Et cela à quelques encablures du point de cantonnement des soldats de l’armée régulière. Cette situation n’a pas manqué de provoquer le courroux du Front uni pour la défense de la République et la démocratie (FDR), un regroupement d’une quarantaine de partis politiques qui estime que « la prise de Douentza par le Mujao, à la barbe des forces armées et de sécurité massivement cantonnées à Sévaré (à environ 15 km à l’est de Mopti) constitue un affront intolérable ». Mais que peut réellement cette armée malienne piégée par une « fierté nationale » qui frise la couardise ? En s’insurgeant contre l’immobilisme de l’Armée et des autorités de Bamako, le FDR jette un nouveau pavé dans la mare.
Mieux, il demande instamment le déploiement d’une force africaine au Nord afin de permettre au Mali de recouvrer l’unité de son territoire. Mais à l’allure où le président par intérim et le gouvernement de transition jouent à la sourde oreille, cet appel est aussi vain que tous ceux lancés auparavant. A force de brandir une souveraineté nationale qui n’est désormais plus que l’ombre d’elle-même, le Mali ne peut s’en prendre qu’à l’amateurisme de ses dirigeants. A défaut de boire l’occupation islamiste jusqu’à la lie.
BARK BIIGA
Fasozine



