Secteur de l’énergie : Le Burkina pourrait devenir viable si…

mardi 28 mai 2013

A la faveur de la deuxième édition du Salon International de l’Energie, des Mines et des Carrières (SEMICA) tenue du 23 au 25 mai 2013 à Ouagadougou, le directeur des énergies renouvelables, Jean de Dieu Yaméogo, a donné une conférence sur le potentiel énergétique du Burkina.

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Secteur de l’énergie : Le Burkina pourrait devenir viable si…

« Le potentiel énergétique du Burkina Faso et opportunités d’investissements », tel était l’intitulé de sa conférence, animée avec la modération de Jérôme Bado, ingénieur financier.

La situation énergétique du Burkina, soutient Jean de Dieu Yaméogo, est caractérisée par un faible niveau de consommation d’énergie par habitant, environ 0,180 tep (tonne équivalent pétrole) en 2008.

82% de consommation de bois-énergie

La situation énergétique du Faso est aussi marquée par une lourde dépendance au bois-énergie (82% du bilan énergétique nationale, près de 100% en zones rurales) et une dépendance totale aux importations pour les énergies fossiles, notamment les hydrocarbures qui occupent 16% de la consommation énergétique nationale.

La consommation d’énergie électrique demeure marginale (2%). En effet, l’offre de services énergétiques modernes est essentiellement concentrée dans les grands centres urbains et le taux d’électrification s’établissait à seulement 14,6% en 2011.

Potentiel toujours immense

Si le niveau de consommation énergétique du Burkina est encore faible, le potentiel lui demeure immense et ne demande que des investissements pour être valorisé, au regard notamment de la hausse continue de la demande énergétique.

Le potentiel énergétique du Faso en termes de ressources est constitué pour l’essentiel des éléments suivants :

-  La Biomasse (bois, charbon de bois, résidus agricoles) dont le productible exploitable est estimé à 2 515 millions de m3 ;

-  L’énergie solaire : 5,5 kWh/m2.J pendant 3000 à 3500 h ;

-  L’hydroélectricité : 67 sites de productible entre 1 à 67 GWh/an ;

-  L’éolien : 3 mètres/seconde au nord

Comme quoi, il n’y a pas que dans les mines que le Burkina regorge de potentialités. Mais aussi dans les énergies. Et le pays pourrait devenir viable si les politiques et les investissements suivent.

Option des ressources endogènes

Selon le conférencier, Le Burkina a fait l’option de développer les sources d’énergies endogènes (solaire, ouvrages hydrauliques, etc.) pour assurer à terme son approvisionnement et indépendance énergétiques. Jean de Dieu Yaméogo a évoqué à ce propos la SCADD (Stratégie de croissance accélérée et de développement durable) et la mesure gouvernementale détaxant pour cinq ans le matériel solaire importé dans le pays. Il reste maintenant, à l’entendre, à convaincre les investisseurs à venir aider le Burkina Faso à développer ses différentes potentialités énergétiques.

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net

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