jouent PAS en général ce genre de rôle. C’était l’occasion pour moi de prouver que les femmes peuvent se défendre et jouer certains rôles comme les hommes.

Tu es souvent dure avec les hommes dans certains films ; est-ce à dire que tu pourrais tenir tête à ton futur mari ?

• Non, je ne le souhaite pas ; je pense me faire comprendre par mon mari.

Lequel de tes films fait ta fierté ?

• Je suis fière de tous mes films mais "Dossier brûlant" me vient le premier en tête.

Parmi tous les personnages que tu as incarnés au cinéma, lequel t’a-t-il posé plus de problèmes ?

• C’est mon premier film. Avec du recul je vois des imperfections dans ma prestation. Je pense que je pouvais mieux faire.

Les scènes de violence sont-elles souvent réelles ?

• CertainEs scènes de violence sont réelles. Dans "Dossier brûlant" par exemple les gifles étaient vraies. Je peux vous dire que ça fait mal. J’ai même pleuré sur un plateau de tournage à cause d’une gifle.

Quels sont les films qui t’ont marquée au point de te donner l’envie de faire du cinéma ?

• J’ai beaucoup adoré le film "Wend Kuni". Ce film m’a beaucoup fait rêver. J’ai aussi été impressionnée par "Kini et Adams" et "Buud Yam".

Quelles sont tes idoles dans le cinéma ?

• Ma mère m’a beaucoup marquée. Ensuite je peux citer Hyppolite Wangrawa (Mba Boanga" et Pa Gnagdé ?

Pensais-tu pouvoir vivre uniquement du cinéma ?

• Non, pour moi ce n’était pas possible. C’est vrai qu’il y a une amélioration dans mes cachets par rapport au début de ma carrière. En ce moment je gère aussi un maquis à Zogona, "La Jade", où je fais des grillades.

Peut-on te considérer comme amatrice ou professionnelle actuellement ?

• Je suis dans le cinéma professionnel parce que c’est mon premier métier. Le cinéma prime sur mes voyages d’affaires.

Quel est le profil de l’homme de Jeanne d’Arc Yaméogo ?

• Je veux un homme compréhensif, avec une taille moyenne. Je déteste les hommes de petite taille. Mon homme doit être fidèle parce que je suis très jalouse. Après le boulot, qu’il soit à la maison.

Ton coup de cœur.

• Avant tout je remercie ma mère pour son soutien. Mes projets sont de continuer dans le cinéma et vivre harmonieusement en famille.

Cyr Payim Ouédraogo (cyrpayim@hotmail.com)
Alassane Kéré (alassanekere@yahoo.fr)

L’Observateur Paalga

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