HARCELEMENT SEXUEL EN MILIEU SCOLAIRE : Vite, des textes pour la répression

mercredi 16 mars 2011

Ce n’est plus un phénomène marginal. Le harcèlement sexuel en milieu scolaire prend de l’ampleur d’année en année, malheureusement. Cela, plusieurs études l’ont confirmé et ont montré y qu’il était la cause de l’abandon scolaire chez les filles. Pour changer les choses, plusieurs organisations de la société civile s’efforcent de développer des actions de plaidoyer pour que le Burkina adopte des dispositions pénales réprimant le harcèlement sexuel en milieu scolaire.

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1994 ; une étude sur « la violence sexuelle contre les jeunes filles en milieu scolaire » est initiée par le Réseau de communication, d’information et de formation des femmes des ONG du Burkina (RECIF/ONG) et l’ambassade royale des Pays-Bas. Elle avait en son temps permis d’explorer un phénomène jusque-là peu connu mais que les filles et les parents jugeaient inquiétant. D’autres études seront, plus tard, menées sur la problématique. En 2008, celle réalisée notamment par l’Association d’appui et d’éveil Pugsada (ADEP) a permis d’envisager des solutions.

De façon générale, le phénomène a été mieux cerné dans ses causes et ses conséquences. Ainsi, plusieurs facteurs ont été évoqués pour expliquer la persistance du phénomène. Il s’agit notamment de la dépravation des mœurs, de la perception sexiste de la femme, du laxisme de l’Administration, de l’inexistence de règlements et de textes juridiques sur les violences en milieu scolaire, de l’impunité et la faiblesse des sanctions infligées aux auteurs, du silence complice des familles pour préserver leur image etc. Malheureusement, aucune disposition condamnant le harcèlement sexuel en milieu scolaire n’existe dans le Code pénal.

Et c’est pour que les décideurs comblent le vide juridique qu’un groupe de plaidoyer a été mis en place en 2009 sous l’impulsion de l’ADEP et regroupe une quinzaine d’organisations de la société civile, une organisation spécialisée de l’Union africaine et 4 départements ministériels. Il y a, en effet, urgence à agir pour stopper le cycle infernal des grossesses non désirées, des mariages précoces, des avortements clandestins, du VIH/sida, du traumatisme psychologique et finalement de l’abandon scolaire. C’est pourquoi, le groupe de plaidoyer a rencontré plusieurs ministres (Justice, Enseignement secondaire et supérieur, Enseignement de base, Promotion de la femme et Promotion des Droits humains) entre juillet et septembre 2010 afin qu’ils l’appuient dans l’atteinte de ses objectifs.

Des émissions radiophoniques, des actions de communication pour le changement de comportement, des causeries éducatives et des séances de théâtre forum ont également été organisées dans les lycées et collèges. Mais, le défi reste entier : en effet, la réforme du Code pénal est en cours, ce qui fait que les actions de plaidoyer vont se poursuivre. Tous les acteurs de l’éducation doivent, à cet effet, se donner la main et les autorités mettre les bouchées doubles pour minimiser l’abandon scolaire des filles.

Dayang-ne-Wendé P. SILGA

Le Pays

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Messages

  • Harcellement sexuel en milieu scolaire, vous ne dites pas qui harcelle qui,nos filles où nos enseignants ? Aussi selon moi pour éviter où amoindrir ce phénomène, il va falloir intégrer l’enseignement de l’éducation sexuelle dans nos écoles ;en montrant bien sûr à nos filles pourquoi c’est dangereux d’avoir plusieurs partenaires....je pense qu’ils ne manquera pas de spécialistes pour discuter de ces sujets là merci

  • S’il est vrai que ce phenomène pese enormement sur la vie scolaire de certaines filles il y a lieu aussi d’attirer fortement l’attention des filles qui n’hesitent plus à harceler des enseignants afin de recueillir de bonnes notes ou de par leur habillement provoque aussi, alors il y a lieu de mener une bonne etude afin que les textes qui sortiront de ces etudes puissent soigner sinon guerir ce mal en milieu scolaire.

    Pourquoi ne pas commencer à exiger un type d’habillement à tous ?

  • Bien vu cher internaute

    J’ai été enseignant au Lycée et j’ai constaté, jeune enseignant que les petites filles étaient prêtes à provoquer ; jeter des déclarations ouvertes.

    Alors vivement une éducation participative ( parents, école, media,....) pour que les choses soient plus claires et situer les responsabilités ( savoir qui et qui harcèlent ?) ensuite punir les fautifs.J’avoue qu’il ya des enseignants qui ne se gènent pas !!

    A bon entendeur salut

  • Ces organisations de la société civile ne font que parler de harcèlement sexuel en milieu scolaire sans pour autant donner des statistiques précises sur ce phénomène.Elles font fausse route en passant leur temps à accuser surtout le personnel enseignant de harceler les filles dans les établissements et d’être la cause de leur abandon scolaire,pendant que les cas les plus nombreux et les plus graves sont causés par des personnes extérieures aux établissements scolaires. Donc pour plus d’efficacité dans la lutte contre les grossesses et l’abandon scolaire chez les filles, il faut recadrer la stratégie de lutte en identifiant clairement le responsabilité de personnes extérieures au milieu scolaire et orienter la lutte en conséquence.

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