BADINI, BOUREIMA
& TRAORE, ADAMA
Biographie
Né le 25 mai 1956 àOuahigouya (province du Yatenga), Boureima BADINI a obtenu son bac (série B) àOuaga et sa maîtrise en droit privé àl’Université du Bénin àLomé (Togo). Son mémoire avait pour intitulé : « La protection des travailleurs et le droit du travail en Haute-Volta ». C’était en 1981. Il complètera sa formation théorique par des stages au palais de justice de Ouagadougou et au tribunal de grande instance de Bobigny en France (1982-1983). Il suivra également les cours de la section internationale de l’Ecole nationale de la magistrature de Paris (juillet 1983).
Retour en Haute-Volta. « Avec le vent de la Révolution » (4 août 1983), me dira-t-il un jour. Il a 27 ans. Il sera juge d’instruction auprès du tribunal de Bobo-Dioulasso (septembre 1983), procureur, toujours àBobo (novembre 1984), avocat général auprès de la Cour d’appel de Ouaga (septembre 1986). Lors de l’affaire du 15 octobre 1987, qui ouvre la voie àla « rectification », il était, depuis quelques mois (août 1987), directeur de la documentation et de la reprographie au ministère de la Justice. Il est alors nommé chef de service juridique et du contentieux du Comptoir burkinabè des métaux précieux (CBMP) de janvier 1988 àdécembre 1989. Il mettra àprofit cette nomination pour se spécialiser dans les droits de l’homme, àStrasbourg (Institut international des droits de l’homme), Rome (International Development Law Institute), Genève (Centre des droits de l’homme).
En janvier 1990, il sera nommé président de chambre àla Cour d’appel de Ouaga, sera membre du Conseil supérieur de la magistrature, vice-président de la Commission nationale d’organisation des élections présidentielle et législatives.
Changement d’orientation le 30 avril 1993, il devient directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). 1993 est une année essentielle pour le Burkina Faso. C’est cette année-làqu’a été organisée la première Conférence annuelle de l’administration publique (CAAP), du 27 septembre au 1er octobre, qui a été, selon moi, un événement majeur. C’est cette année-làaussi que Jean Léonard Compaoré, ministre de l’Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale, s’est attelé àla modernisation de la CNSS sous l’autorité de Boureima BADINI.
Boureima BADINI s’est également beaucoup investi, àses débuts, dans le secteur associatif. Il a été secrétaire général du Mouvement burkinabè contre le racisme, l’apartheid et pour l’amitié entre les peuples (Mobrap) ; il a été membre de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (Abbef), conseiller juridique puis président de la Fédération burkinabè de football (« J’ai joué au football quand j’étais encore très jeune. Mais je n’ai pas fait une longue carrière. Il est difficile en Afrique de concilier les études et les loisirs. A un moment donné, il faut choisir »). Il a été membre fondateur de la Ligue des consommateurs du Burkina Faso.
Il va demeurer àla direction générale de la CNSS jusqu’àson entrée au gouvernement le 12 octobre 1999. La présidentielle du 15 novembre 1998 a été boycottée par l’opposition et le troisième gouvernement du premier ministre Kadré Désiré Ouédraogo n’est que d’étroite ouverture, les grands leaders nationaux ayant refusé d’y participer. Boureima BADINI prend en charge le portefeuille de la Justice (garde des sceaux).
Boureima BADINI restera au gouvernement, au même portefeuille, quand Ernest Paramanga YONLI prendra la suite de Kadré Désiré OUEDRAOGO àla primature.
* De novembre 2000 àjuin 2002, la « promotion des droits de l’homme » était également àla charge de Boureima BADINI au ministère de la Justice.
Après avoir initié le dialogue inter-ivoirien sous la férule de Djibril BASSOLE, Blaise COMPAORE va être érigé en « facilitateur » àla suite de l’Accord politique inter-ivoirien de Ouagadougou 04 mars 2007.
Le 4 septembre 2007, Boureima BADINI est nommé représentant spécial du « facilitateur » avec résidence àAbidjan.
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