Augmenter la productivité pour que le Burkina Faso de demain soit sous le toit de la sécurité alimentaire. C’est ainsi qu’un projet dénommé "Projet de soutien au renforcement des bases de la sécurité alimentaire par le rétablissement des capacités de production de qualité au niveau des communautés rurales affectées par la flambée des prix des produits agricoles", vient de voir le jour sous la houlette du ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques. La cérémonie de lancement officiel du projet a eu lieu dans la salle de conférence dudit ministère, ce jeudi 24 septembre 2009. Appuyé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation (FAO) et l’Union européenne, ce projet envisage en 27 mois, d’atteindre un taux de production alimentaire de 30 à 40%.
L’Union européenne avec son programme "Food facility" met à la disposition du comité de pilotage du projet une enveloppe de 12 milliards 155 millions F CFA (12 155 000 000 F CFA). Ce plan vient relancer des activités d’autres projets qui l’on procédé, mais qui ont échoué dans leur réalisation. "Ce projet ne démarre pas ces activités de la production semencière au Burkina. Il est venu trouver un système qui a des difficultés. Nous allons nous bâtir sur ce projet et profiter des opportunités qui seront offertes. Nous allons diagnostiquer, analyser les faiblesses de ce système et voir là où il faudra intervenir", a laissé entendre Laurent Sédogo, ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques. Exécuté par la FAO et le ministère en charge de l’Agriculture, ce projet doit améliorer la qualité des semences (riz, maïs, sorgho, niébé et mil) sur les marchés ruraux.
En outre, il permettra de renforcer les capacités des acteurs de la filière semencière et aussi doter le Burkina Faso d’une stratégie de promotion de la filière semencière. C’est ainsi que sont définis les objectifs généraux du projet, selon l’équipe coordonnatrice. "Notre intervention dans ce projet est d’accompagner le ministère à réaliser ses priorités. Nous allons donc apporter l’assistance nécessaire, non pas pour se substituer aux structures du gouvernement mais, nous voulons renforcer les capacités nationales mises en œuvre. Afin d’éviter qu’après le projet, on ne puisse plus dire qu’il n’y a pas assez de semences", a confié François Rasolo, représentant de la FAO au Burkina Faso.
Si le plan de relance de la sécurité alimentaire arrive à son terme, il doit permettre de sécuriser 861 150 ménage ruraux, soit 6 028 000 personnes. "Pour la sélection des producteurs, il y aura 860 milles ménages qui seront concernés. Si nous considérons par exemple, cinq personnes par ménage, nous avons à peu près 6 millions de bénéficiaires. L’objectif, c’est de rechercher chaque année les provinces déficitaires et celles qui peuvent avoir des problèmes à approvisionner les producteurs en semences afin de rendre disponibles les semences là où il y a un déficit", a fait savoir Alphonse Bonou, coordonnateur du projet. La sélection des producteurs bénéficiaires est sous la responsabilité des directeurs provinciaux, régionaux de l’Agriculture, avec l’appui des différentes associations de producteurs semenciers, a-t-il poursuivi. La réalisation de ce projet fait suite aux mesures d’urgence prises par l’Union européenne pour juguler la crise alimentaire débutée en 2007.
Steven Ozias KIEMTORE
Sidwaya














