Les Burkinabè aussi seront de cette fête planétaire. Et ils ne feront pas que regarder à la télé mais vont participer sur le terrain. En effet, nous avons appris que le Faso sera représenté à ces JO 2012 par une délégation de 18 personnes. Rien de mauvais jusqu’ici et on aurait même dû se féliciter de cette représentation pas si marginale si la composition de la délégation ne dérangeait pas. Car sur les 18 officiels burkinabè, il n’y a que cinq athlètes.
13 officiels pour 5 athlètes, c’est à raison de 2,6 accompagnants par athlète. Ce n’est plus de l’accompagnement, c’est de l’ « encadrage » ! A-t-on besoin de mobiliser un tel monde pour deux tondus trois pelés ? Pourquoi un tel bataillon ? Est-ce pour marquer nos représentants à la culotte, leur enlever toute tentation de vouloir filer…à l’anglaise ? Difficile à accepter car la majorité de nos combattants à ces JO vivent déjà l’extérieur.
On savait que le secteur du sport est de plus en plus le théâtre de toutes les folies financières, quand on regarde les montants faramineux des transactions. Même pour un pays comme le nôtre, et par ces temps difficiles, il demeure une caverne d’Ali Baba.
Le baron Pierre de Coubertin avait dit que l’essentiel, c’est de participer. Il n’avait certainement pas compris dans ce sens. Car ici, ce n’est plus de la participation mais de la figuration. Une figuration qui coûte cher comme on peut l’imaginer quand on fait un petit calcul de ce que ça revient de faire voyager, loger, manger, déplacer 13 accompagnants.
On peut d’ores et déjà être certain que quels que soient les résultats de nos représentants sportifs, nous aurons au moins une médaille ; médaille du ridicule ou de l’irresponsabilité, on a le choix de l’agrafe !
Lefaso.net




