Distribution de moustiquaires imprégnées : L’heure est au bilan

lundi 29 août 2011

Le bilan de la campagne de distribution universelle des Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA) a été présenté, le jeudi 25 août 2011 à Ouagadougou. C’était l’occasion pour les acteurs de parler de la 2è phase du 7e round du Fonds mondial et du rapport de l’initiative ‘’Roll back malaria’’ (RBM).

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Le paludisme demeure un problème majeur de santé publique au Burkina Faso. Il constitue le premier motif de consultation, d’hospitalisation et de décès dans les formations sanitaires. Face à cette préoccupation, la prévention par la promotion de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide reste une des principales stratégies de lutte.

C’est ainsi qu’au 2e trimestre de l’année 2010, le Ministère de la santé (MS), avec l’appui de ses Partenaires techniques et financiers (PTF) et de la société civile a organisé une campagne de distribution universelle des Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA). Cette campagne a permis de distribuer plus de 7 millions de moustiquaires soit un taux de couverture ménage de 95,80% et a mobilisé la somme de plus de 18 milliards de F CFA. Le jeudi 25 août 2011, les services déconcentrés du ministère de la Santé, la société civile et les PTF se sont retrouvés à Ouagadougou dans le cadre d’une rencontre pour faire le bilan de la campagne.

Pour le secrétaire général, Souleymane Sanou, représentant le ministre Adama Traoré, malgré la distribution tardive des moustiquaires imprégnées, l’opération a été une réussite. « La campagne a connu à mon sens un succès. Nous avons connu des hauts et des bas dans cette distribution parce qu’elle s’est étalée sur une longue période, par rapport à ce que nous avions souhaité, compte tenu de l’arrivée tardive d’un certain nombre de lot. Aujourd’hui, toute la population est bénéficiaire d’une moustiquaire », se réjouit-t-il.

Plus de 9 milliards de F CFA pour la 2e phase

La seconde phase qui couvre la période d’avril 2010 à mars 2013 et qui va mobiliser la somme de plus de 9 milliards de F FCA devrait permettre de poursuivre les objectifs à savoir : la prise en charge correcte d’au moins 90% des cas de paludisme simple dans les formations sanitaires ; d’augmenter le taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide au moins 80% chez les personnes exposées au paludisme, en particulier les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans et de renforcer les capacités du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). En ce qui concerne la qualité de la MILDA, le coordonnateur du PNLP, Ali Patrice Combary rassure. « Les moustiquaires que nous avons distribuées sont homologuées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Tant que cette organisation ne valide pas, nous ne pouvons pas prendre le risque de les mettre à la disposition des populations.

C’est le moment de les utiliser et aussi d’aller dans les centres de santé pour qu’on puisse faire le diagnostique. Je puis vous rassurer qu’il n’y a aucun effet nocif. Il constitue une barrière mécanique et solide. Il faut éviter de les laver avec de l’eau de javel », conseille-t-il. Pour ce qui est de sa solidité, la MILDA peut subir 20 lavages et sa capacité de résistance est d’environ 4ans.

La rencontre bilan avait également à son programme la présentation de la 2e phase du 7e round du Fonds mondial et du rapport de l’initiative ‘’Roll back malaria’’ (RBM) sur les progrès réalisés au niveau mondial, en matière de lutte contre le paludisme. Ces rapports ont fait l’objet d’exposés suivis d’échanges.

Paténéma Oumar Ouédraogo

Sidwaya

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