Exploitation minière au Burkina Faso : Essakane, la plus grande mine d’or en construction

lundi 23 mars 2009

Le Premier ministre, Tertius Zongo a procédé, jeudi 19 mars 2009 à Essakane, dans la province du Séno au lancement officiel des travaux de construction de la mine d’or de la localité, qui dureront un an et demi.

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Le top de départ officiel des travaux de construction de la mine d’or d’Essakane, la plus grande exploitation minière jamais connue au Burkina Faso, est donné. C’est le chef du gouvernement, Tertius Zongo lui-même qui a posé l’acte symbolique de lancement des travaux de construction, jeudi 19 mars 2009 à Essakane, localité située à une soixantaine de kilomètres de Dori, chef-lieu de la région du Sahel.

Prévus pour durer dix-huit mois, les travaux sont exécutés par la société minière Essakane-SA. Cette entreprise a récemment noué des relations d’affaires avec la société canadienne AIM Gold Corporation qui en est devenu l’actionnaire majoritaire.

Le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie, Abdoulaye Abdoulkader Cissé, a souligné l’importance socioéconomique de l’exploitation de cette mine d’or. Selon lui, les estimations faites dans l’étude de faisabilité font ressortir que la mine d’or d’Essakane rapportera à l’Etat burkinabè, au titre des taxes, divers impôts et royalties, plus de trente (30) milliards de francs CFA par an.

En outre, l’exploitation engendrera d’autres retombées substantielles. Le ministre a cité entre autres, la création de 800 emplois directs et autant d’emplois indirects, la réalisation de plusieurs infrastructures à hauteur de 9,25 milliards de francs CFA.
Par ailleurs, Abdoulkader Cissé a exhorté la société Essakane-SA à "prendre rapidement toutes les dispositions utiles qui doivent concourir à la construction diligente de cette mine, selon les règles de l’art, afin que le projet devienne une réalité".

Il a également rassuré les populations d’Essakane et environnants que le projet est le leur.
De l’avis du ministre Cissé, l’étude d’impact environnemental a pris en compte les préoccupations des populations riveraines, des collectivités locales et des organisations écologiques.
"A cet égard, la société Essakane-SA, avec l’engagement solidaire des sociétés Orezone ressources et AIM Gold corporation, alimentera un compte fiduciaire à hauteur de 3,5 milliards de francs CFA pour le suivi environnemental et la restauration du site", a précisé le ministre en charge des Mines.

Une mine-modèle

De son côté, le Président-directeur général (PDG) de Essakane-SA, Charles Tashereau, a souligné que sa société et AIM Gold, ainsi que tous les travailleurs, tous les entrepreneurs, toute l’équipe, œuvrent à développer une mine-modèle en Afrique de l’Ouest.
L’un des soucis de M. Tashereau est d’avoir une mine qui sera responsable, qui aura la meilleure performance en opération, mais aussi qui assurera la protection de l’environnement.
Le PDG a également souhaité que les relations avec tous les partenaires "restent aussi bonnes qu’elles le sont actuellement". Pour lui, cela nécessite beaucoup de communication, de confiance, de respect et de franchise de la part de tous.

Le même sentiment de réussite anime les responsables de la société AIM Gold Corporation. De l’avis de Philip Mark, représentant le président de cette société, le projet Essakane est plus qu’une simple mine. "C’est un projet qui va accélérer le développement de la région du Sahel et nous sommes très fiers d’y jouer un rôle", a-t-il déclaré.
Les infrastructures prévues autour de la zone d’extraction du minerai d’Essakane, sont une usine de traitement de l’or, une centrale électrique, des routes d’accès.

Il est également prévu la construction d’une station de stockage et fourniture de carburant et lubrifiants. Il y sera aussi érigé des infrastructures d’hébergement, de restauration, de loisirs, des équipements de production et annexes (bureaux, ateliers, magasins, laboratoires… A cela, il faut ajouter un barrage d’alimentation en eau de l’usine et un réseau d’adduction d’eau entre le barrage et les différentes composantes de l’usine.
Un des effets du développement de la mine concerne le déplacement de certains hameaux, quartiers et villages afin de permettre la construction des infrastructures nécessaires.

Pour ce faire, un comité consultatif a été mis en place, comprenant entre autres, les représentants des différents groupes socioprofessionnels, religieux des villages et des quartiers concernés. A l’issue de la cérémonie de lancement des travaux, le Premier ministre et la délégation qui l’a accompagné dont le président de l’Assemblée nationale et des membres du gouvernement, se sont rendus sur un site de populations nouvellement réinstallées.

Alban KINI (alban_kini@yahoo.fr)


Le projet en chiffres

- une ressource en or estimée à 120 tonnes
- une vie utile de la mine d’environ 9 à 10 ans
- une production annuelle moyenne d’or estimée à 10 tonnes
- la durée de construction de l’usine est de 18 mois
- un besoin en personnel de 2 500 personnes en période
de construction et environ 1000 personnes en phase d’exploitation
- le pourcentage d’employés burkinabè est de 95%
- l’investissement total requis est de 200 milliards de francs CFA.
- il s’agit d’une mine à ciel ouvert avec exploitation d’une fosse d’environ 200 mètres de profondeur.

K.A.

Sidwaya

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