Redistribution des cartes : Les ambassades seront-elles le repaire des ministres débarqués ?

mardi 10 juillet 2007

Après le jeu d’échecs qui a abouti à la formation d’un nouvel-ancien gouvernement par le nouveau Premier ministre Testicus Zongo, le Blaiso devra se livrer à une autre partie de recasement de ses barons.

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Ils sont une bonne dizaine à être débarqués de l’ex-équipe gouvernementale et plusieurs d’entre eux lorgnent les différents postes juteux qui se sont dégagés ici et là. Avec l’élection des présidents des différentes commissions de l’Assemblée nationale, certains ont eu leur lot de consolation. Mais il reste encore à satisfaire de gros poissons.

Parmi les plus en vue, le Che Paramanga Ernest Yonli, désormais ex-Premier ministre, et Youssouf 1er, ex-chef de la diplomatie. Le premier ayant rendu sa démission du Parlement, tout laisse maintenant croire que sa nomination pour une autre fonction n’est plus qu’une question de temps. Selon une tradition non écrite qui voudrait que l’ancien chef du gouvernement soit posté à une des ambassades les plus stratégiques du pays, Yonli devrait faire activement ses valises. Mais pour quelle direction ? That is the question.

Bruxelles, qui était considérée comme le point de chute d’ex-PMs, est occupé par son prédécesseur Kadré Désiré Ouédraogo. Apparemment, il semble s’y plaire. Il reste Washington et Paris, les deux plus grosses places diplomatiques libérées respectivement par l’actuel locataire de la primature et le ministre de la Communication, de la Culture et du Tourisme, porte-parole du gouvernement. Entre les capitales américaine et française, Yonli a probablement le choix, mais le Blaiso doit également avoir l’embarras entre lui et son ancien ministre des Affaires étrangères ou d’autres barons. Il risque donc d’y avoir des bousculades aux portillons des ambassades les plus convoitées par les môgôs puissants ou ceux qui se prennent comme tels.

En revanche, les anciens ministres qui se sentent l’âme de diplomates s’échauffent en secret pour d’autres ambassades non moins importantes. Copenhague et Dakar ont été aussi libérées à la faveur de la formation du nouveau gouvernement, et ce ne sont pas les prétendants qui manquent. En plus, il va falloir pourvoir aux postes d’ambassadeurs du Burkina à Pretoria, en Afrique du Sud - la dernière des représentations diplomatiques créées -, à Rabat au Maroc, au Japon et en Inde. On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi ces deux dernières représentations sont toujours sans ambassadeurs depuis belle lurette maintenant.

Le gâteau semble encore large. Du moins, du côté de la diplomatie. Quand on sait que les diplomates de carrière commencent à voir d’un mauvais œil le fait que le Blaiso se serve des ambassades comme lots de consolation, le nouveau partage ne se fera pas sans grincements de dents. De quoi en rajouter gros sur le cœur des aigris - au propre comme au figuré !

(La suite de l’enquête dans le JJ "papier")

A. Houédrago

Journal du jeudi

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