Sacré Simon !
« Je suis allé sur une civière et je suis revenu sur mes pieds », c’est en ces termes, que le maire de la ville de Ouagadougou, Simon Compaoré, a rendu grâce à Dieu, après trois mois passés en France pour des soins, à la suite de son accident. Pour témoigner de sa forme retrouvée, dès son arrivée à l’aéroport, le bourgmestre a soulevé sa canne, comme pour dire : je ne compte pas sur elle pour marcher. Il avait aussi déclaré qu’il était revenu pour repartir au charbon, afin de poursuivre ses chantiers à la tête de la capitale burkinabè. D’aucuns ont pu penser à un show du maire. Mais cette semaine, seulement quelques jours après « son retour », l’édile a repris du service. En l’espace de 48h, il a activement pris part à deux rencontres importantes.
D’abord sur le programme de coopération décentralisée Ouaga-Bamako-Paris, ensuite sur l’abattage clandestin de bétail. Le maire a honoré la tradition des interviews en position débout, prenant le soin de se débarrasser, auparavant de sa canne. Le message est clair : Simon est revenu en bonne santé. Peut-être pas encore à 100% de sa forme d’antan, mais on peut déjà dire que c’est un Simon opérationnel qui a fait son come back dans sa ville. Ce ne sera pas étonnant de le revoir de si tôt, au-devant de ses « enfants », c’est-à-dire les éléments de la police municipale, dans des opérations de déguerpissement d’usagers anarchiquement installés sur la voie publique. Comme quoi, le maire Simon Compaoré fait sa rééducation sur le terrain. Mais que diable, d’où tire-t-il cette énergie débordante ! Lui seul a le secret.
La rigueur dans les guérites
Il y a de plus en plus de lieux publics ou privés dont l’accès est conditionné au dépôt d’une pièce d’identité au poste de sécurité, communément appelé guérite.
Ce dispositif est mis en place pour pouvoir contrôler les mouvements au sein de ces espaces. Cela est tout à fait normal, surtout en ces temps d’insécurité rampante. Mais le hic, c’est que certains occupants de ces postes manquent de rigueur. D’abord, le principe est observé à la tête du client, plutôt que du visiteur. Pendant que certains sont contraints de déposer leur pièce d’identité à l’entrée, d’autres entrent comme dans un marché. Ce qui est de nature à créer des frustrations du genre, « pourquoi lui et pas moi… ». Aussi, la logique voudrait que le visiteur soit doté d’un badge qu’il pourra échanger contre sa pièce à la sortie. Là également, les choses ne se passent pas comme on l’aurait souhaité, car on constate aussi de nombreux cas d’oubli de documents d’identité aux guérites.
L’usager qui n’a pas de badge sur lui oublie souvent qu’il a « laissé quelque chose » à l’entrée. Ensuite, il arrive que des visiteurs reprennent, par inadvertance ou par préméditation, des pièces d’identité ne leur appartenant pas, à la faveur du laxisme complice des agents de sécurité. En tous les cas, seule la rigueur dans la gestion de ces postes de contrôle pourra leur permettre de jouer pleinement leur rôle, sans trop de dommages aux usagers.
Sidwaya



