« Dans sa livraison du vendredi 22 au dimanche 24 juin 2012, à travers la rubrique "Question à qui de droit", votre quotidien indépendant d’informations générales "Le Pays" a publié en sa page 35 un article signé "Un citoyen très soucieux des dérives constatées dans la circulation". L’article met en relief, à travers quatre (04) questions, les préoccupations du "citoyen" concernant l’action des services de police. Ces préoccupations pourraient être résumées en deux points. l’absence supposée des policiers la nuit dans la ville de Ouagadougou en dehors des périodes de fête ;
l’indifférence des policiers face aux comportements répréhensibles de certains usagers de la route. La première préoccupation du "citoyen très soucieux des dérives constatées dans la circulation", loin d’être pertinente, en appelle à la réaction suivante de la part des services de Police.
La Police nationale, dans l’accomplissement de ses missions de tous les jours, a, en dehors des gardes statiques, des services de nuit.
Font parties de ces services de nuit :
la circulation routière, active dans bon nombre de carrefours de la ville de Ouagadougou toutes les nuits ;
la Police Secours qui, 24 h sur 24, porte secours aux citoyens en détresse ou en danger ;
la Brigade Anti-Criminalité (BAC) qui, 24 h sur 24, mène des patrouilles de sécurisation et des opérations de ratissage dans les zones criminogènes de la ville de Ouagadougou et des villages environnants ;
les Compagnies républicaines de sécurité (CRS), forces pré-positionnées, dans les endroits stratégiques de la ville de Ouagadougou afin de pouvoir intervenir à temps et parer à tout trouble à l’ordre public ;
les sections des accidents de la circulation qui interviennent 24 h sur 24 dans tous les arrondissements de la ville de Ouagadougou pour diligenter les constatations d’accidents afin de libérer les voies et fluidifier la circulation.
Au sujet de la seconde préoccupation du "citoyen", relative à ce qu’il perçoit comme une indifférence des policiers face aux comportements répréhensibles de certains usagers de la voie, il est important de faire observer ou de rappeler ce qui suit :
la fonction première des feux tricolores est de garantir davantage la sécurité des citoyens usagers de la route ;
les comportements répréhensibles des usagers de la route, constatés au quotidien aux feux tricolores, relèvent plus d’un manque de civisme.
Enfin, à la question de savoir pourquoi les policiers quittent les feux tricolores dès que ceux-ci sont défaillants, il est à souligner que c’est plutôt la Police qui s’invite aux carrefours où sont implantés ces feux dès qu’elle est informée de la situation.
Cependant, durant les longues périodes de délestage, la Police nationale, au regard de la faiblesse des effectifs, de façon générale, peut éprouver des difficultés à occuper tous les carrefours concernés par lesdits délestages.
Il serait illusoire de penser que la résolution des problèmes d’accident passe nécessairement par l’occupation permanente des carrefours par la police, vu que des citoyens se plaisent à transgresser quotidiennement les règles les plus élémentaires du code de la route au Burkina.
Dans le souci de travailler à assurer aux populations en général et aux usagers de la route en particulier un maximum de sécurité, la Police nationale œuvrera davantage à sanctionner les mauvais comportements et l’incivisme qui prend forme dans la cité.
Tout en vous assurant de notre disponibilité entière à accompagner votre journal dans sa noble mission d’information, veillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de notre franche collaboration ».
Léandre SORGO Commissaire Principal de Police
Le Pays


