Une heure environ : c’est le temps mis par la « napaga », entendez par là l’épouse du président du Faso, Chantal Compaoré, pour s’entretenir avec le ministre du Royaume-Uni chargé du Développement international, Stephen O’brien, et sa délégation. Ont également pris part à cet entretien dans la matinée du mercredi 20 juin 2012 les ministres burkinabè de la Santé, le Pr Adama Traoré ; de l’Agriculture et de l’Hydraulique, Laurent Sedégo ; et de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Clémence Traoré.
La raison de cela, l’entretien du jour portait sur leurs secteurs respectifs, du moins à en croire l’invité de marque qui, à sa sortie d’audience, a déclaré : « C’est une réunion très importante et chaleureuse que nous avons eue avec la première Dame du Burkina. Nous avons également discuté avec les ministres de la Santé, de l’Agriculture et de l’Action sociale et ensemble nous avons abordé la question de la crise alimentaire dans le Sahel ». Selon en effet le ministre O’brien, dont le département dans le gouvernement britannique est responsable de l’aide humanitaire et de l’aide au développement au niveau international, il s’est agi concrètement de faire le point de la situation d’insécurité alimentaire qui règne au Sahel et qui touche particulièrement les femmes et les enfants, les plus vulnérables.
N’ignorant pas l’ampleur de cette crise, avec notamment l’afflux de réfugiés maliens dans la région, il a confié que son pays, le Royaume-Uni, a décidé, en partenariat avec la communauté musulmane, d’apporter des réponses concrètes à la résolution du problème. Ainsi, c’est la bagatelle de 25,9 millions de livres sterling, soit l’équivalent de 20 milliards 720 millions de FCFA, qui sera apportée pour faire face aux divers problèmes liés à la crise dans le Sahel. Sur le plan multilatéral également, environ 45 millions de livres seront mobilisés au profit d’autres pays.
Mais à entendre le visiteur d’une heure, l’important est moins la quantité de billets de banque injectée dans la lutte que l’impact de l’acte. Il a donc émis le vœu que des résultats concrets puissent être constatés sur le terrain. De telles visites, on souhaite en avoir tous les jours à Kosyam, et ce n’est pas Chantal Compaoré qui dira le contraire, elle qui, en plus, est invitée à Londres en juillet prochain pour y partager son expertise en planification familiale.
Alima Koanda
L’Observateur Paalga



