Création de l’Union pour le progrès et le changement : Zéph se jette dans le grand bain

mardi 2 mars 2010

On le voyait venir et il est là ! serait-on tenté de dire à la suite de l’annonce de la création d’un nouveau parti politique, l’Union pour le progrès et le changement (UPC). Ce nouveau venu dans la sphère politique nationale n’a d’autre président du Bureau politique transitoire que l’universitaire, homme politique et homme d’affaires burkinabè Zéphirin Diabré. Ce rassemblement, dont le manifeste est intitulé « Pour un développement mieux partagé », entend amener un changement démocratique en se positionnant comme « une opposition républicaine ferme, objective et constructive qui souhaite inaugurer une nouvelle manière de s’opposer ».

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A en croire leur déclaration, il s’agit d’améliorer ce qui est déjà fait, de corriger ce qui est mal fait et de réaliser ce qui n’est pas encore fait. Ainsi Zéph, comme on le surnomme, se jette dans le grand bain politique. Il faut dire qu’on se demandait jusqu’où il irait après qu’il a organisé un forum sur l’alternance au Burkina Faso à Ouagadougou du 1er au 3 mai 2009. Et depuis le FOCAL (Forum des citoyens de l’alternance), nombreux sont ceux qui se sont perdus en conjectures sur le dessein de Diabré. La réponse est là et tient en trois lettres : UPC. Ce sigle représente un parti en bonne et due forme. Pouvait-il en être seulement autrement après qu’ils ont tiré à l’arme lourde sur la gestion de Blaise Compaoré, sans le nommer, faisant le procès de son régime ?

Force est de reconnaître, cependant, que Zéphirin Diabré est un enfant du système. Celui qui est Chairman Afrique et Moyen-Orient ainsi que Conseiller pour les affaires internationales auprès de la Présidente du groupe AREVA, et ancien Directeur Général Adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a certes une équation personnelle, mais il doit beaucoup à son entrée dans le système, notamment en tant que ministre du Commerce, de l’Industrie et des Mines puis ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et Président du Conseil économique et social du Burkina Faso. Quand une personne de son acabit se décide à se lancer dans l’arène politique et surtout par la porte de l’opposition, d’aucuns font vite de se demander s’il n’est pas un jouet, une marionnette dont le locataire de Kosyam tire les ficelles.

Quoi qu’il en soit, c’est là un pas supplémentaire de franchi pour Zéph qui se jette dans la bataille à ses risques et périls. Fini donc les salons et les beaux discours, enfin presque, place à la politique sur le terrain. Mais, entre avoir la gueule du métier, comme c’est le cas pour lui, et le sens de la pratique, il y a un fossé à franchir. Encore faut-il pour cela avoir du répondant dans son équipe afin de construire un édifice fiable qui soit à même de vous sauver de la noyade !

Par Hyacinthe Sanou

L’Observateur Paalga

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