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POT-POURRI : Vœux dans une banque de la place : le discours "indiscourable"

vendredi 5 février 2010

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La présentation des vœux dans une des banques de la place a finalement viré à une crise interne. Et pour cause, le texte du personnel que le délégué du personnel devait lire n’a pas eu de lecteur. Le préposé s’est désisté et aucun des autres délégués n’a voulu se mouiller. En réalité, les délégués de la banque n’ont pas tous eu connaissance du contenu du message des délégués du personnel à l’occasion de cette présentation de vœux. Il y avait donc dissensions sur le contenu et c’est pour cette raison que personne ne l’a lu, pas même le délégué principal délégué censé en être le rédacteur principal.

On croyait l’incident clos. Mais, le lendemain tous les agents de la banque ont retrouvé le message non lu dans leur boîte de messagerie. Son contenu a été jugé inacceptable par bon nombre de travailleurs. Un des délégués du personnel a d’ailleurs démissionné de son poste en signe de protestation. Le personnel a, quant à lui, exigé la tenue imminente d’une assemblée générale extraordinaire pour clarifier cet incident. Dans ce message, il aurait été question des relations difficiles entre les délégués du personnel et le patron. On reprocherait à ce dernier le manque de considération pour ses agents.


Journées promotionnelles du sésame : et de trois !

Jamais deux sans trois ! Surtout, comme dans le cas des Journées promotionnelles du sésame, où il y a un impact positif. En effet, initiées en 2008 puis rebelotées en 2009, ces journées ont profité aux producteurs de sésame. C’est en tout cas le constat qu’ont fait l’Union des producteurs de semences de sésame (UPSS) et l’Union des producteurs de sésame des provinces de la Kossi et des Banwa. Voilà pourquoi elles ont tenu une assemblée générale le 19 décembre 2009 et ont décidé de rééditer ces journées. Ce sera à Nouna les 13 et 14 février 2010. L’UPSS et l’UPS seront accompagnées dans ces activités de promotion par l’OCADES-Caritas-Burkina/Nouna et la Chambre régionale d’Agriculture de la Boucle du Mouhoun de Dédougou.


Un forum des artistes et intellectuels pour discuter de culture

"La culture saisie par ses acteurs", c’est sur ce thème que des intellectuels, des artistes, des économistes, des philosophes et acteurs culturels plancheront du 5 au 6 février 2010 à l’Université de Ouagadougou. L’Amphi 2 de l’UFR/SH sera le lieu où ces acteurs vont, à partir de 9h, débattre afin de favoriser "l’émergence d’une nouvelle société civile artistique et culturelle apte à enrichir le débat sur les interactions entre culture et développement en Afrique en général et au Burkina Faso en particulier." Ce premier forum national est initié par le Mouvement des Intellectuels pour la Liberté (MIL) et la fédération du Cartel. Des communications comme "l’enseignement de l’art à l’école", "les politiques culturelles en Afrique", "la question du statut de l’artiste", etc., seront animées par d’éminents acteurs de la culture tels Etienne Minoungou, Jean-Pierre Guinguané, Jacques Guégané, Mahamadé Savadogo, Mahamoudou Ouédraogo, Amadé Badini, Ardjouma Soma et Alain Héma.


Indemnités des travailleurs sociaux : l’aveu d’impuissance de Pascaline Tamini

Nous avons reçu cette lettre à forts relents de SOS au profit des travailleurs sociaux qui attendent la matérialisation de leur indemnité spéciale. L’écrit est signé de Yacouba HS Ouédraogo de l’Ecole supérieure des cadres supérieurs en travail social, 1ère année

Le mardi 26 janvier 2010, les travailleurs du ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale ont sacrifié à la traditionnelle présentation de vœux à leur ministre. Comme il est de coutume dans pareille situation, le bilan de l’année écoulée a été fait et naturellement des perspectives ont été envisagées. Où en est-on avec les décrets n°2001 – 397/PRES/PM/MEF/MFPDI du 13 août 2001 et n°2005 – 570/PRES/PM/MFB/MFPRE du 24 novembre 2005 octroyant une indemnité spéciale aux travailleurs sociaux ? Quelle suite le ministère a-t-il donné à la circulaire n°00017 du 13 janvier 2006 qui invitait les directeurs régionaux de l’Action sociale à fournir les listes des agents bénéficiaires de l’indemnité de permanence et d’accueil ? Quelle mesure le ministre de l’Action sociale a-t-il envisagée au cours de l’année 2009 pour donner suite à l’engagement du gouvernement devant la représentation nationale le 19 décembre 2008 sur l’effectivité de la question indemnitaire ?

Y-a-t-il une explication pour que les agents affectés au niveau central du ministère ne puissent pas prétendre à l’unique indemnité de sujétion comme leurs collègues ? Voilà entre autres les questions qui taraudaient l’esprit des agents sociaux lors de cette cérémonie. Des préoccupations qui traduisent en actes concrets la volonté de valorisation du capital humain, socle des grandes victoires. Cette valorisation passe forcément par la « sécurité humaine », la bonne gouvernance, la satisfaction des besoins sociaux pour tous. Quand un travailleur social a toutes les peines du monde à faire valoir sa dignité dans sa propre cellule familiale, l’accomplissement de sa délicate mission de service social public relèvera du miracle. En guise de réponse à ces préoccupations, c’est plutôt à un aveu d’impuissance que les agents ont eu droit. Le sentiment qui se dégageait est qu’a priori, la volonté de madame le ministre est bien affichée quant au règlement des questions sociales. Mais seulement, là où s’évanouit l’espoir des travailleurs, c’est qu’en aucun moment leur ministre n’a fait référence à la légalité.

Lorsqu’elle fait état des sommes d’efforts qu’elle a déployés pour un règlement définitif de la question des indemnités spéciales et dont malheureusement sa mise en œuvre tarde, madame le ministre ne mentionne aucun acte concrètement posé pour justifier ses dires. Et elle s’empresse d’ajouter qu’ « avec l’aide de Dieu et des partenaires » elle compte « reléguer la question au compte de l’histoire ». Elle n’a certainement pas tort parce que le Seigneur des mondes a pouvoir sur toute chose et peut changer le cours des phénomènes et de l’existence. Mais les principaux concernés auraient aussi aimé que la légalité s’invite dans sa démarche. A notre sens, la responsabilité de cette situation est partagée. Travailleurs comme décideurs sont tous coupables. Chacun à son niveau de responsabilité et tous autant qu’ils sont, ont failli à des degrés divers. Et comme les hommes passent et les institutions demeurent, nous avions bien peur qu’on fasse porter un jour le grand chapeau de la responsabilité qui ne conviendra cependant pas à madame TAMINI".


Lenteur ou velléité d’enterrement ?

L’actualité de fin d’année à Bindé, département situé dans le Zoundwéogo, a été rythmée par une affaire macabre. Il s’agit d’une profanation de tombe. En effet, courant novembre – décembre 2009, la population de cette localité n’avait plus au menu de ses causeries que cette triste affaire de tombeau ouvert et d’organes de cadavre prélevés à des fins certainement rituelles. Il ressort de sources crédibles que la tombe serait celle d’un habitant de Bindé décédé de suite de noyade. La gendarmerie et la police auraient procédé aux constatations d’usage, mais depuis, plus rien. Alors que tout le monde s’attendait à ce que les commanditaires et les exécutants soient démasqués et punis à hauteur de leur forfaiture, c’est plutôt le silence total jusque-là.


Culture : pose de la première pierre d’un village d’opéra

L’artiste et metteur en scène allemand Christoph Schlingensief a choisi le Burkina pour implanter un village d’opéra encore appelé palais de festivals. Celui-ci est prévu pour être un lieu de rencontres et d’échanges et sera bâti sur 5 hectares. Le village comportera un théâtre avec des salles de répétition, une maison pour les hôtes, des ateliers, un dispensaire, une école pour 500 enfants et jeunes avec des classes de musique et de film. L’architecte est le Burkinabè Francis Kéré qui a fait ses études en Allemagne et a déjà reçu le prix Aga-Khan pour la conception du plan d’une école primaire à Gando. La pose de la première pierre du village est prévue pour le lundi 8 février prochain à Laongo près de Ziniaré dans la province d’Oubritenga. Le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication Filippe Savadogo ; l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Burkina, Ulrich Hochschild assisteront, en principe, à la cérémonie.


Œuvres sociales : un forage pour Moutila dans l’Oubritenga

La corvée d’eau a été atténuée pour les femmes à Moutila dans le département de Loumbila (province de l’Oubritenga). Et cela, grâce à un forage offert par des clubs service Rotary du Burkina et d’Europe. Outre l’eau qu’il fournira, le forage permettra aussi aux femmes de l’Association burkinabè pour la promotion de la jeune femme (ABPJF) d’intensifier la culture du moringa, une plante à très forte valeur nutritionnelle, cultivée sur 2 hectares dans ce village.


FESTIMA 2010 : Le comité d’organisation sur pied

« Caricatures, dérives et détournement de masques ». C’est sous ce thème que se tiendra du 24 au 28 février 2010, la 10e édition du Festival international des arts et des masques de Dédougou (FESTIMA). Pour réussir cette biennale de la fête du masque, le comité d’organisation a été mis sur pied le 30 janvier dernier. Fort d’une trentaine de membres, ce comité qui entend relever le pari est déjà à pied d’œuvre. Au programme de cette fête du masque qui verra la participation d’une quarantaine de sociétés de masques parmi lesquelles, le Nigeria, la Cote d’Ivoire, le Bénin, le Togo, le Sénégal, la Guinée Conakry et le Mali, il y aura des symposiums, des expositions, du spectacle avec des prestations de masques en feuilles, en fibres et en tissus. A cela il faut ajouter une foire. Le FESTIMA 2010 a pour parrain le Dr Bognessan Arsène Yé, député à l’Assemblée nationale.


Diébougou : le magasin de l’école B cambriolé

Dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 janvier 2010, l’école B de Diébougou a reçu la visite de cambrioleurs. Ceux-ci ont forcé la porte du magasin ou étaient entreposés des vivres et des manuels scolaires. Les malfrats ont emporté 5 sacs de riz et deux bidons d’huile de 20l. La gendarmerie qui a fait le constat n’a pas trouvé d’indice pour le moment et a appelé la population à la coopération afin qu’elle mette très tôt le grappin sur ces délinquants. Signalons que ce n’est pas la première fois qu’une école de la ville de Diébougou reçoit la visite de délinquants. Les écoles A et C ont déjà été victimes de cambriolages. Cette situation, selon le directeur de l’école B de Diébougou, Constant Bado, repose le problème du manque de clôture et de gardien dans les écoles.


Petits deals de billeteurs en province ?

De plus en plus , on enregistre des plaintes d’agents de l’Etat qui exercent à l’intérieur du Burkina. En effet, des billeteurs adoptent des pratiques qui ne manquent pas de soulever des interrogations. Ils retiennent une certaine somme d’argent sur chaque bulletin de salaire auprès des fonctionnaires. Cela dépend de la zone. 50, 100 F CFA c’est selon. Une pratique qui dure depuis plus d’un an alors que selon certains agents de l’Etat, le retrait du bulletin de salaire est gratuit.


Musique : Bil Aka Kora en tournée nationale

Le roi du Djongo, l’artiste-musicien Bil Aka Kora, entreprendra une tournée nationale du 25 février au 13 mars 2010. Elle concernera 5 villes qui sont Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Fada, Koudougou et Ouahigouya. La tournée entre dans le cadre de la promotion du dernier album de l’artiste intitulé "Yaaba". La tournée sera également l’occasion pour Bil Aka Kora de véhiculer des valeurs qui lui sont chères comme par exemple la lutte contre la piraterie musicale, le spectacle live. Les premières parties des concerts du roi du Djongo seront assurées par les finalistes des éditions 2008 et 2009 du jeu-concours Faso Académie.


BLOC-NOTES

- Cocktail de presse ce vendredi à 17h à la salle de conférences de l’Eau Vive à Ouaga autour des axes stratégiques pour l’amélioration de la sécurité transfusionnelle au Burkina
- Journée de réflexion de l’Association islamique d’al Mawadda au Burkina (AIM-B) sur le thème "Pourquoi commémore-t-on Achoûra ?" le dimanche 7 février de 9h à 14h au siège au secteur 28 de Ouaga (Dassasgho).

Le Pays



Hera Sira

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