Elections municipales et législatives de 2012 : Quelle contribution des organisations de la société civile ?

jeudi 14 juillet 2011

Sans être le seul, la compétition électorale est un pilier essentiel de la démocratie. Du référendum de 1991 à la présidentielle de 2010, le Burkina a organisé une douzaine d’élections organisées par la 4e République. Deux autres élections viendront s’ajouter à ce capital en 2012. Mais, malgré cette routinisation des échéances électorales, les questions d’équité, de transparence, de sincérité du vote demeurent une problématique persistante dans notre pays. C’est dans ce contexte que le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) s’interroge sur le rôle que pourrait jouer la société civile pour le succès des élections municipales et législatives couplées à venir.

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Animé par le directeur exécutif du CGD, Pr Augustin Loada, cette rencontre dénommée dialogue démocratique avait pour thème « le rôle de la société civile dans les processus électoraux au Burkina Faso ». En tant que mouvement, la société civile doit constituer un contre-pouvoir par rapport au pouvoir en place, un contre-pouvoir ne signifiant pas nécessairement être contre le pouvoir. « Ce qui l’intéresse, c’est d’empêcher les dérives, les abus, de les prévenir », soutient Pr Augustin Loada. La société civile est donc censée jouer un rôle complémentaire à celui que jouent les autres acteurs du processus. C’est en cela qu’elle peut contribuer au renforcement de la démocratie et à la promotion du développement humain.

Les élections à venir seront couplées. Le pari semble particulièrement osé pour le gouvernement. D’autant plus que c’est la première expérience du pays en matière de couplage d’élections. « C’est particulièrement important que la société civile puisse s’investir si nous voulons des élections à venir soient un succès », souligne le directeur exécutif du CGD. Les défis sont énormes et de deux ordres : technique mais aussi politique. Pour la réussite des élections véritablement démocratiques, il faudra remplir un certain nombre de principes directeurs que sont : obtenir un fichier électoral fiable et authentique, assurer la participation du plus grand nombre d’électeurs, assurer l’intégrité du dépouillement des bulletins, éradiquer la fraude et la corruption électorale.

Pour ce faire, la contribution de la société civile se situe à un triple niveau : pré-électoral, électoral et post-électoral. Les règles du jeu, l’administration des élections, la formation et l’éducation des électeurs ; bref, les organisations de la société civile ont leur mot à dire. Sans oublier l’observation du scrutin. Mieux, elle doit suivre le processus de bout en bout. Il est donc « particulièrement important que les organisations de la société civile puissent s’intéresser au processus dès le début », affirme Pr Augustin Loada. « Nous avons des bagages indiscutables pour aider à organiser des élections transparences, fiables, exemptes de fraudes », ajoute Halidou Ouédraogo, le président d’honneur du MBDHP.

Moussa Diallo

Lefaso.net

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