Ping-pong Premier ministère /ADF-RDA : Messieurs les politiques, un peu de sérieux s’il vous plaît !

jeudi 17 janvier 2013

La formation du nouveau gouvernement burkinabè, suite à la reconduction à son poste de Luc Adolphe Tiao, a donné lieu à un échange par médias interposés, entre ce dernier et le président de l’ADF-RDA, Gilbert Noël Ouédraogo. En cause, la question de la non participation du parti de l’éléphant dans la nouvelle équipe gouvernementale.

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Ping-pong Premier ministère /ADF-RDA :   Messieurs les politiques, un peu de sérieux s’il vous plaît !

Comme il fallait s’y attendre, chaque camp tente de tirer la couverture de son côté, en donnant ses explications. Pour justifier avec ses mots, ce vrai faux divorce autour de la salle du Conseil des ministres. Une querelle de légitimité alors même que l’on a voulu faire croire à l’opinion nationale que les discussions se poursuivent toujours.

C’est d’abord Gilbert Noel Ouédraogo qui le premier, est monté au filet. Pour réfuter vigoureusement l’idée selon laquelle les discussions entre les deux parties auraient achoppé sur la question du nombre et de la qualité des portefeuilles ministériels. ‘’Faux’’, lui a indirectement répondu le chef du gouvernement, à l’occasion de sa récente longue et laborieuse conférence de presse explicative. Pour lui, ce sont effectivement les exigences de l’ADF-RDA qui étaient trop grandes pour être satisfaites.

Quelles sont-elles justement ? Il n’en dira pas plus. Ou plus exactement il s’est refusé à entrer dans les détails. Pourquoi donc ce jeu de cache-cache par rapport à cette question, sinon qu’une volonté de ne pas faire dans la transparence jusqu’au bout.

Alors même que le but de l’exercice était à mon avis de mettre l’ensemble des Burkinabè au parfum des éléments qui ont conduit à mettre sur pied ce gouvernement censé travailler pour leur offrir un minimum de bien-être. Dans ce cas, il eut été plus utile et plus simple de faire alors l’économie des moyens et des formules.

Dans cette mise en scène, je dois dire que c’est le Premier ministre qui, à mon avis, a le plus à perdre. Notamment en termes d’image. C’est lui qui est à la manœuvre. C’est encore lui qui veut pousser les Burkinabè à croire en une nouvelle gouvernance dans leur pays. Par conséquent il se devait d’être le plus convaincant possible.

En suivant d’ailleurs sa prestation lors de cette fameuse conférence de presse, l’impression qui se dégage, c’est celle d’un Homme qui n’a pas fait montre d’une grande maîtrise de ses dossiers. Trop d’esquives, trop de poissons noyés, trop de survols des sujets d’intérêt, alors même que les Burkinabè attendaient légitimement, sans doute plus d’égard par rapport à leurs conditions de vie et de travail. En définitive, il n’y a eu aucune piste sérieuse capable d’offrir aux citoyens une grille de lecture crédible par rapport aux actions de ses dirigeants.

Ou se trouve donc l’intérêt général lorsque la transparence est à ce point difficile, voire impossible à percevoir dans le discours politique ? Et qu’au bout de longues heures de monopolisation de l’espace médiatique, il reste plus de questions que de réponses ? Assurément, il faut croire que la rupture n’est pas pour demain.

J.SOME
Lefaso.net

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