Permis de conduire au Burkina : ce diplôme qui vaut de l’or

mercredi 6 mars 2013

Le permis de conduire est une épreuve obligatoire pour toute personne qui compte conduire un engin. Toutefois son obtention est souvent un parcours de combattants pour les candidats.

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Permis de conduire au Burkina : ce diplôme qui vaut de l’or

L’incivisme ambiant dans les rues de Ouagadougou montre qu’il est plus que jamais nécessaire de vulgariser et de faciliter l’obtention du permis de conduire qui permet de mieux connaître le code de la route. Cependant, l’acquisition de ce sésame relève souvent du parcours de combattant pour les candidats. Dans les autoécoles, les candidats sont soumis obligatoirement à trois étapes avant d’entrer en possession de leur diplôme qui est le permis de conduire. Rabila Konkobo, suit les cours de conduite depuis septembre 2012. Il explique qu’il y a trois étapes à franchir avant d’avoir le permis. La première c’est le code, ensuite le créneau et enfin la conduite. Rabila relève les multiples difficultés auxquels ils sont confrontés. Pour lui, les écoles de formations ne donnent pas toutes les informations sur les frais de formation lors de l’inscription. Il ajoute qu’il y a également de la lenteur dans la programmation. « Tu peux aller pour te faire programmer et on va te dire qu’il y a beaucoup d’élèves et il faut attendre une à deux semaines », indique Konkobo. Selon lui, la plus grande difficulté se trouve au niveau de la conduite. Il souligne que cette étape est très compliquée pour les élèves et la difficulté c’est le temps mis pour l’apprentissage. « Il y a même des gens qui peuvent faire une année à cette étape de l’apprentissage. Souvent sur le terrain, on échoue sans rien comprendre », déclare t-il. Autres difficultés qu’il relève, c’est le manque de respect que les moniteurs ont à l’égard des apprenants. « On vous traite comme des enfants, on vous insulte, normalement il devrait avoir une collaboration franche entre moniteurs et élèves », déplore Rabila. Quant à Korotimi Badoum, les difficultés qu’elle rencontre se situent surtout au niveau du créneau. Cependant, elle trouve qu’il faut faire fi des injures des moniteurs et chercher à atteindre l’objectif recherché. Le moniteur Moussa Sawadogo pour sa part relate les difficultés qu’il rencontre dans la formation des grands élèves. Il ajoute que les élèves se plaignent de la manière dont il dispense les cours de conduite. « Lorsqu’on essaie d’élever le ton pour leur montrer quelque chose, ils pensent que ce sont des injures. Il est difficile d’enseigner les grandes personnes et tout ce que vous faites, ils pensent que c’est du manque de respect », conclut Moussa.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

Sidwaya

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