Société : La philosophie de la responsabilité

vendredi 16 novembre 2012

Le troisième millénaire est caractérisé par un certain nombre de maux qui minent nos sociétés et compromettent inéluctablement le processus de développement. Entre autres, on assiste à une maximisation du profit par tous les moyens, la vulgarisation des loisirs de tout genre, la corruption, la prostitution, la délinquance. Malencontreusement, les auteurs de ces crimes exercent dans l’impunité. Tous ces problèmes tirent leur origine d’une fuite de responsabilité à quelque niveau que ce soit. De la famille nucléaire à la société toute entière, tous ces responsables s’illustrent de plus en plus par leur médiocrité.

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A cette période de campagne électorale au Burkina Faso où tous les moyens sont bons pour se faire des voix, période de mensonge, de fausses promesses, de dénigrement de l’adversaire, il n’est pas superflu de rappeler le rôle et les qualités qu’un responsable doit avoir pour une bonne gouvernance. Toute société humaine, quelle soit religieuse, traditionnelle ou politique fonctionne sur la base des lois qui réglementent la conduite de ces membres. Et pour mieux sauvegarder ces lois qui régissent la société, quelques individus sont choisis pour être à la tête de toute une communauté, d’un pays ou d’autres structures. Ces responsables ont donc pour tâches de veiller à l’application rigoureuse de ces lois et partant de l’épanouissement de la société toute entière. Pour bien mener ses tâches, le responsable doit incarner les vertus suivantes : patience, humanisme, honnêteté, respect, modestie, indulgence, fermeté (sans être violent), souplesse (sans être lâche). Il doit également travailler à développer ces qualités en chacun de ses administrés.

De même, la vocation première du responsable est de servir tous ceux qui vivent sous son autorité sans privilégier un groupe aux dépens du reste de la société. A ce propos, parlant de ses propres parents, un homme de Dieu disait : « Ils seront les premiers à avoir faim s’il y a famine et les derniers à se rassasier quand les gens mangeront à leur faim ». N’est-ce pas le contraire que nous remarquons un peu partout dans le monde ? Le premier souci de nos leaders, c’est de se remplir les poches, c’est d’assurer indûment l’avenir de leur famille avant de se préoccuper de l’intérêt du pays. A ce rythme, on assiste à un népotisme caractérisé, préjudiciable pour un développement durable. Quand on est élu, on n’appartient plus à un clan donné mais à toute une communauté devant laquelle on a des comptes à rendre.

Autres qualités intrinsèques qu’un leader doit avoir c’est de consulter son équipe et toute personne ressource avant toute décision allant dans le sens de la gestion des affaires publiques. Cette attitude crée un climat de confiance et repousse ipso facto la dictature. Pour que tous ces efforts soient couronnés de succès, il faut une certaine violence sur soi au profit des administrés. Tout responsable doit alors avoir pour slogan de se sacrifier pour son peuple au lieu de sacrifier le peuple pour des intérêts personnels et égoïstes. En tout état de cause, chaque membre de la société doit apporter sa pierre pour l’édification de la nation en exerçant une influence ou une action morale réconfortante et constructive dans son milieu et aussi loin que possible.

KABORE Karim
Econome CEG de Poura-Mine
abdoulkaka@yahoo.fr

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