Kilwin : Des jeunes exigent le bitumage de la Rue Naba Yilen

lundi 30 juillet 2012

Il ne se passe plus une semaine sans qu’une frange de la population burkinabè ne manifeste bruyamment son ras-le bol sur la manière dont certaines choses publiques sont gérées. Si ce n’est pas pour exiger le départ d’un maire qui aurait commis des « malversations » dans l’attribution de parcelles, c’est pour réclamer le bitumage de certaines voies ou pour d’autres raisons. Tant les motifs des révoltes sont nombreux.

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Ce matin, ce sont les jeunes de Kilwin, un quartier périphérique de Ouagadougou, qui ont barré la Nationale N°2 (route de Ouahigouya) pour exiger de la mairie de l’arrondissement de Sigh-Noghin le bitumage d’une voie du quartier qu’ils jugent impraticable en saison hivernale. Certains éprouvent de la peine à accéder à leurs domiciles en période de pluies. Et ils ont tenu à le savoir.

A l’aide de pierres, de barres de fer et de morceaux de bois, la foule a bloqué le trafic sur la Nationale N°2 toute la matinée de ce vendredi, obligeant les usagers à emprunter la voie délabrée. « Nous manifestons ce matin pour exiger que le maire de l’arrondissement de Sigh-Noghin (NDLR, Pascal T Ouédraogo) vienne arranger la route », a expliqué Magloire Diarra, un des manifestants.

La route au centre des manifestations est la « Rue Naba Yilen ». Elle longe l’agence de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) située dans ce quartier. Pour les manifestants, cela fait près de 5 ans que promesse leur avait été faite de bitumer la voie. « La saison des pluies s’est véritablement installée il n’y a pas longtemps mais il y a plus de dix personnes qui sont déjà tombées dans les trous creusés par l’eau de pluie », a ajouté Magloire Diarra.

Barrant la Nationale N°2, les jeunes obligeaient les usagers à s’engouffrer dans la ruelle en très mauvais état. « En faisant passer les gens par cette voie, ils seront eux-mêmes témoins de l’état de la route. Ceux qui auront la possibilité, pourront interpeller les dirigeants sur notre cas », a précisé M. Diarra.

Un bus de la société de transport en commun (SOTRACO) avait été immobilisé par les jeunes en colère. Au moment où nous quittions les lieux, le maire de l’arrondissement était annoncé. Mais aux dernières nouvelles, il aurait dépêché ses collaborateurs pour négocier avec les manifestants. Des éléments de la gendarmerie nationale assistaient, sans pouvoir faire grand-chose, aux mouvements de colère des manifestants.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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