MAROC –BURKINA : Les Etalons triomphent à Tanger

jeudi 15 août 2013

Les poulains de Paul Put sont allés contraindre les protégés de Rachid Taoussi à la défaite. Le duel entre Etalons du Burkina et Lions de l’Atlas du Maroc a donc tourné en faveur des premiers le 14 août 2013 à Tanger au Maroc. Un score de 2 à 1 a finalement sanctionné cette partie suivie par un nombreux public. Ce match amical s’est déroulé au Grand stade de Tanger.

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  MAROC –BURKINA :                          Les Etalons   triomphent à Tanger

Pour ce rendez-vous face aux Lions de l’Atlas, Il n’y avait point de Jonathan Pitroipa. Mais il y avait un autre Jonathan, Zongo celui-là, sociétaire d’Almeria d’Espagne. Il n’y avait point d’Alain Traoré non plus ; mais son jeune frère Bertrand était titulaire pendant 90 mn.

Paul Koulibaly, suspendu pour le match du 7 septembre contre le Gabon, lui, n’avait aucun intérêt à faire le déplacement du Maroc. Alors, Steeve Yago l’a valablement remplacé, tout comme François Yabré venu de Stromen en Norvège. De nouveaux venus, de jeunes joueurs pour un essai concluant. En somme, dès le coup d’envoi donné le 14 août au Grand stade de Tanger par le trio arbitral sénégalais, les 11 titulaires de l’équipe burkinabé ont vite fait de faire oublier l’absence des cadres de l’équipe.

En défense, Bakary Koné forme le bastion avec Steeve Yago dans l’axe, Madi Panendetiguiri à gauche et Mohamed Koffi à droite. Les deux milieux, Charles Kaboré (capitaine) et Djakaridia Koné sont en place, soutenus sur les côtés par Abdou Razack Traoré et Bertrand Isidore Traoré, très à l’aise sur les deux côtés.

Les nouveaux venus, Jonathan Zongo et Ocansey Mandela sont lancés à l’attaque. Très vite, les Etalons se signalent par une première alerte à la 3e mn. Là, Ocansey Mandela manque d’ouvrir le score. Il va se racheter à la 8e mn, quand il dévie un ballon pour Bertrand Traoré sur le côté droit. D’un sang-froid, le sociétaire de Chelsea sollicite sa gauche meurtrière et plonge le public de Tanger et les Lions dans un froid glacial : C’est l’ouverture du score.

Les Etalons ont le match en main. Pendant les arrêts de jeu, Jonathan Zongo, à la suite d’une combinaison entre Ocansey Mandela et Charles Kabore, se retrouve nez à nez avec le portier marocain, mais le pied de l’ « Espagnol » tremble et la boule est dans les bras du portier des Lions. Il n’aura même pas le temps de dégager le ballon, puisque l’arbitre renvoie les deux formations dans les vestiaires. Les Lions sont hués par leur public.

A chacun sa partie

Avant l’entame de la deuxième partie, chaque équipe injecte du sang neuf. Les Lions lancent un nouveau gardien de but, Yassine Bounou et un attaquant, Younes Belhanda. Côté burkinabé, Paul Put lancent à la fois trois joueurs : Les défenseurs Narcisse Bambara et François Yabré et l’attaquant Pierre Koulibaly. Ils prennent respectivement la place de Madi Panendetiguiri , Steeve Yago et Ocansey Mandela. Et vint la 50emn : A cet instant, Jonathan Zongo, force le respect, se défait d’un Marocain et sert le capitaine Charles Kaboré qui, sur le flanc droit, joue la ligne et s’infiltre dans la défense marocaine pour servir au deuxième poteau Abdou Razack Traoré qui inscrit le deuxième but.

Après ce but, Bertrand Traoré est redéployé au milieu. Il ne s’y retrouve pas. Mohamed Koffi et Daouda Diakité ne semblent pas être non plus au mieux de leur forme. Les marocains ont le contrôle du match. Frayeur à la 63e mn ! Là, un bolide et Diakité s’étale sur tout son long (côté droit) et sauve son camp du bout des doigts. Le ballon est toujours en jeu. La défense burkinabé oublie Barrada dans son dos. Le retrait d’Abderrazaq pour ce dernier est payant. C’est la réduction du score.

Cette deuxième partie est marocaine. Les Etalons résistent tout de même à l’image d’un excellent Narcisse Bambara sur le côté gauche. A la 82e mn, Bertrand Traoré hérite d’une belle balle, pénètre dans la surface marocaine après avoir effacé son vis-à-vis et pensait à son doublé. Non ! Le tir n’est pas cadré.

Le Maroc court après un nul. Il a failli l’avoir à la 86e, lorsque ce bolide d’Issam oblige Daouda Diakité à jouer à la machette comme au volley- ball. Le ballon est dégagé en corner. Les Lions pressent, les Etalons résistent toujours. Coup sur coup, les Lions obtiennent deux corners. Le suspense est présent.

Le 4e juge montre 5 mn d’arrêt de jeu. Le Maroc presse toujours, le Burkina le stresse encore. Silence dans le stade ! C’est fini ! Les Etalons triomphent des Lions : 2-1. Il est 23h12 à Tanger. Chacune des deux équipes a eu sa période de jeu. Les Etalons ont été les plus réalistes. La satisfaction, c’est la qualité de jeu des nouveaux venus et de l’ensemble de l’équipe, même si certains réglages doivent continuer à être opérés. Les Lions sont encore hués par le public. Ainsi, pour la 4e fois depuis 1994, Etalons et Lions se rencontrent. En match officiel les Etalons étaient allés faire un héroïque 0-0 au Maroc avant de lui infliger un 2-0 à Ouagadougou. C’était dans le cadre des éliminatoires de la CAN 96 avec Saboteur. A la CAN Mali 2002, Les Lions avaient eu raison des Etalons à Ségou (2-1). Le 14 août dernier, les Etalons n’ont fait que respecter leur suprématie. On comprend alors pourquoi Charles Kaboré et ses camarades ont été ovationnés par le personnel de l’hôtel Andalucia qui les a accueillis à Tanger.

Alexandre Le Grand ROUAMBA à Tanger

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