Si la classe politique malienne et les représentants des ressortissants du nord se sont dits majoritairement favorables à une intervention des forces de la Cédéao, les bérets verts du camp de Kati, eux s’y opposent. Sur le sujet, Bakary Mariko, un des porte-parole du capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte, a été on ne peut plus clair ce jeudi à RFI : « Nous ne voulons pas de soldats de la Cédéao sur notre sol. »
Ce que les militaires de l’ex junte souhaitent, c’est l’envoi de formateurs et un appui logistique, notamment aérien. « On a les hommes capables de faire le travail mais il nous manque du matériel, et la Cédéao bloque notre matériel parce qu’elle veut intervenir. » Bakary Mariko précise que l’ex-junte demande le déblocage des armes achetées par le président malien renversé, Amadou Toumani Touré, et qui sont retenues en Guinée et au Sénégal. Lundi, le président malien de la transition, Dioncounda Traoré, avait demandé « formellement » l’envoi de troupes de la Cédéao dans la perspective de la reconquête du nord du pays occupé par les islamistes.
WENDONDE
Fasozine


