Accueil du site > Actualités > Economie > Blaise Compaoré aux paysans du Burkina Faso : "Nous sommes fiers de votre (...)

Blaise Compaoré aux paysans du Burkina Faso : "Nous sommes fiers de votre contribution au développement du pays"

mardi 9 mars 2010

Réagissez à cet article Réagissez (10) Imprimez cet article Imprimez Envoyez cet article par e-mail Envoyez PartagezPartagez
Partagez :
Partagez sur Facebook
Partagez sur Scoopeo
Partagez sur del.icio.us
Partagez sur BlogMarks
Partagez sur Wikio
Partagez sur Viadeo
Publicité
Zain Burkina

Le face-à-face entre le Président du Faso, Blaise Compaoré et les producteurs, le mercredi 5 mars 2010, a marqué la fin de la XIVe Journée nationale du paysan (JNP) dans le parc animalier de Ziniaré. Le chef de l’Etat, le Premier ministre et son gouvernement ont donné des réponses aux interpellations des acteurs du monde rural qui, à leur tour, se sont engagés à accroître la production agro-sylvo-pastorale et halieutique tout en préservant l’environnement.

Blaise Compaoré, Président du Faso, animateur principal, entouré de ses "assistants", le Premier ministre, Tertius Zongo, les ministres en charge du monde rural, du Commerce et des Mines, tel est le présidium dressé devant les producteurs dans le parc animalier de Ziniaré. C’est l’heure des échanges direct entres Blaise Compaoré et le monde rural burkinabè.

D’emblée, l’animateur principal attire l’attention des participants sur la nécessité de protéger la "terre nourricière" du Burkina. En effet, son introduction au débat fut un "cours" sur la sauvegarde de la "terre", la "nature", "l’environnement", des "êtres inférieurs" avec lesquels les femmes forment la biodiversité. "Avant de parler de l’eau, de l’agriculture, je voudrais qu’on puisse parler de la terre.

Car si nous n’avons pas pris conscience que la terre est un être vivant comme nous et qu’il faut la protéger, prévoir notre avenir avec la vie de la terre, avec sa capacité qu’elle peut nous donner pour faire l’agriculture, l’élevage (...) nous faisons fausse route", a précisé Blaise Compaoré.

Le président du Faso a invité les burkinabè à faire en sorte que leurs activités agro-pastorales respectent l’environnement et les "êtres inférieurs" avec lesquels l’homme forme la biodiversité. Car "la science sans conscience n’est que ruine de l’âme". Spécifiquement sur le thème "Mobilisation et optimisation des ressources en eau, pour un développement durable", Blaise Compaoré pense que c’est la gestion de l’eau qui va conditionner la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Il illustre ses propos a le fait que les problèmes d’eau et d’assainissement constituent la première cause de mortalité sur cette terre. "Nous pouvons construire la terre comme nous pouvons la dévaster.

Si nous aimons le pays, sauvegardons la terre pour les générations futures", a-t-il martelé. Après ce cours de "conscience", place maintenant aux questions réponses. Les producteurs ont identifié deux porte-paroles (homme, femme) par région. En effet, une trentaine de préoccupations ont été soulevées par ces représentants mais aussi par des organisations paysannes.

Les questions ont porté essentiellement sur la construction et la réhabilitation des anciens barrages, l’accès au micro-credit, la création d’une banque agricole, la valorisation des produits forestiers, la promotion de la production animale, l’exportation de la volaille vers la Côte d’Ivoire, l’accès aux nouvelles technologies de production et l’accès aux média publics.

Le Premier ministre Tertius Zongo est interpellé par le président Blaise Compaoré pour donner les premiers éléments de réponse. Pour lui, le gouvernement a fourni beaucoup d’efforts vers le monde rural. En effet, des semences améliorées de 7 600 tonnes d’un coût de quatre milliards et demi ont été mis à la disposition des producteurs.

Il a été également distribué à prix social 23 375 tonnes d’intrants d’un coût de plus de 8 milliards de F CFA (...). A l’endroit de la production du coton, plus de 20 milliards de F CFA ont été injectés pour relancer la filière.

A la suite de l’intervention de Tertius Zongo, les ministres Laurent Sédogo, Sékou Bâ, Salifou Sawadogo, Kader Cissé et Mamadou Sanon se sont succédé pour apporté des réponses spécifiques aux producteurs. A l’issue de plus de trois heures d’échange, le président du Faso a qualifié la rencontre de très enrichissante, réconfortante. Aussi, a-t-il apprécié les engagements des producteurs qui consistent à produire plus tout en préservant l’environnement.

Une fois de plus, il a rassuré les paysans que le gouvernement restera toujours mobilisé pour les accompagner et les soutenir. Jour de vendredi, il a levé la séance à 13h moins afin de permettre à certains participants "de prier pour eux-mêmes et pour nous".

Boureima SANGA

Sidwaya



Hera Sira

10 Messages de forum

  • Le PM est mieux habille que son patron. Une veste pour parler aux agriculteurs, il y a mieux.

    Répondre à ce message

  • Nous pouvons construire la terre comme nous pouvons la dévaster"..."Si nous aimons le pays, sauvegardons la terre pour les générations futures.."tels sont les propos du chef de l’état adressés à nos braves paysans du FASO et le journaliste qui ajoute:après ce cours de "conscience" place aux questions-réponses. Je voudrais dire au chef de l’état si vous etes bien placé pour conscientiser les paysans et le rôle que vous jouer dans la sous -région, pourquoi ne pas dire à vos acolytes politiques qui gravitent autour du pouvoir de ne pas tordre le cou de la constitution à son article 37. je dirais si vous aimiez votre pays, sauvegardez la constitution pour les générations futures. NON A LA TORTURE DE LA CONSTITUTION Je suis pour un lancement de pétition contre la révision de l’article 37

    Répondre à ce message

  • VOICI LE MESSAGE D’UN CHEF D’ETAT QUI EST AU POUVOIR DEPUIS PLUS DE 20 ANS:TOUT EST VAGUE RIEN DE CONCRET.QU’EST VOUS AVEZ MR LE PRESIDENT DEPUIS VOTRE REIGNE ? POURQUOI AUJOURDHUI LE PROBLEME D’EAU EST PLUS GRAVE QUE 20 ANS PASSES ?.LES PAYSANS ONT POSE DES QUESTIONS CONCRETTES ET COMME D’HABITUDE ON NOUS PARLE DES SOMMES INJECTEES CA ET LA , OU SONT LES RESULTATS ?.LES PAYSANS NE VEULENT DES CHIFFRES ILS VEULENT DE L’EAU POTABLE, DROIT ELEMENTAIRE POUR LA VIE....J’AI UN CONSEIL SI MON PRESIDENT VOUDRAIT BIEN M’ECOUTER:LAISSEZ LA PLACE AUX PLUS JEUNES DE LA NATION CAR VOUS AVEZ EPUISE TOUTES VOS POTENTIALITES ET VOUS NE POUVEZ PLUS RIEN REALISER MALGRE VOTRE BONNE VOLONTE.....////

    Répondre à ce message

  • S’il faut attendre la 14ème journée du paysan pour se rendre compte que la terre est la base de toute vie ainsi que l’eau, on comprend mieux pourquoi toute une vie passée au pouvoir ne suffira pas à Blaise Compaoré pour développer ce pays. Et, puis, il serait temps qu’il porte des lunettes car quand je vais dans les villages, et que je vois des paysans et paysannes porter à longueur d’années, le même tee shirt délavé à l’effigie de Blaise ou du CDP, j’ai vraiment honte de tous ces dirigeants incapable de les sortir de leur pauvreté depuis 23 ans de développement solitaire ! Je dis solitaire car si Blaise et sa clique était solidaire, le minimum est de mieux partager les maigres richesses de ce pays à tous et non pour quelques uns à Ouaga 2000 où ils construisent des villas digne de palais alors que le pauvre paysan ne peut même pas s’acheter une chemise à chaque quinquennat qui passe !

    Répondre à ce message

  • Très bien de recommander de préserver l’environnement et la biodiversité aux paysans d’un côté mais, il oublie de l’autre côté que la promotion et la vulgarisation des OGM. comme le coton Bt va exactement dans le sens opposé ! Il en est de même avec le jatropha comme biocarburant. Enfin, il devrait demander à la belle mère nationale d’arrêter dee déverser ses eaux usés et polluées en aval de son usine de peaux à Kossodo alors que certains l’utilisent comme eau de jardinage.

    Répondre à ce message

  • Excellence, vous avez affirmé votre satisfaction à l’égard du monde paysan. Mais sachez que le monde paysan, majoritaire dans notre société est insatisafit de vous car vous ne faites rien pour eux. Juste des effets de publicité et rien de concret. Pire, vous ne faites que récompenser les plus gros producteurs que vous appelez meilleurs alors que c’est parce qu’ils ont de gros moyens. Et ceux qui se battent sans moyens et que vous ne récompensez jamais ? Avez-cou seulement mesuré leur effort ? C’est triste ! A eux qui en ont, on en rajoutte et à ceux qui n’en ont pas ou qui n’en ont que peu, on ne donne rien ! C’est cela l’injustice et l’iniquité ! C’est cela la malgouvernance ! C’est cela qui handicape le développement du pays !

    Répondre à ce message

  • tien tiens !! héhé !! c’est maintenant que vous ouvrez les yeux pour dire yes à l’agriculture !! et dans quelle tenue !! vous n’aviez pas honte !! produisons, consommons burkinabé !! vive le Faso dan fani comme le disait Sankara !! au lieu d’exporter le coton brute et importé sauvagement des produits alimentaires qui anéantissent nos marchés, vous ferez mieux d’aider les producteurs à produire pour notre cher faso. C’est là que débute le developpement !!! ouvrez les yeux. osez taper sur la table des négociations !! dites non et comptons sur nos propres forces !! acceptons le sacrifice pour l’avenir !!!

    Répondre à ce message

Répondre à cet article





LeFaso.net à la carte


Droits de reproduction et de diffusion réservés © lefaso.net 2003-2010     SPIP | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site