Dans la nuit du 13 au 14 juillet dernier, M. Mandé, commerçant résident au secteur 30 de Ouagadougou, constate la disparition de son vélomoteur de marque Jupiter MX. La victime se présente immédiatement à la brigade de gendarmerie de Kossyam pour déclarer le vol et soupçonne son voisin de maison, B. Drabo qui selon ses dires possédait un système de contact d’un vélomoteur de la même marque que la sienne, dont il cherchait à se faire confectionner la clé.
Alertée, la brigade interpelle alors le suspect qui aurait reconnu les faits et en s’attribuant même la paternité de plusieurs autres vols, commis avec effraction ou en utilisant de fausses clés, avec d’autres acolytes dans les secteurs 15, 16, 30, ainsi qu’au quartier chic de Ouaga 2000. Poursuivant l’enquête, la gendarmerie de Kossyam arrête deux autres personnes : Z. Ouédraogo et C. Sanou. Selon le lieutenant Bapan Niangao, commandant de la compagnie de Ouagadougou, un troisième, le recéleur du nom de A. Zoundi, repris de justice et bien connu de la sous-unité, est toujours en cavale.
Les gendarmes ont pu saisir des mains des présumés coupables, le matériel non encore écoulé. Il se compose d’engins à deux roues, dont quatre vélomoteurs, deux bicyclettes, mais aussi de matériels variés allant de salons complets aux des machines à coudre, en passant par des antennes paraboliques, un réfrigérateur, une cuisinière avec four, du matériel de salon de coiffure, des téléphones portables, des postes téléviseurs écran plasma. La gendarmerie a aussi mis la main sur un lot de 275 fausses clés toutes catégories confondues et divers autres matériels.
Cette présentation des délinquants a été l’occasion pour le lieutenant Niangao d’inviter la population à une franche collaboration avec les forces de défense et de sécurité, « seul gage qui leur permettra de lutter efficacement contre le banditisme ». Quant aux présumés délinquants arrêtés, ils risquent une peine allant de 10 à 20 ans de prison.
ELZA SANDRINE SAWADOGO
Fasozine




