Rappel des faits. Après la délibération des résultats du BEPC le 16 juin, le jury n°9 basé au collège MOUKASSA de Koudougou est revenu trois jours plus tard sur la liste des candidats qu’il a déclarés admis pour en invalider le succès d’une cinquantaine, au motif que des erreurs auraient été faites dans les calculs de leurs notes majorant celles-ci au point de donner le résultat qu’ils ont alors qu’il n’en était rien.
En toute bonne logique pourrait-on dire ! Si on n’a pas la moyenne, on ne peut pas être déclaré admis. Dans le sens contraire et en toute bonne logique, les vrais « faux-admis » ou les faux « vrais-admis » aidés en cela par leurs parents et une foule de redresseurs de tous les torts du Faso opposeront une fin de non recevoir à cette décision, au motif que l’administration ne peut pas revenir sur une décision qui accorde des droits à des citoyens et que les élèves n’étant en rien responsables des erreurs, ils ne devraient pas en subir les conséquences négatives, etc. Les arguments, comme on peut en douter, ne manquent pas d’un côté comme de l’autre.
Et tout aussi logiquement, comme c’est le cas depuis un certain temps ici au Faso, les pouvoirs publics ont cédé pour « préserver la paix sociale » puisqu’en face on menaçait de marcher et de manifester jusqu’à ce qu’on leur donne raison ! Sans vouloir épiloguer sur les arguments des uns et des autres, ni sur la stratégie des pouvoirs publics, je me demande si dans tout ça on a sérieusement pensé aux enfants en cause, à leur avenir et à la leçon qu’on leur donne et par ricochet à toute la nation ! ? Moi, je me pose les questions suivantes dont je n’ai d’ailleurs pas les réponses :
Ces vraies-fausses admissions ne vont-elles pas ressortir négativement un jour dans les cursus académiques de ces enfants, dans leurs carrières professionnelles ou dans leurs vies futures ?
Comment eux-mêmes vont-ils se sentir et ressentir cette « admission » quand ils seront plus grands ?
Ces enfants ont-ils réellement besoin de ce coup de pouce du destin ? Etc.
De mon point de vue on a préféré l’immédiatement rentable au stratégiquement correct si on n’a pas tout simplement choisi de céder à la mode : s’opposer aux pouvoirs publics. Faute de l’administration ou non, il est évident que dans cette situation, BEPC n’est pas BEPC même si on ne peut pas se voiler la face. Je souhaite ardemment qu’aucun de ces enfants n’ait à utiliser ce « diplôme » et qu’il en engrange d’autres à la sueur de son front comme tout le monde. Je rêve même de les voir, ces enfants, revenir « remettre » ces diplômes querellés aux autorités ou y renoncer publiquement !
Voilà !r.
Par Faèz
L’Opinion


