Diplomatie mise à part, le chargé d’Affaires a expliqué sans ambages le conflit territorial qui oppose son pays à la Corée du Sud. Eclaté ouvertement en 1952 suite à l’instauration de la « ligne Lee » par le président sud-coréen de l’époque Lee Seung-man incorporant les îlots de Takeshima dans les eaux coréennes, le conflit est régulièrement revenu au devant de la scène internationale. Selon le diplomate nippon, les autorités de Séoul qui manquent d’arguments à l’approche de l’élection présidentielle actionnent sur la fibre nationaliste afin de convaincre les populations de les réélire.
Qu’à cela ne tienne, les autorités japonaises ont suggéré à Séoul, par écrit, de confier le litige territorial à la Cour internationale de Justice.
Mais peine perdue car le régime du président Lee Myung-bak a rejeté catégoriquement la proposition du Japon. C’est un dialogue de sourds qui s’est installé entre les deux voisins. Hasama Hisanobu reste tout de même convaincu que la fièvre retombera après la présidentielle sud-coréenne.
Autre point abordé avec les journalistes a été la visite du ministre burkinabè des Affaires étrangères au Japon. Selon le diplomate japonais, Djibrill Bassolé et son homologue japonais ont parlé de la situation au Mali où le président burkinabè, Blaise Compaoré, est médiateur. Ils ont également parlé de la coopération entre les deux pays et de la coopération multilatérale.
Nouvellement affecté à Ouagadougou, Hasama Hisanobu est le chargé d’Affaires à l’ambassadeur du Japon au Burkina. Né le 6 février 1953, il est diplomate de carrière. Son premier poste a été le Zaïre, l’actuelle République démocratique du Congo (RDC) où il a servi de 1981 à 1985. Hasama Hisanobu a également été affecté en France, au Maroc, en Haïti, au Sénégal, au Mali et au Bénin d’où il a déposé, en juillet, ses valises au Burkina.
Jacques Théodore Balima
Lefaso.net



