Ex-travailleur de Faso Fani : De l’encre à l’enclos

mercredi 19 décembre 2012

Casimir ZOMA a été le premier dessinateur de la défunte usine de filature et de confection de tissu « Faso Fani ». Dès 1969, il intègre l’entreprise qui en son temps, se nommait Voltex. C’est finalement en 2001 qu’il quittera Faso Fani tout comme ses collègues pour raison de fermeture. A 60 ans révolus, ce natif de Koudougou, s’est converti à l’élevage pour mieux prendre en charge sa famille.

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Ex-travailleur de Faso Fani : De l’encre à l’enclos

A la fermeture de l’usine textile Faso Fani, le premier dessinateur se lance dans le secteur de l’élevage. Juste derrière sa maison, Casimir ZOMA élève des porcs, des moutons et de la volaille. En plus de mener d’autres activités parallèles pour joindre les deux bouts, cet ex-travailleur touche sa pension de retraite.

Contrairement à certains de ces collègues, qui ont attendu ou qui attendent encore leur pension, lui, a bénéficié de son allocation deux ans après la mort de l’entreprise « Quand on nous a mis à la porte, il y avait une trentaine d’ouvriers qui devaient attendre jusqu’en 2015 pour toucher la pension. J’étais à deux ans de ma retraite quand Faso Fani s’est fermé en 2001. En 2003, j’ai été admis à la retraite et depuis lors, je bénéfice de ma pension. » s’explique-t-il.

Casimir ZOMA a aussi profité de son métier, même étant loin de l’usine. Des commerçants commandaient des motifs de pagne pour ensuite les concevoir dans les pays voisins. « Ils venaient commander avec moi et je leur livrais des maquettes. Ils partaient lancer des commandes dans des industries au Niger au Mali ou en Côte d’Ivoire. »

Mais cet auto-emploi ne va pas durer. Le passionné du dessin est en train de perdre la vue. « Entre temps, les yeux aussi ont cédé parce que le dessin est minutieux. J’ai donc laissé tomber » avoue-t-il.

Faso Fani n’est plus. Ces anciens travailleurs survivent grâce à la pension et d’autres activités. En Octobre 2011, ils ont pu entrer en possession de leurs 32 millions dont leur avocat, Me Stanislas Bénéwindé Sankara, leur restait redevable. Ce dossier est désormais clos.

BAYALA Laurentine

RTB

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