Général Dominique Djindjéré, chef d’Etat-major général des armées : « Le peuple burkinabè doit être fier de son armée

vendredi 8 janvier 2010

Le chef d’Etat-major général des armées, le général de brigade Dominique Djindjéré, « partisan de la rigueur et du travail bien fait », dit placer son commandement sous le signe de la « consolidation des acquis pour bâtir une armée républicaine et plus performante, en phase avec les défis et les enjeux du Burkina Faso ». Aussi, selon lui, l’implication des forces armées nationales dans les opérations de paix vise « l’avènement d’un monde de paix » D’autres questions telles que : son récent séjour au Darfour, la délocalisation des casernes, les affrontements entre militaires et policiers,… sont évoquées dans cette grande interview.

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Sidwaya (S.) : Du 23 au 26 décembre 2009, vous étiez en mission au Darfour où se trouvent des militaires burkinabè en mission de paix. Pourquoi avez-vous effectué ce déplacement ?

Dominique Djindjéré (D.D.). : Le bataillon burkinabè en mission de paix au Darfour a entamé son déploiement depuis juillet 2009 en coordination avec l’ONU et le commandement de la force. A la date du 23 décembre, nous disposions de 475 hommes sur le terrain qui vivent et travaillent dans un contexte et dans des conditions que nous savons très complexes et difficiles.

Avec l’accord du ministre de la Défense et du chef suprême des Armées, le Président du Faso, je me suis rendu sur le terrain accompagné d’une forte délégation, pour constater et toucher du doigt les réalités du terrain, apporter aux hommes le soutien et les encouragements de la hiérarchie, de leurs frères d’armes et des populations burkinabè, enregistrer leurs préoccupations majeures et envisager les voies les meilleures pour leur résolution.

S. : Quel est l’état d’esprit de la troupe au Darfour ?

D.D. : Sans fausse modestie, je dois reconnaître que le bataillon burkinabè se donne à la tâche avec cœur, professionnalisme et enthousiasme et fait montre d’un niveau de moral très élevé, toutes choses qui font la satisfaction du commandement de la force et de leur chef d’Etat-major que je suis.

S. : Quel est le message que vous leur avez adressé sur place au Darfour ?

D.D. : Le message s’est traduit en termes de félicitations pour les performances réalisées mais aussi et surtout d’encouragements pour affronter les difficultés et les défis futurs avec davantage de persévérance et d’engagement.

Comme règle de conduite dans l’environnement complexe dans lequel ils évoluent, je leur ai dit ceci : « Dans l’exécution de vos missions quotidiennes, œuvrez toujours à inspirer le respect et la considération et ne jamais susciter la crainte et la haine ».

S. : Les Forces de défense et de sécurité du Burkina Faso sont de plus en plus impliquées dans les opérations onusiennes de maintien et de soutien à la paix. Qu’est-ce qui explique cette nouvelle donne ?

D.D. : L’implication des Forces armées nationales dans les opérations de paix est la matérialisation d’un choix et d’une volonté politiques. C’est une orientation politique que nos plus hautes autorités ont confiée à l’Armée.

Ce choix se justifie par la volonté de contribution à la résolution des conflits en Afrique et sur d’autres continents pour l’avènement d’un monde de paix, plus fraternel et plus solidaire.

S. : Quel est l’intérêt de l’étude prospective de la défense qui vient d’être élaborée ?

D.D. : Le principal intérêt d’une étude prospective est de se donner les moyens de ne pas naviguer à vue. C’est en fait une boussole qui intègre plusieurs indicateurs et données dans un tableau de bord.

La surveillance permanente de ce tableau de bord permet d’être proactif et réactif afin d’éviter les scénarios catastrophes. Le même principe vaut pour la défense nationale qui, en tant que secteur de souveraineté, doit être en phase avec la prospective nationale.

S. : Comment avez-vous vécu la célébration du 49e anniversaire de l’indépendance de notre pays à Ouahigouya dans la région du Nord ?

D.D. : En tant que fils du Passoré, donc originaire de la région du Nord, c’est avec beaucoup de détermination et d’implication que j’ai vécu les phases de préparation de cette commémoration. J’ai aussi ressenti un sentiment de satisfaction et de fierté après l’évènement, eu égard à l’écho très positif qui en a résulté.

Mon souci principal dès à présent en tant que Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA), c’est de voir comment nous y prendre pour faire mieux lors du cinquantenaire en 2010 à Bobo-Dioulasso.

S. : Les Forces armées ont célébré le 1er novembre, leur 49e anniversaire, sous le thème “Armée et protection civile”. Qu’est-ce qui a motivé le choix d’un tel thème ?

D.D. : La protection civile fait partie des missions principales dévolues aux Forces armées nationales, à travers la politique de défense et le concept d’emploi des forces. Pour l’Armée, il ne s’agit donc pas d’une nouvelle mission qui demanderait une nouvelle philosophie ou un nouveau concept.

Le choix du thème « Armée et protection civile » est du au fait que sur le plan opérationnel, lorsqu’il s’agit de protection civile, la quasi-totalité de toutes les composantes des Forces armées nationales est concernée. Cependant, les unités les plus impliquées sont celles des sapeurs-pompiers, de la gendarmerie nationale, du service de santé des armées, de la direction du génie militaire, du matériel, etc.

Il nous faut davantage de moyens et d’expertise pour appuyer les unités spécifiques chargées de la protection civile. Par ailleurs, on peut voir à travers le thème de la célébration des 49 ans de l’Armée, l’adoption d’une nouvelle philosophie dans la mesure où elle veut être plus efficace dans les interventions d’urgence, communément appelées plans ORSEC. Il nous faut effectivement une nouvelle philosophie pour une plus grande efficience.

S : Comment avez-vous vécu votre première fête de l’Armée nationale en tant que chef d’Etat-major général des armées ?

D.D. : Le 1er novembre 2009, j’ai effectivement pris part à la célébration du 49e anniversaire des Forces armées nationales pour la première fois en tant que Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA). J’ai vécu ce moment avec beaucoup d’émotion, mais également avec beaucoup d’appréhension car je suis un partisan de la rigueur et du travail bien fait. C’est cela qui explique probablement cet état d’esprit.

Dieu merci, dans l’ensemble, tout s’est bien passé, selon nos prévisions. D’ores et déjà, dans ma dynamique de vouloir bien faire les choses, j’invite tout le personnel des Forces armées nationales à s’investir et à s’impliquer à fond dans les préparatifs du cinquantenaire des Forces armées nationales qui sera célébré le 1er novembre 2010 avec encore plus d’éclat.

S. : Sous quel signe placez-vous votre commandement ?

D.D. : Nous avons réfléchi à cette question en synergie avec l’ensemble des chefs d’Etats-majors des différentes entités des Forces armées nationales. Je place mon commandement sous le signe de la consolidation des acquis en vue de bâtir une armée plus républicaine et plus performante, une armée en phase avec les défis et les enjeux du Burkina Faso. En somme, une armée qui traduit la fierté à l’intérieur comme à l’extérieur de notre pays. L’ensemble des chefs d’Etats-majors partage avec moi cette ambition que nous nous sommes fixée pour les Forces armées nationales.

S. : Vous avez évoqué à votre prise de commandement le 23 juillet 2009, “la nécessité de préserver au métier des armes, sa spécificité dans un contexte de mutations profondes”. La perte des valeurs au sein des troupes est-elle aussi criante ?

D.D. : Non ! La perte des valeurs n’est pas aussi criante au sein des Forces armées. Même si en la matière, quelques indicateurs commencent à clignoter. Le propos que j’ai tenu le 23 juillet 2009 et auquel vous vous reférez, relève pour l’instant du domaine de la prévention que de la réaction.

L’Armée est issue de la société et vit avec cette société. Il me paraît donc tout à fait évident que les mutations profondes dont il est ici question et dont une des conséquences principales semble être la primauté de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif peuvent déteindre les valeurs fondamentales de l’Armée qui sont : la loyauté, le sens du devoir, le service désintéressé et l’intégrité.

Il nous faut par conséquent, en prendre conscience et œuvrer en amont à la préservation de la spécificité militaire, nécessaire au bon accomplissement des missions de l’Armée. Mon assertion puise son sens dans cette nécessité pour l’Armée de trouver un rempart aux réalités actuelles auxquelles elle doit faire face pour être efficace tout en gardant sa spécificité, ses valeurs.

S. : Quelles sont les principales difficultés exposées par la troupe lors de la tournée de prise de contact que vous avez effectuée juste après votre nomination ?

D.D. : Ma tournée dans les chefs-lieux de régions militaires, de gendarmerie et d’armée de l’air, à savoir Kaya, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso a été l’occasion de recenser les difficultés récurrentes. Elles sont principalement relatives à des questions d’ordre organisationnel et logistique.

Ainsi, il y a des préoccupations liées à la gestion des ressources humaines, matérielles et financières. Mais, je peux vous affirmer que l’ensemble de la chaîne de commandement est déjà engagé à prendre en compte ces préoccupations dans la réalisation des chantiers et nous comptons engranger des améliorations substantielles dans le court et moyen termes.

S. : Qu’est-ce qui justifie la construction de casernes notamment à Kaya et à Fada pour délocaliser certaines unités présentes à Ouagadougou.

D.D. : La délocalisation ne concerne pas exclusivement les unités de la garnison de Ouagadougou. Elle est pour le commandement, un moyen de repositionnement géographique de quelques unités sur la base de l’évolution de certaines données géostratégiques d’une part, et de la nécessité d’offrir de meilleurs cadres de travail et de vie à la troupe, d’autre part. C’est cela qui explique la délocalisation.

La délocalisation intègre également la réfection et la mise aux normes des casernes déjà existantes, afin que délocalisées ou pas, les casernes se retrouvent avec les mêmes commodités, les mêmes infrastructures dans le cadre des objectifs que je viens de relater.

Pour des raisons évidentes de programmation budgétaire, la délocalisation se fera de façon progressive et va s’étaler dans la durée. Cependant, cette délocalisation est déjà effective au niveau de certaines garnisons telles que Fada et Tenkodogo. Nous avons mis en place des éléments précurseurs pour occuper les casernes déjà prêtes et livrées par les entreprises chargées de leur construction.

Ces éléments précurseurs seront complétés par le gros des effectifs au cours des vacances 2010. Pour les autres, en fonction de la programmation budgétaire, cela devrait s’étaler dans la durée. Il y a des casernes déjà achevées, d’autres en cours de construction et certaines sous forme de projets programmés dans le temps.

S. : On a toujours en souvenir les affrontements des 20 et 21 décembre 2006 entre policiers et militaires. Trois ans après, peut-on dire que les plaies se sont cicatrisées ? Qu’est-ce qui est fait pour que de tels incidents ne se répètent ?

D.D. : Il me paraît hasardeux, sinon démagogique, d’être catégorique dans ma réponse à cette question. Car en matière de relations humaines, rien n’est définitivement acquis. Cependant, je peux affirmer que les chefs autant que les hommes des forces de défense et de sécurité de notre pays se trouvent dans une excellente dynamique de concertation et de cohésion, à travers des structures permanentes actives. C’est ainsi que de multiples activités de communion et de fraternisation ont déjà montré leur efficacité sur le terrain de la réconciliation et de la cohésion. Nous allons œuvrer à consolider cette dynamique positive.

S. : Ces derniers temps, l’on constate des mouvements de revendication au sein des anciens militaires : des gendarmes retraités demandent le paiement d’indemnités, un groupe d’anciens militaires réclament une augmentation de l’âge de départ à la retraite. Ces mouvements ne traduisent-ils pas un malaise ?

D.D. : Nous sommes dans un Etat de droit, c’est ce qui permet à tout un chacun qui se sent brimé d’une façon ou d’une autre, de porter sa réclamation de manière légale, là où il le faut. C’est un contexte qui, au contraire, démontre que la démocratie est en train de s’enraciner dans notre pays.

Il y a la version administrative, ce que le commandement pense être légal d’un côté, mais il y a aussi les réclamations qu’on pourrait qualifier de légitimes de tout un chacun par rapport à ses droits pour peu qu’il pense avoir été brimé. Nous faisons confiance aux plus hautes autorités politiques nationales pour certaines décisions qu’elles jugeraient utiles de prendre et en la justice de notre pays pour dire le droit concernant les requêtes des anciens militaires introduites au niveau de cette instance.

S. : L’âge de départ à la retraite des militaires ne peut-il pas être aligné sur celui des agents de la Fonction publique ?

D.D. : En tant que chef militaire, je dirais qu’une telle option me parait difficilement applicable à une Armée. En ce sens que le statut militaire est différent du statut civil. Nous disposons d’une loi qui fixe l’âge de départ à la retraite des militaires et c’est ce qui régit l’Armée. Le métier des armes a ses contraintes que personne n’ignore. Il ne saurait être question pour l’Armée d’aligner l’âge de la retraite des militaires à celle des civils pour des raisons évidentes de valeurs et de résultats opérationnels sur le terrain.

S. : A l’ occasion de la célébration de son 49e anniversaire, l’Armée a dévoilé ses nouvelles tenues de cérémonie. D’aucuns pensent que celles-ci s’inscrivent dans une volonté d’effacer toutes les traces de la Révolution au sein des Forces armées nationales. Comment réagissez-vous à une telle opinion ?

D.D. : En toute modestie, il faut accepter et admettre que la Révolution fait désormais partie de l’histoire de notre pays, donc de notre Armée. Par conséquent, il me paraît illusoire de vouloir effacer toutes les traces de cette importante page de notre histoire au sein de l’Armée par le simple fait d’un changement de tenues. Il est généralement reconnu que ce qui stagne finit par perdre de sa valeur et de son attrait. C’est dans ce sens qu’il faut voir le changement de tenues qui est à inscrire dans une volonté d’innover en vue de mieux valoriser la présentation extérieure du militaire burkinabè. Le changement de tenue a commencé par les officiers, et va bientôt couvrir l’ensemble des autres catégories des Forces armées nationales.

S. : Ces derniers temps, l’actualité dans l’Armée a été la réintégration de certains militaires, notamment l’ex-capitaine Kamboulé (dégagé sous la Révolution), réintégré avec le grade de colonel. Comment doit-on considérer cet acte ?

D.D. : La réhabilitation administrative et financière sans exclusive des Burkinabè civils comme militaires victimes des violences en politique depuis les indépendances jusqu’à une période récente repose sur une décision fondée sur la politique nationale de réconciliation en cours depuis le 30 mars 2001.

Cette politique de réconciliation est d’ailleurs saluée par l’ensemble de la communauté nationale et internationale. C’est dans ce sens qu’il faut placer la réintégration du capitaine Kamboulé. Elle conforte cette volonté politique de réconciliation nationale. Au niveau de l’Armée, cette réhabilitation réjouit énormément l’ensemble des frères d’armes que nous sommes, même si l’intéressé, pour des raisons personnelles a demandé et obtenu sa mise à la retraite anticipée.

S. : L’Armée s’investit de plus en plus dans l’aide à la reconversion des anciens militaires. Elle a organisé en octobre dernier, le premier forum emploi-reconversion et ouvert des Bureaux d’aide à la reconversion civile (BARC). Est-ce une volonté de changement ou juste un effet de mode ?

D.D. : La reconversion des militaires, notamment ceux en fin de carrière, est une mesure essentielle des nouvelles orientations observées dans la gestion des ressources humaines au sein des Forces armées nationales. La reconversion est une fonction qui a longtemps fait défaut au sein de l’Armée.

On se contentait plutôt de l’administration en occultant cette fonction. La reconversion relève de la volonté d’accompagner le militaire en fin de carrière à mieux se réinsérer dans la vie active civile. Les résultats déjà enregistrés dans sa mise en œuvre sont encourageants. Nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin.

S. : Un officier supérieur, aujourd’hui disparu, avait soutenu qu’il n’y a pas une armée au Burkina Faso, mais plutôt des bandes armées. Qu’en pensez-vous ?

D.D. : Aujourd’hui, les enquêtes menées dans le cadre de l’étude nationale prospective “Burkina 2025” révèlent un rétablissement de crédit de confiance appréciable entre l’ensemble des Burkinabè et leur Armée.

En plus, plusieurs observateurs et analystes internes ou externes du système de défense ont une image positive de l’Armée burkinabè sur la base d’indicateurs fiables et objectifs, tels que la discipline, le caractère national, la valeur professionnelle etc. Personnellement, il n’y a pas de soucis à se faire quant à la loyauté et au caractère national de notre Armée. Je me sens très honoré et très fier d’avoir été porté à la tête des Forces armées nationales. Mon ambition est d’œuvrer à consolider les acquis pour une armée encore plus opérationnelle et plus républicaine.

S. : Est-ce que les Burkinabè peuvent dormir tranquillement en se disant que l’Armée veille sur eux ?

D.D. : Déjà, le constat lors des inondations le 1er-septembre dernier est éloquent. Ce jour-là, la disponibilité des Forces armées sur le terrain et leur sens du devoir ont été très positivement appréciés des autorités et des populations. Cela veut dire que dans les moments les plus difficiles, les citoyens burkinabè peuvent entièrement compter sur l’ensemble des forces nationales de défense et de sécurité et sur leurs Forces armées nationales en particulier. Le peuple doit être fier de son Armée.

S. : Avez-vous un message particulier à l’endroit des civils et des militaires ?

D.D. : A l’endroit des compatriotes civils, il s’agit d’abord d’un appel à nous aider à consolider notre Armée. Nous venons de finaliser l’étude prospective 2025 concernant le secteur de la défense nationale. A travers le comité national d’études mis en place à cet effet, nous avons eu des apports multisectoriels venant de la société civile et de l’administration, sur ce que les Burkinabè souhaitent et veulent de leur Armée. Nous sommes tous en phase avec ces besoins et ces attentes.

Notre souhait, à travers l’étude prospective, c’est effectivement établir une synergie d’actions avec nos compatriotes civils afin qu’ils nous aident à consolider et à bâtir une Armée dont nous serons toujours tous fiers. Ensuite, Je demanderai également beaucoup de compréhension, de considération réciproque car tous les segments de la société burkinabè œuvrent à la construction de la Nation.

Chacun a sa place dans notre pays et nous devons nous comprendre et nous respecter mutuellement. D’un côté, notre message se résume à la promotion d’une culture d’esprit républicain chez nos forces armées, au respect des compatriotes civils. De l’autre, nous demandons également aux civils une considération réciproque envers les hommes de tenue intervenant dans différentes missions. Au niveau des militaires, l’effort d’une formation civique est consenti pour renforcer l’esprit citoyen.

Avec toutes les actions qui sont en train d’être déployées à l’échelle nationale dans le cadre de la restauration de l’éducation civique, progressivement va se forger une société dont tous les membres vivront en harmonie. Nous souhaitons une armée républicaine, performante qui traduit, à tout moment et en tout lieu, la fierté du Burkina Faso. Civils et militaires sont appelés à s’inscrire dans cette dynamique.

S. : Quels sont vos vœux pour l’année 2010 ?

D.D. : En tant que citoyen, je formule des vœux de paix, de solidarité, d’épanouissement et de bonheur pour notre cher pays le Burkina Faso. En ma qualité de CEMGA, J’ai une pensée particulière en direction des frères d’armes en mission de paix dans plusieurs parties du monde et également de ceux qui assument des missions de sécurité à l’intérieur du territoire national, loin de leurs familles en ces temps de fêtes. Je leur souhaite beaucoup de courage, de succès et de réussite.

Je souhaite que le Seigneur assiste l’ensemble des militaires burkinabè dans notre quête perpétuelle de santé, d’esprit républicain, de professionnalisme et de clairvoyance pour conduire avec efficience les réformes que nous avons déjà en chantier pour réaliser la vision de la Défense 2025 à savoir « Une armée soudée, performante en conformité avec les ambitions et les défis du Burkina Faso et objet de fierté nationale ».

Interview réalisée par Rabankhi Abou- Bâkr ZIDA (rabankhi@yahoo.fr) et Bachirou NANA (nbachir1@yahoo.fr)

Sidwaya

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