Et que le parti au pouvoir devrait saisir cette opportunité s’il veut donner des chances de réussite à la démocratie en construction. Cette déclaration, dit-elle, "s’adresse à tout esprit critique et élaboré".
Le Burkina Faso vient de connaître sa troisième élection présidentielle (1991,1998,2005). Officiellement, treize candidats étaient sur la ligne de départ. Nous pouvons citer : 1. Blaise Compaoré du CDP ; 2. Me Bénéwende Stanislas Sankara de l’UNIR/MS ; 3. Laurent Bado du PAREN ; 4. Norbert Michel Tiendrébéogo du FFS ; 5. Soumane Touré du PAI ; 6. Gilbert Bouda du PBR ; 7. Ram Ouédraogo du RDEB ; 8. Philippe Ouédraogo du PDS/CDS ; 9.
Maître Hermann Yaméogo de l’UNDD ; 10. Toubé Clément Dakio de l’UDD ; 11. Pargui Emile Paré du MPS/PF ; 12. Nayabtigungu Congo Kaboré de MTP ; 13. Ali Lankoandé du PDP/PS. Un candidat en la personne de Me Hermann Yaméogo de UNDD a rendu le tablier pour des raisons diverses.
C’est ainsi que douze candidats ont lutté avec ardeur pendant vingt-et-un jours de campagne afin de convaincre l’électorat. Au finish, c‘est le candidat sortant S.E.M Blaise Compaoré qui remporte l’élection présidentielle du 13 novembre 2005 pour un quinquennat (avec un score sans précédent de 80,30%). ARDI, parti aspirant à la démocratie édifiante et à une stratégie politique d’anticipation, tire son chapeau à tous les candidats, notamment au vainqueur.
Au-delà de cette victoire, c’est le peuple burkinabè qui a triomphé : d’où une ouverture politique dans les prochains jours. Qu’est-ce qu’une ouverture politique ? c’est la participation active et manifeste de certaines formations politiques au prochain gouvernement.
Pouvoir, société civile et opposition doivent siéger ensemble pour le bonheur de notre chère patrie et de la république. Naturellement, des critères de participation s’imposent. Il faut nécessairement au moins 25% des postes ministériels aux autres (société civile et opposition). Quelles sont les raisons d’une ouverture politique au Burkina Faso ? Nous tenterons de répondre à cette question digne d’intérêt.
I. Les raisons de l’ouverture politique
a. La stabilité politique
En politique, la stabilité est la chose la mieux partagée. En effet, l’état de la santé politique de la république. Notons que depuis 18 ans, c’est la même politique qui dirige le pouvoir politique au Burkina Faso. Dit autrement, depuis le 15 octobre 1987, ce sont les mêmes acteurs politiques qui font la pluie et le beau temps. Cela devient visiblement monotone aux yeux des forces vives de la nation. Alors le réajustement s’impose. Cela y va de l’intérêt de toutes et tous. C’est dans cette optique que l’ouverture politique est de rigueur.
Cette ouverture politique va consister à intégrer certaines formations politiques plus compétentes dans les instances décisionnelles de la pyramide politique. Parce que les mêmes acteurs politiques sont fatigués. Ils sont en panne d’inspiration et d’innovation : c’est le statu quo.
L’on observe leur limite objective et notoire sur la scène politique. En témoignent les politiques d’emploi, de logement, de diplomatie (affaires étrangères), de l’éducation azimutale, de santé, de sécurité, etc. Par contre, des citoyens burkinabè compétents et efficaces sont sur les bancs de touche. Pire, ils sont robinsonnés par le truchement d’un système politique égoïste et égocentrique. Pauvre Burkinabè conjoncturel !
C’est le moment de dénicher certaines ressources humaines pleines de bagages intellectuels et patriotiques pour servir notre chère patrie qui souffre contre vents et marées. Ayons surtout un esprit d’anticipation sur les surprises désagréables pouvant nuire à l’avenir du pays.
Pour une stabilité politique réelle et durable, la redistribution sur la base de la méritocratie est un impératif. Cette initiative n’est rien d’autre qu’une stratégie politique libératrice et salvatrice. Car le Burkina Faso appartient à toutes les forces vives de la nation sans discrimination aucune. Nous avons intérêt à impliquer directement les meilleures ressources humaines dans le processus de développement global total.
Le parti au pouvoir (CDP) a intérêt à rompre avec certaines pratiques anachroniques : la culture du "toukdjili". La paix sociale n’a pas de prix. Ce n’est pas un vain mot. Nous avons intérêt à l’opérationnaliser : d’où une stratégie politique tendant à une ouverture politique. Evitons la frustration, l’orgueil politique, la démagogie stérile qui consistent à déclarer que tout va bien. Or la perfection et la probité sont à cultiver pour le bonheur et la prospérité des masses populaires. Nous devons lutter pour la consolidation de la stabilité politique.
Rappelons que la stabilité politique rime avec la paix sociale. Une fois de plus, la paix sociale n’a pas de prix. En dehors d’elle, point de salut. ARDI adhère à cette vision d’ouverture politique qui, non seulement est une stratégie politique mais également un facteur d’anticipation sur les crises sociopolitiques futuristes. La stratégie politique favorise la culture démocratique : d’où l’ancrage démocratique.
b. L’ancrage démocratique
Nous assistons évidemment à la 3ème élections présidentielle au Burkina Faso (1991,1998,2005). Notre jeune démocratie avec des limites objectives et criardes a besoin d’un remède (diagnostic sociopolitique, idéologique, institutionnel) etc. Un travail de fond doit être piloté dans ce sens : diffuser les vertus cardinales de la démocraties et la culture républicaine. Car, la démocratie revêt la double figure d’un idéal porteur d’égalité, de liberté, de participation des citoyens à la vie publique, et d’une construction politique complexe qui s’efforce de concrétiser cet idéal dans les institutions.
Dans la société contemporaine, la réalisation de l’idéal démocratique passe essentiellement par l’organisation de la vie politique à partir d’un ensemble de principes régulateurs. Le premier concerne le choix des dirigeants : c’est le principe de l’élection au suffrage universel. Le second limite l’exercice des attributions des gouvernants par des règles de séparation et de contrôle des pouvoirs. Le troisième qualifié « d’Etat de droit », accorde des garanties aux libertés des individus et des groupes.
En substance, la démocratie est la meilleure forme de gouvernance. Pour un pays en voie de démocratisation, l’ouverture politique s’impose. La classe dirigeante doit procéder à des accords politiques entre les différentes formations politiques.
Cette opération (consultation) doit se faire sur des critères politiques nobles (méritocratie, compétence, charisme, personnalité, trajectoire politique, intellectualité, intelligence, efficacité, patriotisme, bonne moralité, etc.). Pour l’instant, notons que nous vivons une démocratie chancelante, balbutiante, frileuse, etc.
Et, nous devons prendre conscience ici et maintenant. Le diagnostic s’impose avec la participation de certains érudits politiques. L’encrage démocratique n’a point de secret. Seules la bonne foi et la volonté politique sont des recettes valables et adaptables. Dit autrement, mettons les meilleurs à leur place ou sollicitons le concours des érudits pour nous affranchir du sous-développement. Pour la collaboration, ARDI s’adresse aux partis politiques fréquentables et positifs qui aspirent à la construction de notre chère partie. En substance, l’OP suppose nécessairement l’enracinement démocratique.
Elle viendra non seulement mettre fin à toute sorte de velléités anti-démocratiques mais aussi apaiser les frustrations et les aigreurs de toute nature. Derechef, évitons de construire notre démocratie sur du sable mouvant.
Donnons lui un socle politique et idéologique pour le bien -être des populations basiques et des honnêtes citoyens. C’est ainsi que notre parti s’illustre positivement dans cette option démocratique : gage de développement azimutal. L’encrage démocratique aboutit à l’union sacrée.
c- L’union sacrée
Comme le dit l’adage populaire : « l’union fait la force ». Et, l’union sacrée est le symbole d’un progrès continu sans démagogie aucune. Alors, une union sacrée des partis politiques est vitale. Les acteurs politiques doivent faire une élévation d’esprit en ayant un bon sens cartésien. Ils sont obligés de s’accepter dans la diversité et la différence. Plus précisément, l’union sacrée est la chose la mieux partagée. Elle est un démembrement de l’ouverture politique (OP).
Les acteurs politiques doivent s’unir pour l’avènement d’une nation prospère et forte. Dit autrement , toutes les formations politiques doivent former une unité corporelle et /ou un corps politique digne d’intérêt. Ce principe est un impératif. Il s’impose manifestement à tous les partis politiques sans distinction aucune. L’option d’une unité sacrée s’inscrit dans la quête d’un gouvernement de large ouverture où opposition, majorité, société civile et syndicat travailleront ensemble pour servir les masses laborieuses.
La coopération politique est de rigueur au regard d’une Afrique désunie, fratricide, meurtrie, maladive, malade, moribonde, pleurnicharde, divisée, etc. En dehors de l’union sacrée, point de salut ! En outre, l’union sacrée est une force de défi. Et, ensemble nous avons une pluralité de défis à relever : la corruption, la famine, l’insécurité, le chômage juvénile, la dépravation des mœurs, la pauvreté ; l’analphabétisme, l’injustice, les problèmes de santé et d’habitat, les infrastructures, etc.
Tous ces maux touchent tous les secteurs sociaux de notre existence. En filigrane, l’union sacrée est une valeur cardinale que l’on devrait absolument cultiver pour relever les défis majeurs d’ordre futuriste. Rappelons que la coopération est indispensable à la vie politique. Parce qu’aucun parti politique ne se suffit à lui-même ; tous sont en relation avec d’autres formations politiques directement ou indirectement. C’est ainsi que des partis politiques tels que FFS,MPS/PF, PAREN, ARDI, UNIR/MS, PDS/PAI, etc., ont des idées pointues et aiguës sur le développement du pays.
Ces formations politiques possèdent en leur sein des ressources humaines indéniables. Signalons objectivement que certains ministères sont à revoir. Il faut du sang neuf. Nous pouvons citer les ministères suivants en charge de : l’éducation de base, l’enseignement secondaire et supérieur, la culture, l’agriculture, l’élevage, l’action sociale, surtout l’emploi et le travail, etc.
L’ouverture politique s’inscrit également dans cette option. Accordez au moins 25% des postes ministériels aux autres formations politiques sur la base d’une critilogie appropriée et adaptée. Un plaidoyer verra le jour le plus tôt possible sur cette proposition pertinente. Soulignons que la politique est un jeu. Tous les acteurs ont intérêt à jouer le jeu sans narcissisme aucun. L’union sacrée converge horizontalement vers la victoire éclatante.
d- la victoire éclatante
Qu’est ce qu’une victoire éclatante ? C’est celle du peuple. Notre peuple doit être fier de ces dirigeants politiques. Alors les acteurs ont intérêt à travailler dans ce sens. Le Burkina Faso a besoin des acteurs politiques patriotiques et intelligents qui sont disposés à servir les populations rurales et urbaines et non se servir eux-mêmes.
De plus, la victoire éclatante nécessite l’intégration des jeunes cadres (30-40 ans) à des postes de responsabilité. Car les jeunes urbains et ruraux constituent plus de 50% de la population. Lors de la campagne, des promesses ont été faites à l’endroit de la jeunesse : l’emploi surtout.
Derechef, la victoire éclatante n’est rien d’autre que l’espoir. L’on sait bien que l’espérance est une richesse incommensurable. Tout peuple doit se nourrir d’espoir. La victoire éclatante est aussi une orientation concrète du peuple en veillant à son dessein : gage d’un avenir radieux et aisé. La victoire éclatante est source de progrès. En définitive, elle rejoint le thème de campagne de SEM Blaise Compaoré. Revenons sur de rubrique jeune.
Plusieurs programmes politiques étaient focalisés sur de la jeunesse, fer de lance de tout développement humain durable. Mettre les jeunes au cœur de tout processus de développement est le gage de liberté et de libération de plus de 50% des sujets humains (force vives) de notre pays. Nous rappelons que la promesse est une dette. Alors, les jeunes sont aux aguets. Ils attendent patiemment la création d’une kyrielle d’emplois à leur endroit.
Certes la victoire éclatante nécessite l’insertion socioprofessionnelle de la frange jeune de la population, mais songeons également à la nomination des jeunes cadres (30-40) ans au niveau de la pyramide politique. C’est le moment de responsabiliser notre jeunesse en vue de remporter d’autres victoires éclatantes. Cette réalité mettra non seulement les jeunes en confiance mais également les impliquera dans le processus de développement azimutal.
Toute cette déclaration se résume à cette thématique de campagne : le progrès continu pour une société d’espérance. A bon entendeur, salut ! Surtout bonne compréhension SEM le président.
II -Un appel
L’ouverture politique s’impose à notre chère partie. Loin de faire de la prophétie, nous avons intérêt à l’opérationnaliser pour le bonheur des masses populaires. Notre déclaration s’adresse à tout esprit critique et élaboré. Et, ARDI interpelle ceux - là qui savent écouter, lire entre les lignes, penser (cogiter), coopérer, etc. pour libérer notre peuple qui souffre tant.
En substance, c’est le moment de penser à une révolution (renaissance) du système politique vers le haut de l’édifice sociopolitique. Voilà notre avis de la situation politique. Sur ce, Platon ne disait - il pas que : « Il faut aimer et non haïr la vérité : la vérité permet à un peuple de se retrouver, de se reconnaître, de changer et d’avancer ».
Renaissance - Démocratie et Intégration africaine
Alliance pour la renaissance la démocratie et l’intégration (ARDI) comite de réfexion
Le Pays













