Inutile de dire que cette élection comme toutes les autres avant elle a été suivie dans le monde entier avec une attention particulière. Car après tout, il s’agit bien de la première puissance mondiale. Par conséquent, tout ce qui la concerne regarde nécessairement le reste du monde.
A l’heure d’une interdépendance politique et économique entre les Etats, l’on peut aisément comprendre que la présidentielle américaine constitue un moment important de ce qu’il est convenu d’appeler la gouvernance mondiale.
Mais au-delà des résultats, mon avis est que l’Amérique vient encore une fois de donner une belle leçon de démocratie au reste du monde. Le perdant, Mitt Romney, a reconnu sa défaite et a appelé le vainqueur, Barack Obama, pour le féliciter de sa victoire et lui souhaiter bonne chance.
Sur le continent africain, on aimerait que les choses se passent ainsi : sans contestations majeures, sans remise en cause, sans guerre. Bref, on aimerait bien avoir des élections ‘’propres’’. On ne voudrait plus voir ces commissions électorales façon façon, taillées sur pièce et contestées jusque dans les isoloirs. On n’aimerait plus voir ces images de soldat fuyant avec des urnes bourrées de bulletins.
On ne voudrait plus voir les règles du jeu, les constitutions, tripatouillées et mutilées.
God bless Africa !
Ju’l So


