De cette lutte, le Collectif demande maintenant le départ pur et simple du président togolais. Lasses alors de ces incessantes grèves soldées par des pertes en vies humaines, les Togolaises ont décrété une semaine de « grève du sexe ». Entendons par là, sept jours de privation de rapports sexuels. « Une idée folle », comme le qualifient certains hommes ébahis. Pourtant, elle apparaît comme une « très bonne anecdote », pour conscientiser un tant soit peu les hommes (il ne s’agit pas de tous les hommes) qui passent leur temps (même si certaines luttes sont nobles et objectives ) à attrister la moitié du ciel. Qu’à cela ne tienne, cette « grève du sexe » entamée par les Togolaises et envisagée par les Ivoiriennes n’est-elle pas une fausse note.
Lorsqu’on sait que les histoires de cœur sont des plus sensibles et exigeantes. Aussi, comment saura-t-on qu’un gréviste ne fraudera pas en couchant avec son homme ? Lorsqu’on sait surtout, qu’une femme et un homme entre quatre murs, la tentation est très forte. Que dire des travailleuses du sexe qui sont toujours aptes à satisfaire les hommes qui ne trouvent pas leur compte dans le foyer, à moins qu’elles ne soient pas concernées par la grève. Au cas échéant, des dommages et intérêts seront probablement réclamés puisque ces dernières ne vivent que par le sexe. Et puis, les maîtresses (voleuses de maris) ne se frotteront-elles pas bien les mains ? En tout cas, cette grève du sexe semble se mener comme annoncée au Togo, malgré les inquiétudes des unes et des autres.
L’objectif étant d’aider les hommes à mesurer l’importance de la paix et de la cohésion sociale. L’espoir est tout de même permis puisque des cas similaires ont produit les effets escomptés. A titre d’exemple, des Indiennes ont eu gain de cause en décrétant une semaine de grève du sexe. Espérons alors que cette grève du sexe ne fera pas plus de mal que de bien.
Bassératou KINDO (beckyelsie@yahoo.fr)
L’Express du Faso


