En 2012, on dénombre plus de 2,27 milliards d’internautes à travers le monde. Selon les prévisions, ce chiffre devrait atteindre 3,4 milliards en 2016. La croissance exponentielle de la demande d’adresses IP a donc fait de l’Internet une victime de son propre succès. Les adresses IPv4 sont en train de s’épuiser. « Il nous faut prendre les devant pour préparer les techniciens, les opérateurs et tous ceux qui fournissent des équipements informatiques à se préparer à migrer de la version IPV4 vers la dernière version, IPV6 », soutient Mathurin Bako, le président de l’ARCEP. C’est tout l’intérêt du séminaire organisé par l’ARCEP en collaboration avec AFRINIC (registre Internet régional africain en charge des ressources Internet) et qui se tiendra sur quatre jours (25 au 28 juin).
La première journée de la formation est consacrée aux questions de la gestion des ressources Internet et des conditions pour devenir membres d’AFRINIC. Les trois jours suivants seront consacrés à l’IPv6 (les fondamentaux, la migration, les compétences à acquérir pour les techniciens, pour les décideurs, les implications en termes de coût, de formation, d’équipements…). Eminemment technique, ce séminaire s’adresse aux opérateurs, aux fournisseurs de services Internet et aux fournisseurs de réseaux informatiques et de télécommunications.
L’objectif de cette rencontre permettra de sensibiliser les opérateurs et fournisseurs de services IP, les différentes organisations et sociétés, à l’utilisation du protocole IPv6.
Elle vise aussi à accompagner les opérateurs burkinabè dans la définition et la mise en place de leur stratégie de migration vers IPv6, « en partageant des expériences opérationnelles, de bonnes pratiques d’ingénierie et d’exploitation ».
Le déploiement de l’IPv6 favorisera le développement des services et applications. Les capacités d’IPv6 permettront également de créer de nouvelles richesses dans de nombreux domaines (transport, industrie, loisirs, santé, sécurité, environnement, etc.). Avec la mobilité de l’Internet, les connexions sont possibles à partir des téléphones portables, des smartphones et des tablettes tactiles, mais aussi avec les autres appareils électroménagers intelligents de la maison, etc. « Il n’est donc plus temps de tergiverser. Il faut y aller et maintenant ! », lance le secrétaire général du premier ministère, Youma Zerbo en procédant à l’ouverture officielle de ce séminaire. Il a aussi demandé aux participants d’être des relais afin de sensibiliser et former leurs collègues qui n’ont pas participé à cette formation.
L’IPv6 est un « nouveau protocole pour permettre d’avoir plus de nœuds accessibles sur Internet et de meilleures fonctionnalités », soutient Alain Aïna, chef de projet à AFRINIC.
Moussa Diallo
Faso-tic.net



