Noël 2012 : Joseph Ratzinger remet en cause la date de naissance du Christ

lundi 24 décembre 2012

Le Pape remet en cause la date de naissance de Jésus de Nazareth. Mais ce n’est pas un article de foi, lit-on en filigrane dans le troisième tome de la vie de Jésus publié chez Flammarion. Et, de fait, Benoît XVI balaye toute récupération polémiste en signant de son nom d’auteur bien connu des milieux intellectuel et théologique : Joseph Ratzinger.

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Noël 2012 : Joseph Ratzinger remet en cause la date de naissance du Christ

Selon des considérations - déjà bien connues dans les milieux théologiques et historiques - nous sommes plutôt en 2018 ou 2019. Le Pape, dans le troisième tome de sa trilogie sur le Christ consacré à « L’enfance de Jésus », titre de l’ouvrage publié mercredi 14 novembre 2012 en France chez Flammarion, « la date historique de la naissance de Jésus est donc à fixer quelques années auparavant », souligne-t-il, après une série de considérations de jalons historiques qui l’amène, dans un exercice de recherche purement intellectuelle et rationnelle, à conclure que nous ne sommes pas en 2012 !

Le moine Dionysius Exiguus qui a estimé au VIe siècle le début de l’ère chrétienne « s’est à l’évidence trompé de quelques années dans ses calculs » écrit Benoît XVI qui, pour signifier qu’il ne s’agit pas là d’un article de foi, cosigne l’ouvrage sous son nom, Joseph Ratzinger. Le propos de ce troisième ouvrage du Pape porte effectivement, non pas tellement sur l’enfance du Christ, sur laquelle les textes des Évangiles sont discrets, mais sur l’origine du Christ, sa conception et sa naissance. Bref sur Noël, pour ce qui s’annonce comme un troisième succès de librairie pour ce petit ouvrage de 180 pages.

Le théologien ne date pas notre année mais l’erreur porte sur « 6 ou 7 années » constate-t-il, selon un autre calcul lié à l’astronome Kepler. Voire de 4 années, selon les « tables chronologiques chinoises » quand il aborde la question de la fameuse étoile qui aurait guidé les mages vers la grotte de Bethléem. Des mages qui seraient des savants perses, établis à Babylone, l’actuel Irak, à la fois philosophes et astronomes : « La grande conjonction de Jupiter et de Saturne dans le signe zodiacal des Poissons en l’an 6-7 avant J.-C. semble être un fait vérifié.

Elle pouvait orienter des astronomes du milieu culturel babylonien et perse vers le pays de Juda, vers un « roi des juifs ». Si cette remise en cause crée la polémique, malgré les balises posées par le penseur, philosophe et théologien, elle ne semble pas soulever de problèmes sous les tropiques à bon nombre de croyants qui, avec moins d’un quart de siècle d’existence, sont pourtant « nés-vers » sans date de naissance précise.

L’apocalypse maya

Adieu donc l’apocalypse maya promis pour décembre 2012 ? Nous connaissons les prophéties mayas sous forme de fragments de codex aujourd’hui dispersés en Europe (à Madrid, Dresde et Paris). En effet, en même temps que cette polémique de date de naissance du Christ, qui importe pour notre civilisation judéo-chrétienne, une autre s’enfle pour une civilisation aujourd’hui détruite mais qui, par l’archéologie, ramène au goût du jour des spéculations qui ont secoué le monde à maintes reprises : la fin du monde ! Le monde entier se rappelle encore des prophètes de l’apocalypse annonçant la fin du monde pour l’an 2000, prophètes qui ignoraient certainement que l’an 1000 suscita les mêmes peurs, les mêmes attentes et que 1915, 1925, 1975 furent annoncées comme dates probables de fin des temps par les millénaristes.

Les Mayas du Mexique, pour leur part, ont commencé depuis le samedi 15 décembre, les cérémonies, devant culminer le 21 décembre 2012, par des offrandes au dieu maya de la lune, Ixchel, dans une grotte située dans le village de Noc-Ac, près de Mérida, la capitale de l’Etat du Yutacan (Est). Les Indiens présents aux festivités ont notamment offert du maïs à Ixchel, symbole de la fertilité dans la religion maya. Pour les uns, il s’agit d’un début du changement de l’ère maya à l’issue d’un cycle de 5 200 ans selon le "compte long" qui a débuté en 3114 avant Jésus-Christ.

Pour d’autres, la date césure du 21 décembre dans le calendrier maya est interprétée comme une prophétie de la fin du monde. Ainsi, tandis que les Indiens de pays où l’influence de la culture maya perdure (Mexique, Guatemala, Bélize, Salvador, Honduras) se préparent à la fête de la fin du calendrier maya, d’autres s’attendent au pire : la fin du monde. Certains spiritualistes "new" sont convaincus que le 21 décembre 2012 est en effet, le jour prévu comme étant celui du Jugement dernier annoncé par des hiéroglyphes mayas. Mais si vous lisez cet article, c’est que la fin du monde n’a probablement pas eu lieu ce 21 décembre.

Thomas Dakin POUYA (pouyemtiim@yahoo.fr)

Sidwaya

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