Mines : De nouveaux gisements d’or au Burkina Faso et au Mali

mardi 8 novembre 2005

Ce sont deux sociétés canadiennes, Etruscan (au Burkina Faso) et Rangold (au Mali), qui vont mettre en valeur deux nouveaux gisements d’or dans ces pays. Au Burkina Faso, la mine d’or de Yougo située dans la région du Centre-Est, non loin de la capitale régionale (Tenkodogo), est distante de la capitale politique et administrative, Ouagadougou, de 180 km.

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La société Etruscan a investi 40 millions de dollars US (22 milliards de F CFA) en infrastructures, création d’emplois (150 permanents) et compte produire en 7 ans, 19 tonnes d’or.

Trois nouveaux gisements devraient bientôt entrer en exploitation : Kalsaga, dans le Yatenga (région du Nord) devrait produire 18 tonnes ; Taparko dans le Centre-Nord (entre Kaya et Dori) a un potentiel immédiat de 30 tonnes. Essakane dans la région du Sahel et Manafouberi dans la région du Mouhoun, sont des sites qui disposent d’un important potentiel aurifère.

Au Mali, la mine d’or de Loulo, située à 35 km à l’ouest de Kéniéba (dans l’Est du Mali, non loin de Kayes, à 600 km de Bamako, en allant vers le Sénégal), affiche 45 tonnes de réserves d’or à ciel ouvert ; mais elle recèle, selon les experts, des ressources de 110 tonnes dans sa partie sulfurée ; plus en profondeur, la mine comporterait un gisement de 60 tonnes d’or.

Loulo se présente désormais comme la mine d’or la plus importante du Mali, de par sa durée de vie (20 ans) et l’importance du gisement qui pourrait atteindre les 170 tonnes.

Plus de 800 personnes ont travaillé à la construction de l’usine qui aurait coûté 109 millions de dollars (60 milliards de F CFA).

L’impact de la mine d’or de Loulo pour l’économie malienne se fait déjà sentir, par les impôts, les royalties, Ies droits de douane et les dividendes versés en faveur de l’Etat malien qui détient 20% des actions de la SOMILO-SA, la société chargée de l’exploitation de la mine de Loulo. Historiquement, la nouvelle mine de Loulo est l’une des plus anciennes du Mali, depuis que ce pays a choisi d’industrialiser cette filière.

Elle avait été découverte depuis le début des années 80, par des organismes français de recherche et d’exploitation minière ; en raison de l’enclavement de la zone, la partie française a manifesté peu d’empressement à mettre en valeur le gisement ; de plus, la chute inattendue du prix du métal jaune n’incitait pas à l’investissement. La société canadienne Rangold a pris alors le risque de racheter le permis de recherche en 1995 et de conduire les travaux à terme.

Le gouvernement malien a divisé le pays en provinces minières pour mieux gérer et développer la prospection.

Source : Altercom

Le Pays

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