Lady sexy : 15 ans avec expérience sexuelle de 37 ans

jeudi 28 juin 2012

Des ladies d’un autre genre, ce sont nos filles. Mineures mais déjà émancipées. Mais de quelle émancipation on parle ? 1heure du matin, sortez de chez vous et sillonnez nos grandes villes par curiosité. Elles sont là : une certaine génération d’enfants, pardon de demoiselles super sexy, âgées de 14 à 18 ans. Elles sont libres de se balader comme elles le veulent. Leurs caractéristiques : très jeunes, mini jupe ou mini caleçon, coiffure extravagante et langage vulgaire. Oh ! J’oubliais, fréquentations douteuses. On les appelle les « fraîcheni », les crudités, les minettes, les premiers grades, la pluie du matin,…

Réagissez à cet article Réagissez

Si vous avez la chance, vous les verrez accompagnées de jeunes garçons de leur âge aussi déconnards que les filles. Des petits yoroboy (un chanteur idole de ces jeunes). La mode étant de chiper la voiture de papa, conduire sans permis et de ramasser toutes les minettes du quartier pour une virée nocturne à Ouagadougou. Maintenant aucune boîte de nuit, aucun bar ou maquis ne respecte l’interdiction des mineurs (interdit aux moins de 18 ans). Si vous avez encore de la chance, vous les verrez en groupe. Chacune est sapée à mort avec pour objectif de se faire draguer, payer une consommation …

Si vous n’avez pas la chance, vous les verrez avec des hommes “vieux“ comme leurs grands pères. Des hommes mariés, pères d’enfants, plus vieux que la petite fille, mais qui sans honte se vantent de posséder une carrosserie de la dernière pluie. La petite, l’appelle tonton. Elle est la copine à sa dernière fille . Cela ne gêne pas le gars qui a l’impression de rajeunir. Il lui donne de petits sous et en retour elle lui offre son corps. De la pédophilie pure et dure ! Mais ce mot là ne se dit pas dans ce Ouagadougou. Si vous avez un bébé de 2 ans, planquer le bien sinon un fou de ce genre risque de tester un de ses fantasmes sur lui, sans être inquiété pour quoi que ce soit.

Mesdames, attachez bien vos pagnes car vos foyers sont en danger

Adam, un ami nous a présenté l’une de ses bébés la semaine dernière. Adam a 37ans mais la petite de 15 ans l’appelle bébé et il est fier. Quand on a essayé de lui en parler, il nous a fait remarquer que ce n’était pas lui qui lui a fait perdre sa virginité et qu’elle avait une expérience extraordinaire.

Voyez-vous, les enfants d’aujourd’hui font comme leur parents, elles cherchent l’argent. Si tu as de l’argent, elles ferment les yeux et se prostituent. D’ailleurs les prostituées aujourd’hui ne sont plus des étrangères, ce sont nos petites sœurs burkinabè. Et on s’interroge sur les raisons de leurs échecs scolaires.

Le mois passé, à quelques jours du BEPC, elles étaient là dans les lieux plus que connus, à faire la fête. Pas étonnant de voir ces résultats si négatifs au brevet. Les enfants ne bossent plus. Ce qui les intéresse, filles comme garçons, c’est se saper, boire de l’alcool, prendre de la drogue, manger des poulets, danser en boite, draguer et mettre les photos les plus épatantes sur facebook.

Ce facebook est donc leur première famille. Mais comment peut-on parler face à un mur sans qu’on vous prenne pour un fou ? Là, je ne comprends pas. Mais bref, les enfants s’éduquent désormais entre eux. Des parents absents, des parents impuissants, des parents irresponsables, une société qui perd la tête et voilà nos enfants perdus. Toute une génération sacrifiée. Même la loi existe quand même ! Sortir avec une mineure est interdit, les boîtes de nuit et autres lieux notamment les débits de boisson leur sont interdits, faire du racolage est interdit, Mais ici au Faso, tout cela se fait sans qu’un policier ou un politicien ne parle.

Je me rappelle de mon bon vieux papa Macaire. À 17 heures 30, nous étions toutes supposées être à la maison. À 18 heures nous mangions ensemble. De 19 heures à 21 heures nous révisions nos leçons. 21 heures dodo pour tout le monde. A mes 20 ans, lorsqu’un garçon m’invitait, il devait venir lui-même apporter la carte d’invitation à mon père un mois à l’avance, puis attendre la réponse de ce dernier. Franchement, je n’aimais pas cela mais je me suis soumise et aujourd’hui je lui suis très reconnaissante.

En 2012 dans la plupart des familles, la fillette de 15 ans se prépare à 22 heures et sort sans prévenir. Juste après un coup de fil, elle prend la ville en otage. Et si on l’agresse ? Si on la viole ? Qui est responsable ? Mais tout ceci est le lot quotidien de la vie citadine. Bébé de 4 ans, si tu l’appelles bébé, il te répond : « tantie, je ne suis plus un bébé ». Kié, dounia saama min (le monde est gâté) !

Il faut donc que je réfléchisse sérieusement à une potentielle maternité. Suis-je prête à me lancer dans une entreprise ruineuse, étouffante, et périlleuse, d’éducation d’un enfant ? Surtout qu’aujourd’hui la société n’éduque plus ? Question à murir !

Par Bendré

Imprimer l'article

Ajouter un commentaire


Votre nom (ou pseudonyme) :
Votre adresse email :

Vos réactions


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2013 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés