Visite du Premier ministre au Soudan : Un « cadeau de Noël » pour le Bataillon Laafi

lundi 24 décembre 2012

Dans le cadre de sa visite au contingent burkinabè de maintien de la paix au Darfour, le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, a été accueilli le samedi 22 décembre 2012, à l’aéroport de Khartoum par les autorités soudanaises. Il a ensuite rencontré la communauté burkinabè vivant au Soudan.

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Visite du Premier ministre au Soudan : Un « cadeau de Noël » pour le Bataillon Laafi

Le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, célèbre le Noël au Darfour avec le contingent burkinabè déployé sur ce théâtre de maintien de la paix. Un accueil chaleureux lui a été réservé à l’aéroport de Khartoum, samedi 22 décembre à 2h30, heure locale (vendredi 23h30, heure de Ouagadougou). Après avoir passé en revue les troupes d’honneur mobilisées dans le froid sur le tarmac, Luc Adolphe Tiao, s’est entretenu au salon d’honneur présidentiel avec une délégation gouvernementale soudanaise, conduite par le ministre chargé du Conseil des ministres, Ahmed Saad Oumar.

« Le Burkina Faso et le Soudan entretiennent d’excellentes relations depuis longtemps. Notre pays fait partie de ceux qui se sont engagés à contribuer à la paix au Soudan. Dans ce sens, nous avons depuis 2009, des soldats qui participent au maintien de la paix et à la sécurisation au Darfour », a rappelé le Premier ministre. Il est accompagné de militaires et de diplomates dont le chef d’état-major général adjoint des armées, le colonel-major, Pingrenoma Zagré, et l’ambassadeur du Burkina Faso en Egypte, Moussa Nébié. Ce voyage officiel offre l’occasion, a-t-il dit, de renforcer davantage les relations de coopération qu’entretiennent les deux pays.

Mais aussi et surtout, d’aller rencontrer le contingent burkinabè qui se trouve au Darfour, pour l’encourager dans sa mission. « La paix pour nous est indispensable pour le développement de l’Afrique. Partout où les Africains sont, nous devrions pouvoir nous aider, nous entraider et cela est indispensable », a insisté le chef du gouvernement burkinabè. C’est ce qui explique l’engagement du Burkina Faso, à travers le président du Faso, Blaise Compaoré, à résoudre les conflits du continent. « Nous pensons que les questions africaines peuvent et doivent trouver leurs solutions en Afrique », a relevé M. Tiao.

Le ministre chargé du conseil des ministres soudanais, Ahmed Saad Oumar, s’est, à son tour, réjoui de cette visite de haut niveau qui permettra de renforcer la coopération bilatérale. L’émissaire du Président du Faso devra en outre, échangé avec le président soudanais Omar Hassan Ahmed el-Béchir, le vice-président et le président du parlement.

Floby et Sami Rama en concert à Forobaranga

En fin d’après-midi du samedi, le chef du gouvernement a rencontré la communauté burkinabè vivant au Soudan. Il a situé le cadre de sa visite et leur a livré des nouvelles du pays. Notamment le bon déroulement des élections couplées avec un taux de participation record de près de 75%, du 52e anniversaire de l’indépendance, etc. Il a aussi évoqué la bonne campagne électorale et le défi de la lutte contre la pauvreté. Les compatriotes ont soumis des préoccupations relatives à l’insuffisance de moyens, de bourses d’études, à l’équivalence des diplômes obtenus au Soudan et à leur intégration dans la fonction publique nationale. Luc Adolphe Tiao a souligné, entre autres, que l’Etat ne peut pas s’occuper individuellement, de tous les étudiants burkinabè disséminés dans le monde.

Les conditions d’obtention des bourses sont valables pour tous. Par ailleurs, il a conseillé les étudiants en arabe, d’apprendre aussi le français qui est la langue officielle de leur pays, afin de faciliter leur intégration. « Soyez des ambassadeurs du Burkina Faso, où vous êtes, par un comportement exemplaire », a lancé le Premier ministre. Il a promis bientôt, la nomination d’un consul à Khartoum pour mieux défendre les intérêts de la communauté.

Le Premier ministre quitte Khartoum ce lundi 24 décembre, pour le Darfour. A El Fasher, il aura des discussions avec les autorités militaires, notamment le commandant de la Mission hybride Union africaine/Nations unies au Darfour (MINUAD). Le clou du séjour se déroulera dans la soirée et la nuit du 24 au 25 décembre à Forobaranga, la base du Bataillon Laafi. Deux artistes, Floby et Sami Rama, presteront. « La gazelle du Boulgou » va revisiter son répertoire avec des titres comme « Y croire » et rappeler aux casques bleus de bons moments. Pour Floby, le « show sera du bon ». Il a confié avoir eu peur dans un premier temps, pensant que le Darfour est une zone de guerre, où il n’y a pas sa place.

« C’est après que j’ai réalisé qu’il y a mes frères qui sont là-bas et ont besoin aussi de moments de fête », a-t-il soutenu. Le jeune prodige entend donner le meilleur de lui-même. « J’ai eu la chance de parcourir des scènes dans le monde entier, mais je n’ai jamais joué dans un camp militaire. Ça sera le meilleur de mes scènes », a fait remarquer Floby. Le manageur des deux artistes, Papus Zongo, observe que l’environnement est particulier, inhabituel pour les artistes, une zone militaire de maintien de la paix. « Ils vont se produire pour la patrie, pour la paix… c’est très fort. On espère que ça va contribuer à galvaniser les troupes, à booster leur moral », a déclaré le patron de « Merveilles production ». Noël à Forobaranga sera époustouflant, avec le cadeau de « papa » Luc Adolphe Tiao.

Bachirou NANA ! : Envoyé spécial à Khartoum
(Soudan)


Climat précaire au Darfour

A peine arrivé à Khartoum, nous avons appris de la porte-parole de la MINUAD, Aïcha Elbasri, relayée par l’Agence France Presse, qu’une fusillade a eu lieu au sein d’un contingent étranger de la force onusienne basée à Mukjar dans le secteur ouest du Darfour. Un soldat du maintien de la paix a tué par balle jeudi, trois de ses collègues, avant de se donner la mort. Un autre a été blessé. La mission est actuellement en train d’enquêter sur les circonstances du drame. « Ce ne sont pas des Burkinabè », a précisé l’attaché de défense de notre ambassade à Addis-Abeba. Quelques heures avant ce drame, le Soudan du Sud reconnaissait avoir abattu sur son territoire, un hélicoptère de l’ONU, tuant les quatre membres d’équipage. L’appareil aurait été pris par erreur pour un engin ennemi. Au mois d’octobre, quatre soldats nigérians de la MINUAD avaient été tués et huit autres blessés à El-Geneina, dans l’Ouest du Darfour, lors de l’embuscade la plus meurtrière de l’histoire de la MINUAD, selon des sources onusiennes.

Les casques bleus ont été déployés au Darfour en 2007 pour tenter de faire cesser les hostilités entre les rebelles et le gouvernement soudanais. La fusillade de Mukjar est intervenue le jour même de la nomination du Ghanéen Mohamed Ibn Chambas en qualité de représentant spécial conjoint de l’Union africaine (UA) et de l’ONU au Darfour. Il est désormais à la tête de plus de 21.000 hommes de la force de maintien de la paix, dont 16 500 soldats et observateurs militaires, ainsi que 5000 policiers.

B.N.

Sidwaya

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Messages

  • Slt Mr le Ministre Luc ta visite au Darfour et voir les realites sur le terrain(Coe nos chefs on tjr cacher la verite pr garder leur poste soit disant je gere la situation) est un temoignage un jour sur la vie ke les Soldats Burkinabe vivent sur le terrain. Mon frere B.N oui chaque jour est un climat precaire au Darfour. Jour et nuit ns sommes sur nos garde rien ne doit etre neglige la peur dans le vendre personne ne veut mourir pr revenir voir nos familles amis etc.. tout ca pr defendre les Interetsdu Burkina. Grace aux courages et le professionalismes des soldats du Faso nos actions ont tjr ete felicite a l`international mem par nos autorites ns faisons rentre de l`argent pr le pays. Sacher k nous mem soldat sur le terrain ont gagne rien de bon. Ns sommes payer chercher par UNAMID mais nos autorite bloque presque tous. Pr l`interet de la nation nous demandons a nos autorites de faire pardon nous remettre nos droit. ns on se sacrifie chaque jour pr l`interet de la nation entiere. s`ils vous plait ne nous donne pas dos. on a besoin l`un pr l`autre pr construire ce pays le Burkina faso. A nos autorites

    • M.Paix, il faut arreter d’intoxiquer les populations et de tenter de créer la subversion !! car cela est indigne d’un bon soldat patriote. Les elements du contingent BF recoivent INTEGRALEMENT LEURS DROITS ; ce qui n’est pas le cas de ceux d’autres pays qui recoivent un certain pourcentage seulement (facile à vérifier avec quelques pays voisins). Le pays contribue à la gestion de la paix par l’envoi de troupes. L’ONU et l’UA paient les droits des éléments (qui leurs sont remis) et remboursent le pays contributeur pour le ’service’, les matériels engagés’. Ce remboursement revient à l’Etat qui gère ces fonds. On peut constater les nouveauxd équipements de nos jours. Donc inutile de semer la diversion, car ce n’est pas du mercenariat. On sait aussi comment vous ’grouiller par tous lesmoyens’’ pour y aller. Bon courage aux vrais soldats partis honorer le pays et haro sur les mercenaires et semeurs de troubles

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