Fondation Charles Dufour :On a commémoré la Journée du refus de la misère

mardi 19 octobre 2004

La Fondation Charles Dufour a commémoré dimanche 17 octobre 2004, la Journée du refus de la misère. Des ballets, du théâtre, de l’animation musicale étaient les points saillants du programme de la manifestation.

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La Fondation Charles Dufour est une association chargée de l’encadrement des enfants orphelins et abandonnés. Elle a vu le jour le 2 avril 1992. Et depuis cette date jusqu’à nos jours, la Fondation a encadré 113 enfants dans le quartier Kalgondin (secteur 14 de Ouagadougou).

Les premiers enfants sont devenus aujourd’hui des couturiers, des électriciens, des instituteurs etc. "Il y a eu des départs. Nous avons eu des difficultés au début parce que nous n’avons pas préparé la sortie de ceux qui ont déserté", a dit Hadama Yaméogo, président de la Fondation Charles Dufour.

La commémoration, cette année, de la Journée du refus de la misère est encore une occasion pour la Fondation Charles Dufour de réaffirmer sa ferme volonté à lutter de toutes ses forces, contre la misère, la faim, la pauvreté et tous les effets liés à ces fléaux.

Au cours de son intervention, Roger Barry , membre de la Fondation, a fait savoir qu’elle a eu quelques problèmes de gestion et d’organisation. "Pour parer à ces petites lacunes, nous avons fait appel à des personnes expérimentées pour nous aider dans l’organisation, la gestion et le suivi scolaire et hygiénique de nos protégés", a-t-il ajouté.

Présentement, la Fondation encadre 44 enfants en pensionnat et 8 enfants dans des familles d’accueil.

Pour l’année scolaire 2003-2004 , le taux de réussite a été de 85%.

"A nos amis et partenaires, je prie aussi Dieu pour qu’ils continuent à nous soutenir dans nos projets pour un meilleur encadrement des orphelins et enfants démunis de la Fondation Charles Dufour", a lancé Roger Barry.

Les enfants de la Fondation ont régalé le public de leur talent de jeunes artistes qui a émerveillé les spectateurs.

Le théâtre en mooré de ces jeunes a montré qu’il y a des futurs comédiens à la Fondation.

La cérémonie s’est achevée par la remise de récompenses aux sportifs et un repas aux enfants et aux invités.

Fernand KOUDA
Sidwaya

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Messages

  • Hélas, beaucoup de choses sont fausses dans cet article !

    J’ai pu constater que les enfants y sont maltraités, mal nourris, l’hygiène inexistante.

    Beaucoup de personnes ont arreté de subventionner cette "fondation", où les détournements sont monnaie courante.

    Une vingtaine de personnes ont porté plainte ou témoigné. La Justice suit son cours !

    Bernard VALGAEREN
    Président de l’ASFA et de Burkin’Ami

  • Malheureusement, les informations transmises au journaliste sont terriblement erronées, nombreux sont les partenaires occidentaux qui se sont retirés de la Fondation Charles dufour, pour n’avoir reçu aucune réponse tangible quant aux comptes et à la gestion de l’orphelinat, personne n’a réussi à savoir où passe l’argent, et depuis que des assos ont retiré leur aide, (environ 10 millions de cfa par an), la vie des enfants n’a pas empiré !
    A quoi servait donc l’argent des partenaires ???
    la scolarité des enfants (quand l’école était payée), a été une catastrophe, allez les voir à Kalgondin, mais sans prévenir, par surprise et vous verrez .
    G.Baudou président de L.A.CL.E.F., actuellement à la recherche d’un partenaire honnête et intègre.

  • Bonjour.
    Je suis médecin à l’université de Bordeaux et je suis outré par l’article paru sur la Fondation Charles Dufour au sujet de la journée du refus de la misère. Je parraine un jeune buirkinabé, mainteNant âgé de 19 ans, rencontré à Gaoua il y a cinq ans. Ce jeune garçon, très malade, a du subir deux interventions chirurgicales lourdes au Burkina pour tenter de sauver l’une de ses jambes (8 mois d’hôpital), avec fracture spontanée du fémur gauche pour ostéomyélite et nombreuses crises de septicémie qui mettaient sa vie en péril constant. Orphelin, il a été admis à la Fondation Charles Dufour, à ma demande, car je croyais alors que l’association était "saine", et je la subventionnais. Le chirurgien n’a pas voulu qu’il retourne à Gaoua pour pouvoir le suivre régulièrement. Tout l’argent envoyé est détourné au bénéfice de son président, aucun soin n’a été apporté à ce jeune graçon (Sansan), même pas une consultation auprès du chirurgien ou d’un autre médecin. Douleur extrême, intenable, suppuration +++, et crises de septicémie l’ont "cloué" au lit pendant des mois, et il est devenu un observateur privilégié de la vie à l’intérieur de la fondation. Le président est autoritaire, ne connait pas les enfants, les matériels éducatifs sont détournés, les enfants ne sont correctement vêtus et ne mangent bien que lorsqu’il y a des visiteurs européens. La nourriture le reste du temps est très mal ééquilibrée et souvent insuffisante malgré l’importance des dons de nombreuses associations. Il y a eu des problèmes graves de sexualité. La plupart des enfants ratent totalement leur scolarité. La plupart d’entre eux redoublent cette année ou sont exclus, contrairement à ce qu’en dit le Président dans ses courriers. L’argent pour l’école - pour TOUS les enfants de la Fondation - donné par une asso est détourné par le Président, etc... C’est pourquoi de nombreuses assos et particuliers se sont réunis à deux reprises en 2004 et ont décidé de ne plus aidere la Fondation et d’arrêter leurs actions et leurs dons. La justice burkinabé a été alertée et saisie. Nous sommes nombreux à espérer qu’elle ira "jusqu’au bout" pour mettre fin à ce scandale, indigne du "Pays des Hommes Libres" !
    Le jeune burkinabé a put être sorti des griffes du Président (pendant son absence) grâce à des aides burkinabés et françaises, qui ont en outre permis de tisser une véritable chaine de solidarité pour qu’il soit évacué en France où il est arrivé le 2 janvier 2004. Il est maintenant suivi par les membres des équipes médicales de La Ciotat et du CHU de Marseille, avec une aide médicale d’état en raison de son état très critique à son arrivée. Cet état catastrophique - avec absence totale de soins pendant son séjour à la Fondation Charles Dufour - a conduit le Ministre de la Santé de notre pays à s’engager personnellement pour prendre ce jeune garçon en charge et pour qu’il puisse sauver sa vie. Il est toujours en France, et toujours en soin.
    Je ne comprends pas qu’un journaliste aussi peu scrupuleux et aussi peu enclin à vérifier la véracité des faits qu’il rapporte soit autorisé à exercer son métier dans un journal crédible : c’est la meilleure façon de décrédibiliser toute la presse burkinabé, qui fait de fabuleux efforts pour se hisser au rang d’une presse digne de ce nom malgré les difficultés qu’elle rencontre. De tout coeur, j’espère que des comptes lui seront demandés.
    Dr Alain JACQUET

    Voir en ligne : Fondation Charles Dufour : on a commémoré la journée du refus de la misère

  • Ouagadougou le 1 Novembre 2004

    La Fondation Charles Dufour : NON A L’INFEODATION ET A LA RECOLONISATION PAR LES ASSOCIATIONS DU NORD.

    A

    Messieurs Alain Jacquet et Gil Beaudou ,

    C’est sans grande surprise que nous avons lu dans le net, un écrit intitulé « on a commémoré la journée du refus de la misère » de monsieur Alain Jacquet.

    Cet article fait suite à celui de Gil Beaudou dans l’écrit « Fondation Charles Dufour :une scandaleuse escroquerie ». Nous disons que ces articles ne nous ont pas surpris, parce que ces ex-partenaires que sont Gil Beaudou et Alain Jacquet ont été exclus de la Fondation parce qu’ils ont posé des actes contraires aux intérêts et à la bonne marche de celle-ci.

    En effet ces messieurs ont utilisé le net pour proférer des mensonges à but de se venger sur la personne du Président de la Fondation Charles Dufour (FCD). Ces mensonges ne visaient qu’un seul but, dénigrer encore ce dernier.

    Notre écrit n’a pas l’intention de verser dans la même veine, ni dans le même esprit, mais vise seulement à rétablir quelque peu la vérité sur les allégations de ces deux individus.

    Prenons par exemple, le cas du jeune Sansan Palé évoqué par Alain Jacquet.

    Ce jeune garçon a été confié à la FCD par le Dr Alain Jacquet, pour une période de six à huit mois maximum, car son mal ne pouvait pas se traiter au Burkina et nécessitait une évacuation à l’extérieur.

    Un an plus tard, aucune solution n’avait pu être trouvée pour son cas ; c’est ainsi que la Fondation a pris contact avec d’autres partenaires en l’occurrence Yves Ecrément de l’association « les Amis de la fondation Charles Dufour en France ».

    Cette association a pris contact avec monsieur Roberto Arognani de l’association Azione Girafe de Suisse, qui a mobilisé des fonds en vue de procéder à l’évacuation du jeune Sansan en Tanzanie ou finalement devait se faire les soins.

    Monsieur Jacquet s’opposa à cette décision et fit venir Sansan en France à l’insu des responsables de la fondation (ce genre d’acte est appelé rapt d’enfant en matière pénal).

    Mais sur la période du séjour du jeune Sansan à la fondation, il a pu bénéficier de soins réguliers compte tenu de son mal (il souffrait en fait d’ostéomyélite).

    Pour les subventions dont parle monsieur Jacquet elles s’élevaient à 120 Francs français (12000frs Cfa) par mois, ce qui ne suffisait pas à faire face et aux dépenses de soins médicaux et à sa scolarité et enfin à sa prise en charge ordinaire (nourriture, logement habillement ..etc.).

    Il faut souligner que par deux fois en France, des repas de soutien à la FCD ont été organisés sous l’égide de monsieur Jacquet et en présence du Président de la fondation.

    Mais ces fonds n’étaient pas destinés uniquement pour Sansan mais pour tous les enfants de la fondation comme les recettes de ce genre de repas organisés un peu partout en France par nos partenaires.

    Le cas Jacquet constitue le prototype même de ces blancs d’Europe, qui viennent en Afrique avec leurs moyens et sous le couvert de l’humanitaire s’arrogent de ces pouvoirs méconnus, même pendant la période des colonies. Il en est de même pour les sieurs Gil Beaudou et Bernard Valgaren.

    En fait ces individus, pour noyer leurs mauvaises consciences, s’en prennent aux honnêtes gens par jalousie.

    Ces gens en réalité, n’œuvrent pas pour l’humanitaire ; ce genre d’individus courent l’Afrique à la recherche d’autres intérêts inavoués et inavouables.

    Malheureusement pour l’Afrique, ces individus trouvent en des Africains des oreilles complaisantes et apatrides pour appuyer leurs manigances.

    Que ces individus aillent faire leur humanitaire avec qui ils veulent, comme ils veulent et oû ils veulent car ce monde est tellement si vaste et il y a du boulot pour tous. Et qu’ils laissent en paix la FCD continuer son bonhomme de chemin.

    Que le tout puissant leur rende aux centuples leurs méfaits..

    Pour la Fondation Charles Dufour, le Comité Directeur.

    - Président : Hadama Yaméogo ;

    - Vice-président : Félix Samandoulougou ;

    - Secrétaire Général : Boubacar Ouagadougou ;

    - Commissaire aux comptes : Mahamoudou Compaoré.

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