Hôpital Sourô SANOU : Bloc opératoire ou bloc à problèmes ?

lundi 9 juillet 2012

Pousser la porte d’un bloc opératoire, c’est entrer dans un monde à part. Chacune des personnes qui y travaillent est le « maillon d’une chaîne » qui permet la prise en charge du malade. Nous nous sommes rendus à l hôpital pour visiter le bloc opératoire et nous imprégner de ses réalités. Le constat est amer.

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Créé en 1920, l’actuel centre hospitalier universitaire Sourô SANOU (CHUSS) est l’héritier de l’ancienne enceinte militaire de la période coloniale. Ce qui explique sa position géographique en face du camp militaire Ouezzin Coulibaly. Le CHUSS a une capacité d’accueil de 500 lits et un effectif global de 676 agents « toutes catégories confondues ». Les services cliniques et médicaux-techniques sont organisés en six (06) départements dont le département de chirurgie, d’où, le Bloc opératoire. Nous nous sommes intéressé à ce département parce qu’au Bloc il ya des problèmes. Déjà à l’entrée, des accompagnants de malades attendaient sur un banc. Les uns avec des habits, les autres avec des plats pour les malades. D’autres encore tenaient des produits pharmaceutiques dans les mains.

Une fois passée la barrière en file où un vigile « filtre » les entrées, le constat est effroyable. Tous les malades « ne sont pas logés à la même enseigne ». Tandis que les uns sont couchés sur des lits dans des salles d’hospitalisation, d’autres le sont à terre sur des nattes que des parents leur ont apportées de la maison. Les plus chanceux dans cette catégorie de malades, ont tout simplement eu des matelas posés à terre. Sur le sol, d’une grande fraîcheur, on peut s’imaginer le calvaire de ces malades la nuit venue, quand les moustiques pullulent de partout. On peut également imaginer le calvaire de cette catégorie de malades quand il y a une pluie ou un vent violent et frais en cette période hivernale.

La raison de cette situation est toute simple : Le CHUSS de Bobo manque de lits et de place. Pour les autres matériels, n’en parlons pas. Pourtant par jour, à titre d’exemple, l’hôpital enregistre en moyenne 15 cas d’accidents. Ce qui justifie le trop plein du pavillon qui accueille ces malades.

Eudoxie PODA/Stagiaire
L’Express du Faso

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