Conseil de discipline de la Police nationale : L’épée de Damoclès sur la tête de trente « flics »

lundi 5 novembre 2012

La direction générale de la Police nationale a organisé la première session extraordinaire de son conseil de discipline, le lundi 5 novembre 2012 à Ouagadougou. L’objectif de cette séance est de juger des policiers ayant commis des actes d’indiscipline contraires à la déontologie du corps.

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Conseil de discipline de la Police nationale : L’épée de Damoclès sur la tête de trente « flics »

Au regard des textes organisationnels, notamment la loi 045 du 14 décembre 2010, portant statut de la Police nationale, la direction générale de cette structure organise, pendant une quinzaine de jours, un conseil de discipline extraordinaire pour juger des policiers fautifs d’actes d’indiscipline. A l’occasion de l’ouverture de cette session, le Directeur général adjoint (DGA) de la Police nationale, Jean Bosco Kiénou a décliné les principales raisons de ce conseil de discipline : « tous ceux qui, à un certain moment ou à un autre, se sont mis au travers des textes, en ce qui concerne la stricte observation de leurs obligations professionnelles, mais aussi du respect de l’éthique et de la déontologie du corps, devront répondre de leurs actes ».

Ce sont une trentaine de policiers (des officiers et majoritairement des assistants de police) qui vont être traduits devant ce conseil à l’issue duquel ceux-ci seront sanctionnés à la hauteur de leurs forfaits. Il est reproché à ces « flics » d’avoir commis, d’une part, des fautes professionnelles et d’autre part, des fautes de droits communs ayant entraîné la traduction de certains d’entre eux devant les tribunaux judiciaires. « Les fautes de droits communs portent atteinte à notre déontologie et il est tout à fait normal, que indépendamment de la poursuite judiciaire, ces policiers soient traduits devant le conseil de discipline pour répondre des actes d’indiscipline que nous avons relevés à notre niveau », a affirmé Rasmané Francis Sawadogo, président dudit conseil de discipline. D’autres griefs leur sont également reprochés, tels que des cas d’abandon de postes (qui forment le gros des dossiers), des cas de corruption, de refus de rejoindre leurs postes et de « mauvaise manière » de servir.

« Ce sont des cas que nous qualifions de fautes lourdes professionnelles qui entrent dans le cadre des actes d’indiscipline de 3e catégorie », a fait savoir M. Sawadogo. Au nombre des sanctions par ces policiers mis en cause peuvent encourir, il y a des blâmes, la révocation, le licenciement et la rétrogradation. Tout en rappelant les missions assignées à la Police nationale, le DGA de cette institution, Jean Bosco Kiénou, a signalé que celles-ci ne peuvent s’accomplir sans une discipline exemplaire des hommes et des femmes appelés à l’exercice de la profession de policier. Et Rasmané Sawadogo de renchérir, « si nous laissons passer des actes d’indiscipline de ce genre, cela va ternir notre image de marque et freiner notre bon fonctionnement ».

Selon lui, ce conseil de discipline devrait amener les autres policiers à se ranger et à respecter scrupuleusement les textes, car dans un corps, il faut que la discipline règne. Avant de conclure que la Police nationale veut avoir, en son sein, des policiers intègres, justes, disciplinés, loyaux et impartiaux. Au regard des délais que prescrivent les textes, la présente session dispose de 15 jours pour faire son travail et rendre son jugement. D’autres policiers fautifs passeront en conseil de discipline lors d’une prochaine session dont la date reste à préciser.

Souleymane KANAZOE (Kanazoe.souleymane@yahoo.fr)

Sidwaya

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